Keijo!!!!!!!! est un manga sportif original où se mêlent compétition acharnée et situations burlesques, avec un accent marqué sur le fan service.
L’histoire suit Nozomi Kaminashi, une lycéenne pauvre rêvant de fortune, qui se lance dans le sport fictif du Keijo, un jeu de pari où seules les poitrines et les fesses sont utilisées pour éjecter les adversaires d’une plateforme flottante.
Porté par un format classique de shōnen, le manga amplifie le côté exubérant de ses personnages et la folie de ses techniques, pour un ton délibérément osé et parodique.
La série, imaginée par Daichi Sorayomi, fut prépubliée dans le Weekly Shōnen Sunday et adaptée en anime, devenant célèbre pour ses combats spectaculaires et totalement décalés autour du thème « sport de fesses ».
Keijo!!!!!!!! est une création de Daichi Sorayomi, publiée dès 2013 par Shogakukan, alors que l’éditeur souhaitait renforcer son catalogue de mangas sportifs tout en se démarquant.
L’auteur décrit son œuvre comme un « manga des seins et des fesses », une parodie assumée des codes du sport extrême et du fan service.
L’envie était de détourner l’aspect sérieux des mangas sportifs en misant sur l’humour absurde et l’érotisme bon enfant.
L’action prend place dans un Japon contemporain où le Keijo s’est institutionnalisé comme sport de pari national, au même rang que les courses de chevaux ou de bateaux.
Les matches se disputent sur des plateformes flottantes au cœur de bassins olympiques, et mettent en scène de jeunes athlètes féminines vêtues de maillots échancrés.
Les compétitrices proviennent de toutes disciplines sportives, mais le passage par une école de formation spécialisée, comme l’école de Keijo de Setouchi, est obligatoire pour les pros.
Ce monde exacerbe la rivalité entre l’ouest (Setouchi) et l’est (Suruga), avec en toile de fond la domination d’un groupe d’élite surnommé les « Cinq Fessiers ».
Nozomi Kaminashi, lycéenne issue d’une famille modeste de Kobe, refuse une place en université de sport pour tenter sa chance dans le Keijo, espérant sortir sa famille de la pauvreté grâce à la gloire et à l’argent.
Après avoir réussi les féroces épreuves d’entrée, elle rejoint l’école de formation de Setouchi, en compagnie d’une galerie de personnages hauts en couleur : Sayaka Miyata, ancienne prodige du judo en quête de liberté, Kazane Aoba l’introvertie, et Non Toyoguchi la maladroite au cœur tendre.
Au fil des épreuves, Nozomi affronte de redoutables rivales telles que Mio Kusakai ou Kotone Fujisaki, développe sa technique signature – la « fesse canon » – et apprend la valeur de l’amitié et du dépassement de soi.
L’histoire se structure en arcs : la sélection d’entrée, la vie à l’école avec ses duels dantesques et ses éliminatoires pour l’accès à la division d’élite, le premier championnat professionnel, puis la redoutée confrontation contre les maîtres du Keijo, « les Cinq Fessiers ».
Les combats oscillent entre suspense haletant et burlesque détonant, les techniques rivalisant d’excentricité (rotation supersonique, hypnose mammaire, explosivité fessière…), et l’humour se glisse jusque dans les moments critiques.
L’arc final, le « Keijo All-Star », voit Nozomi et ses compagnes défier l’élite nationale lors d’un tournoi ultime, symbolisant l’avènement d’une nouvelle génération.
Keijo : Sport fictif populaire où seules les poitrines et les fesses sont autorisées pour expulser l’adversaire d’une plateforme flottante. Les compétitions officielles sont sources de paris et de profits, mais sont réputées dangereuses.
Land : Plateforme flottante où se joue chaque match, avec formes variables (ronds, octogones, structures instables…).
Fessiers (types de combattantes) :
- « In-fighteuses » (attaquantes rapprochées)
- « Out-fighteuses » (mobiles et rapides)
- « Contreuses » (spécialistes du timing et des parades)
La « Triangle des fessiers » établit une relation « pierre-papier-ciseaux » entre ces styles.
Élites (« Cinq Fessiers ») : Groupe des cinq meilleures compétitrices professionnelles, toutes originaires de l’est du Japon et dotées de techniques spectaculaires.
Sœurs (« Sœurs d’armes ») : Relation maître-disciple entre les compétitrices, crucial pour l’apprentissage et la progression dans le milieu professionnel.
Keijo school : École de formation indispensable pour accéder au statut pro, dotée de cursus impitoyables et d’un encadrement légendaire.
Le manga compte 18 tomes publiés par Shogakukan, réunissant 177 chapitres au total.
Une adaptation animée a vu le jour en 2016, produite par Xebec, diffusée sur Tokyo MX, BS11 et diverses plates-formes streaming.
La série animée couvre principalement l’arc « vie à l’école » et les affrontements majeurs entre Setouchi et Suruga, le tout dans 12 épisodes.
Des bonus vidéo humoristiques accompagnent chaque coffret de l’anime, et une émission radio officielle a également été diffusée.
L’idée de l’adaptation anime a séduit plusieurs studios d’animation, fascinés par le challenge technique des « combats de fesses ».
La réalisation a délibérément mis l’accent sur l’animation dynamique, l’exagération des mouvements et les effets visuels clinquants.
La production a été marquée par la liberté donnée au staff, l’auteur n’ayant imposé aucune contrainte scénaristique, ce qui permet certaines variations par rapport au manga d’origine.
L’ouverture « DREAM×SCRAMBLE! » est interprétée par AiRI.
La conclusion, « Fantas/HIP Girlfriends! », est chantée par l’équipe principale des actrices vocales (Nozomi, Sayaka, Kazane, Non), renforçant le ton vivifiant de la série.
Lors de sa diffusion en 2016, Keijo!!!!!!! s’est hissé parmi les animés préférés des internautes américains et européens, rivalisant avec les blockbusters dans les classements Crunchyroll, tout en faisant sensation dans des sondages japonais et internationaux.
Le manga et la série animée bénéficient d’une solide popularité, notamment à l’étranger, et se sont même déclinés via un jeu de pachinko officiel.
Keijo!!!!!!! est devenu un sujet culte grâce à son ton parodique, son univers insolite et ses combats aussi spectaculaires que ridicules.
La série a su conquérir un public varié, des fans de shōnen aux amateurs de comédies débridées et de fan service audacieux.
Sa notoriété à l’international s’explique par la viralité des affrontements et la sincérité décomplexée de ses héroïnes.
En 2021, la série a inspiré la machine à pachinko officielle « P Keijo!!!!!!!-KEIJO- », preuve de son pouvoir de divertissement hors du commun.
Même si une seconde saison animée n’a pas vu le jour, Keijo demeure une référence incontournable du manga sportif excentrique, à la croisée du rire, du show et de l’audace.
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