Officier de l’Armée populaire nationale, Beatrix Brehme commandait le bataillon tactique « Werwolf » (Loups-garous) avec le grade de major. Appartenant à la faction de Moscou, elle s’illustrait dans la chasse aux espions et l’interception des transfuges le long de la frontière interallemande.
D’un tempérament offensif sur le terrain comme en dehors, elle n’hésitait jamais à se salir les mains, ce qui lui valait une loyauté sans faille de la part de ses subordonnés. Ancienne connaissance d’Irisdina Bernhard depuis l’école des officiers, elle affichait publiquement une rivalité avec Heinz Axmann, figure du camp de Berlin, tout en collaborant secrètement avec lui pour percer la véritable identité de l’élément « Schmidt ».
Fervente admiratrice de la pensée de Jürgen Bernhard, Beatrix s’estimait personnellement désignée pour sauver la patrie grâce à cet idéal. Convaincue que l’humanité devait s’unir contre la menace BETA mais qu’elle ne pourrait jamais y parvenir pleinement, elle en avait tiré une conclusion radicale : sacrifier l’Allemagne de l’Est devenait une option rationnelle. Cette logique glaçante l’amenait à justifier la surveillance généralisée et le contrôle absolu exercés par la Stasi, un gouffre idéologique qui rendit toute réconciliation impossible avec Theodor Eberbach et ses compagnons jusqu’à son dernier souffle.
Dans le roman original
Désarmée par l’attaque suicide de Walther Krüger au cœur de la bataille, elle fut contrainte de se replier temporairement avec les restes de son unité sur la base de Spreewald. Profitant du départ des forces rebelles principales de Berlin pour contrer la percée BETA sur la ligne Oder-Neisse, elle rassembla les débris du bataillon Werwolf pour une nouvelle insurrection. Tandis qu’elle tentait de refermer le Mur de Berlin et s’apprêtait à faire tirer sur les civils de la Pariser Platz afin d’écraser l’élan révolutionnaire, des hélicoptères d’attaque et des blindés fraîchement ralliés à la rébellion la clouèrent sur place. Rattrapée par la compagnie de chasseurs mécanisés de Theodor revenu en urgence, elle choisit un duel à mort pour anéantir de ses propres mains l’héritier d’Irisdina, objet d’une vengeance qu’elle avait poursuivie toute sa vie. Vaincue, elle périt transpercée au niveau de l’unité de contrôle par une dague.
Dans l’adaptation télévisée
Dominant d’abord l’affrontement face à Theodor et ses hommes, elle perdit son armement lourd lorsque l’assaut désespéré de Walther, déclenché par la destruction de l’appareil de Sylvia Kschessinska, la priva de ses pièces d’artillerie. Continuant le combat au corps à corps, elle fut submergée par la fureur en voyant le peuple se soulever contre l’emprise de la Stasi, ce qui lui fit perdre son sang-froid. Theodor profita de cet égarement pour la vaincre et l’empaler à travers son appareil blindé, mettant fin à son existence.
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