Hirotoshi Buratsuta est un personnage de la série de fiction sportive Blue Lock, président de la Fédération de football du Japon et figure centrale des intrigues politiques et économiques autour du projet Blue Lock.
Hirotoshi Buratsuta est le président de la Fédération de football du Japon.
Dans l’adaptation animée, son poste est parfois présenté comme « conseiller spécial ».
Il considère le football avant tout comme un business destiné à générer des profits.
Cette vision le rend profondément méfiant, voire hostile, vis‑à‑vis du projet Blue Lock dirigé par Jinpachi Ego.
Obsédé par la rentabilité, il a tendance à rejeter brutalement tout ce qui ne rapporte pas d’argent.
Cette attitude laisse apparaître un côté capricieux et immature, malgré son statut élevé.
Après le match entre la sélection Blue Lock et l’équipe nationale U‑20 du Japon, il retourne habilement sa veste devant les médias pour se placer du côté gagnant.
Plus tard, il joue un rôle clé dans la mise en place de BLTV, la plateforme de diffusion des matchs de la Neo Egoist League, en échange d’un accord avec Jinpachi Ego.
Dans l’adaptation animée, il est doublé par l’acteur de voix Bintcho Shimada.
Buratsuta croit fermement que « le sport, c’est uniquement le résultat ».
Pour lui, « la victoire est la seule justice » et le perdant a automatiquement tort.
Il ne se cache pas derrière des excuses ou des discours moralisateurs.
Il pense que le rôle du football est de produire des stars qui génèrent de l’audience, de la notoriété et de l’argent.
Dans cette logique, il veut transformer Sae Itoshi en super‑star de la sélection japonaise.
Son objectif est d’utiliser les résultats sportifs pour imposer sa Fédération comme la « grande justice » du football japonais.
Il n’hésite pas à employer « n’importe quel moyen » pour atteindre ses objectifs.
Dans ce cadre, il cherche explicitement à détruire le projet Blue Lock lorsque celui‑ci menace son pouvoir et son modèle économique.
Débuts au sein de la Fédération
Hirotoshi Buratsuta apparaît dès le premier chapitre lors d’une réunion de la Fédération de football du Japon.
Il se montre désinvolte, peu concerné par l’aspect sportif, et discute avec les autres dirigeants des moyens de maximiser les profits.
Lors de la conférence de presse annonçant officiellement le lancement du projet Blue Lock, il est néanmoins présent à la table des intervenants.
Mal à l’aise et hésitant, il répond tant bien que mal aux questions des journalistes, plus par obligation politique que par conviction.
Opposition au projet Blue Lock
Le projet Blue Lock engendre des coûts colossaux pour la Fédération.
Par ailleurs, les parents des joueurs enfermés dans le centre de sélection expriment des plaintes et des inquiétudes.
Profitant de ce contexte, Buratsuta demande l’arrêt pur et simple du projet.
Il cherche à sauver les finances et la réputation de la Fédération, sans se soucier du potentiel sportif du programme.
C’est alors que Jinpachi Ego lui propose un pari radical : organiser un match entre la sélection Blue Lock et l’équipe nationale U‑20 du Japon.
Le vainqueur obtient le contrôle total de la sélection U‑20.
Convaincu que l’équipe officielle U‑20 gagnera sans problème, Buratsuta accepte ce défi.
Il voit là l’occasion de se débarrasser de Blue Lock tout en renforçant sa légitimité.
Gestion de l’affaire Sae Itoshi et de Ryūsei Shidō
Avec Yasumori Hoichi, Buratsuta se rend à l’aéroport pour accueillir Sae Itoshi.
Lorsque Sae exprime son mépris pour la qualité de l’équipe nationale et menace de ne pas participer au match, la situation devient explosive.
Hoichi réagit avec colère face à ce qu’il considère comme une insulte à l’honneur de l’équipe.
Buratsuta, plus politique, le calme et cherche une solution pour que le match ait tout de même lieu.
Il entre alors en négociation avec Jinpachi Ego.
Résultat : Ryūsei Shidō, joueur appartenant à Blue Lock, est autorisé à rejoindre l’équipe nationale U‑20, ce qui renforce considérablement son potentiel offensif.
Le match Blue Lock vs U‑20 Japon
Pendant le match entre la sélection Blue Lock et l’équipe nationale U‑20, Buratsuta suit le jeu avec nervosité.
Il passe par toutes les émotions au fil de l’évolution du score, la pression médiatique et politique pesant lourdement sur lui.
À la mi‑temps, la sélection Blue Lock mène au score.
Buratsuta, furieux et inquiet, prend Hoichi à partie et exige des solutions immédiates pour renverser la situation.
Constatant que Hoichi est incapable de proposer un plan concret, Buratsuta perd patience.
C’est lui qui prend finalement la décision de faire entrer Ryūsei Shidō sur le terrain pour changer le cours du match.
Malgré ce coup de poker, l’équipe U‑20 du Japon s’incline face à la sélection Blue Lock.
Buratsuta est alors montré complètement abasourdi, voyant son pari politique et sportif s’effondrer.
Retour de veste et récupération médiatique
Quelques jours après la défaite de l’U‑20, une nouvelle conférence de presse est organisée.
Buratsuta y apparaît avec une attitude totalement transformée.
Devant les journalistes, il proclame son soutien au projet Blue Lock, loue son succès et salue son potentiel pour l’avenir du football japonais.
Grâce à sa présence déjà remarquée lors de la conférence de lancement, le grand public ne voit pas forcément la contradiction, ou du moins ne s’en formalise pas.
Les joueurs de Blue Lock, eux, connaissent la vérité.
Beaucoup sont écœurés par son opportunisme, et Meguru Bachira le surnomme ironiquement un « vieux rat avide de fric », soulignant sa cupidité et son absence de convictions sportives.
Implication dans la Neo Egoist League et BLTV
Au moment de la phase finale de sélection de Blue Lock, appelée Neo Egoist League, Buratsuta change d’échelle dans son projet de business.
Il comprend que Blue Lock peut devenir une machine à produire du contenu spectaculaire vendable dans le monde entier.
Il joue alors un rôle décisif dans la création de BLTV, une plateforme dédiée à la retransmission et à la monétisation des matchs de Blue Lock.
Cette vitrine mondiale permet de transformer les joueurs en véritables produits marketing.
En échange de ses efforts pour lancer BLTV, Buratsuta impose cependant des conditions à Jinpachi Ego.
Juste avant un match important entre l’équipe d’Allemagne et l’équipe d’Italie dans la Neo Egoist League, il prend soin de lui rappeler leur accord, preuve qu’il surveille de près ses intérêts.
À partir de ce moment, le récit insiste davantage sur la nature profonde de son « ego ».
Il ne se contente plus d’être un bureaucrate opportuniste : il aspire à utiliser le football japonais comme tremplin pour créer « le plus grand contenu business du monde ».
Ce changement de statut symbolique se voit jusque sur les couvertures du manga.
Bien qu’il ne soit pas joueur, Buratsuta apparaît en couverture du tome 34, un volume clé qui marque le début de la Coupe du monde U‑20.
L’apparence de Hirotoshi Buratsuta et son nom très particulier semblent s’inspirer d’un dirigeant réel du football mondial.
De nombreux lecteurs y voient un clin d’œil à Joseph « Sepp » Blatter, ancien président de la fédération internationale de football, contraint de démissionner en 2015 à la suite d’un scandale de corruption.
Ce parallèle renforce l’image d’un dirigeant plus préoccupé par le pouvoir et l’argent que par la pureté du jeu.
Dans Blue Lock, cette inspiration est poussée jusqu’à la caricature, mais sert efficacement les thèmes de la série.
Sur les jaquettes de certains tomes du manga, un petit gag récurrent met en avant les personnages plus âgés.
Au verso des couvertures, des personnages masculins d’âge mûr (et quelques exceptions) reproduisent la pose du personnage figurant sur la couverture principale.
Dès le tome 1, c’est Hirotoshi Buratsuta qui imite la pose de Yoichi Isagi sur la jaquette.
Ce contraste entre le héros adolescent et ce dirigeant cupide accentue le ton satirique et ironique de la série.
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Parle de cet anime avec des personnes à qui il tient réellement à cœur.