Garaku Utagawa est un artiste légendaire du Japon, dont l'identité véritable est celle d'un ancien yōkai : le tsukumogami d’un pinceau de peinture autrefois utilisé par un célèbre peintre. Possédant une technique magique rare, il matérialise ses œuvres dans le monde réel grâce à l’art du « Gagenjutsu ». S’étant longtemps senti méprisé par les humains, il a vécu en servant un roi yōkai, jusqu’à ce qu'une rencontre bouleverse sa destinée. Au fil des décennies, de l’ère Edo à l’ère numérique, il gagne reconnaissance et pouvoirs grâce à son art, tout en explorant des sentiments complexes envers ceux qu’il rencontre, humains ou yōkai.
Garaku Utagawa se distingue par un style élégant, mêlant vêtements traditionnels japonais, béret et lunettes rondes.
Son allure raffinée attire immédiatement l’attention.
De ses accessoires, son pinceau et son carnet préféré sont ornés de motifs félins, clin d’œil à son amour des chats.
Il se présente comme quelqu’un de détaché, volubile et difficile à cerner.
D’apparence joviale, il adopte pourtant des comportements imprévisibles, parfois manipulateurs, testant la force de Matsuri Kazamaki et des autres sans intention réelle de leur nuire.
Il alterne entre « boku » et « ore » selon qu’il porte ses lunettes ou non, montrant différentes facettes de sa personnalité.
Il apprécie sincèrement Suzu Kanade, l’aidant et la conseillant pour maîtriser ses pouvoirs.
Garaku Utagawa est en réalité le tsukumogami d’un pinceau utilisé par un grand peintre de l’époque du Bakumatsu.
N’ayant pas d’endroit fixe, il voyage à travers le Japon et jouit d’une grande renommée internationale.
Des fans passionnés, dont le père de Lucy Tsukioka, le suivent assidûment.
Existant depuis plus de 150 ans, il partage le statut de yōkai vénérable avec Shirogane.
Sa spécialité réside dans son « Gagenjutsu » : tout ce qu’il peint prend forme dans la réalité sous son contrôle total.
Il a déjà invoqué des créatures fantastiques telles que des pieuvres et des dragons.
Plus il est reconnu et admiré, plus sa puissance grandit, au point de surpasser le roi tsukumogami qu’il a autrefois servi.
Garaku Utagawa reconnaît Shirogane comme son roi, bien qu’il partage avec Masurao Sujimori une tendance aux contacts physiques excessifs, ce qui irrite Shirogane.
Il est très attaché aux chats en raison de l’influence de son ancien maître peintre, ce qui le rapproche de certains autres personnages félinophiles.
Malgré son affection initiale pour la réincarnation de l’ancienne prêtresse, il n’a plus les mêmes sentiments envers Kagemei, née des ténèbres du cœur de son amour d’antan.
Transformation en Tsukumogami
À la mort de son propriétaire durant le Bakumatsu, le pinceau donne naissance à Garaku en tant que yōkai.
Sans ressources et rejeté, il mène une existence difficile, traité de « gamin des ordures » par la société.
Son seul moyen de subsistance est de satisfaire les désirs des puissants yōkai, créant pour eux des objets illusoires.
Rencontre avec la Prêtresse
Le destin de Garaku change lorsqu’il rencontre la prêtresse Himemiko Imei, qui scelle le roi yōkai que Garaku servait.
Imei, première à lui accorder de la compassion, gagne peu à peu son affection jusqu’à ce qu’il développe des sentiments amoureux pour elle.
Elle lui demande de réaliser son portrait, mais il craint que cette toile n’annonce la fin de leur relation et ne parvient pas à peindre.
Tragédie et Quête
La tragédie survient lorsque Imei est sacrifiée comme pilier humain pour apaiser une grande inondation.
Dépourvu de pouvoir pour la sauver, Garaku comprend trop tard l’intensité de son amour.
Il apprend alors que la prêtresse se réincarne avec ses souvenirs et décide, à l’époque contemporaine, de rechercher Suzu Kanade, sa réincarnation, pour enfin peindre le portrait qu’il n’a jamais pu réaliser.
Modernité et Conséquences
À travers les siècles, il s’adapte au monde moderne et, grâce à l’essor des réseaux sociaux et la popularité de son art, dépasse la puissance du roi tsukumogami.
Face à Kagemei, qui incarne le côté corrompu de Imei, il ne ressent plus d’amour comme jadis et choisit finalement de trahir Matsuri Kazamaki et ses amis.
Le nom de Garaku Utagawa s’inspire des titres honorifiques des ukiyo-e shi (peintres d’estampes japonaises), combiné à sa passion naturelle pour l’art.
Dans l’adaptation animée, c'est l’auteur Ken Tarou Yabuki lui-même qui dessine une esquisse du kappa Donpa faite par Garaku.
Ses dessins et accessoires jouent souvent sur des thèmes félins, clin d’œil à son passé et à ses préférences.
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