Akudama Drive

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Akudama Drive
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Épisodes: 12
Canal de distribution: TV
Date de sortie: 8 octobre 2020
Catégories d’œuvres: Anime
Studios: Studio Pierrot
Format: TV
Nom anglais: Akudama Drive
Nom japonais: アクダマドライブ
Nom chinois: 全员恶玉
Nom espagnol: Akudama Drive
Nom coréen: 아쿠다마 드라이브
Nom romanisé: Akudama Drive
Ressources : Site Officiel

Personnages (10)

Tout voir
Doctor
Doctor
Sexe: InconnuTaille: 175 cm (5'9")
Anniversaire: 9 juin
Doubleur: Megumi Ogata
Cutthroat
Cutthroat
Sexe: HommeÂge: 27
Anniversaire: 13 janvier
Doubleur: Takahiro Sakurai
Swindler / Ordinary Person
Swindler / Ordinary Person
Sexe: FemmeÂge: 20
Anniversaire: 15 avril
Doubleur: Tomoyo Kurosawa
Brawler
Brawler
Sexe: HommeÂge: 35
Anniversaire: 29 novembre
Doubleur: Shunsuke Takeuchi
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Équipe de production (170)

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Kazutaka Kodaka
Kazutaka Kodaka
Histoire originale
Tomohisa Taguchi
Tomohisa Taguchi
Réalisateur
Composition de la série
Scénario (eps 1-12)
Réalisateur d'épisode (OP, eps 1, 8, 9, 12)
Storyboard (OP, eps 1, 10, 12)
Norimitsu Kaihou
Norimitsu Kaihou
Composition de la série
Scénario (eps 1, 2, 4, 5)
Rui Komatsuzaki
Rui Komatsuzaki
Conception de personnage original
Voir Tout le Personnel

Création communautaire

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Akudama Drive est une série d’animation télévisée japonaise de crime et d’action produite par le studio Pierrot, diffusée pour la première fois au Japon d’octobre à décembre 2020 et déclinée ensuite en manga numérique et en pièce de théâtre.

Akudama Drive est une série animée originale, pensée dès le départ pour la télévision et non adaptée d’un manga ou d’un roman préexistant.

Elle mélange ambiance cyberpunk, action explosive et critique sociale dans une ville futuriste gangrenée par le crime.

L’histoire se déroule dans le pays de Kansai, devenu un État vassal de Kanto après une guerre dévastatrice.

Dans ce monde, des criminels d’exception surnommés les « Akudama » défient sans cesse la police d’élite appelée « Section d’Exécution ».

L’intrigue suit principalement une jeune femme ordinaire, appelée plus tard Swindler (l’Escroc), qui se retrouve embarquée malgré elle dans un braquage insensé.

Elle doit se faire passer pour une criminelle redoutable pour survivre au milieu de tueurs complètement déjantés.

La série compte 12 épisodes.

Elle a été réalisée par Tomohisa Taguchi, avec un concept et une histoire originale signés notamment par Kazutaka Kodaka, connu pour la franchise Danganronpa.

En parallèle de l’anime, un manga numérique de 63 chapitres (9 volumes) a été publié sur la plateforme Renta!, ainsi qu’un arc supplémentaire centré sur le voyage vers Shikoku.

Une adaptation scénique a également été montée en 2022 avec une distribution en chair et en os.

Kansai et Kanto

Le monde d’Akudama Drive se situe après une grande guerre qui a divisé le pays en deux blocs : Kansai et Kanto.

Kansai a perdu la guerre et est désormais un territoire sous tutelle de Kanto, qui se présente comme une puissance supérieure et quasi divine.

Kansai a été ravagé puis reconstruit grâce à la technologie de Kanto.

La société qui en résulte est brutale, hyper-contrôlée et très inégalitaire.

La région de Kansai est largement urbanisée et se divise notamment en trois zones :

Le Nord (quartier aisé, entreprises, zones résidentielles de luxe).

Le Centre (classes moyennes, zones plus « normales »).

Le Sud (bidonvilles, délinquance, marchés louches, violence quotidienne).

Kanto, quant à lui, est perçu par les habitants de Kansai comme une terre de promesses, presque un paradis technologique où tous les souhaits seraient exaucés.

En réalité, la vérité sur Kanto est bien plus sombre et abstraite qu’ils ne l’imaginent.

Les Akudama

Les « Akudama » sont des criminels hors norme, dont les exploits et la dangerosité sont évalués par leur « peine présumée » en années de prison.

Plus le chiffre est absurde (des centaines ou des milliers d’années), plus le criminel est célèbre et redouté.

Les Akudama n’appartiennent pas à une organisation unique.

Ce sont plutôt des « stars » du crime, chacun avec son style, ses obsessions et ses capacités hors du commun.

Ils deviennent une sorte de légende urbaine : la population en a peur, mais est aussi fascinée par eux.

Leur existence révèle l’échec total des institutions à assurer la justice ou la sécurité.

La Section d’Exécution

La Section d’Exécution est une unité d’élite de la police de Kansai, chargée de traquer et d’éliminer les Akudama.

Ses membres font office à la fois de policiers, juges et bourreaux, avec un pouvoir immense sur la vie et la mort.

Dotés d’armes avancées ressemblant à des bâtons technologiques capables de couper presque tout, ils affrontent les Akudama en première ligne.

Leur taux de mortalité est élevé, d’où la règle interne de fonctionner par binômes « maître / élève » afin de renforcer les liens et l’esprit de sacrifice.

La directrice de la Section, simplement appelée la Boss, est obsédée par l’idée de purifier la société de tous les Akudama, vus comme une maladie.

Son zèle la pousse à franchir progressivement des lignes morales, au point de s’attaquer aux citoyens ordinaires en les requalifiant arbitrairement en Akudama.

La technologie et la société

Kansai est un monde où la surveillance et le contrôle de l’information sont omniprésents.

Chaque habitant possède un « sceau » électronique, une sorte de tampon numérique multifonction.

Ce sceau permet :

D’identifier officiellement une personne.

De payer via une monnaie électronique.

D’enregistrer ses entrées/sorties au travail.

De servir de clé pour certains lieux.

Les transactions en espèces sont rares, voire mal vues dans certaines interfaces technologiques.

C’est d’ailleurs un détail autour de la monnaie qui met en route la tragédie de l’héroïne.

Les médias, en particulier une émission éducative très répétitive avec deux mascottes (un lapin et un requin), sont en réalité des outils de propagande conçus par Kanto.

Cette émission diffuse une histoire officielle de Kansai, édulcorée et manipulée pour maintenir la population dans une docilité naïve.

Kanto, la zone d’exclusion et le Shinkansen

Entre Kansai et Kanto s’étend une zone infernale.

Elle est née de l’utilisation d’une arme nouvelle lors de la guerre.

On y trouve :

Une « zone d’exclusion absolue », un vaste dôme atmosphérique ravagé, parcouru de tempêtes et d’éclairs.

Une « zone de désinfection de Kanto », chargée d’éliminer toute contamination avant l’entrée en territoire de Kanto.

Tout être vivant qui traverse cette zone dans des conditions normales est condamné.

La seule chose capable de la franchir est le Shinkansen, un train ultra sécurisé sacralisé par la population de Kansai.

En apparence, le Shinkansen transporte des marchandises entre un « complexe industriel de Kyushu » et Kanto, avec un passage par Kansai.

En vérité, il sert aussi de canal pour acheminer des êtres humains vers Kanto, où ils subissent un destin bien particulier.

La vraie nature de Kanto

Kanto n’est plus un pays au sens physique classique.

C’est un ensemble de données, un gigantesque serveur où les consciences des habitants ont été numérisées.

Les gens de Kanto vivent enfermés dans leurs souvenirs les plus heureux, dans une illusion permanente.

Mais le système commence à se dégrader avec le temps, menaçant de s’effondrer.

Pour maintenir la structure, Kanto a besoin de nouveaux « supports » : c’est là qu’interviennent les mystérieux « offrandes » envoyées depuis Kansai.

Dans Akudama Drive, ces offrandes prennent la forme d’un Brother et d’une Sister immortels.

Le point de départ

Une jeune femme tout à fait ordinaire vit à Kansai.

Elle travaille dans un centre de gestion des données personnelles, une sorte d’administration du sceau.

Elle est honnête, un peu maladroite, avec un sens aigu de la justice.

Un soir, elle veut simplement acheter des takoyaki dans une petite échoppe de rue.

Elle tente de payer avec sa monnaie électronique, mais la vendeuse n’accepte que les espèces.

Un malentendu, une accusation de tentative de fraude, et la voilà embarquée au poste de police, suspectée de « vol de nourriture ».

Au même moment, plusieurs Akudama extrêmement dangereux sont rassemblés dans le commissariat, car la Section d’Exécution s’apprête à exécuter l’un d’eux : Cutthroat, un tueur en série.

Un mystérieux commanditaire pirate le système et offre une récompense colossale aux Akudama pour faire évader Cutthroat.

Une série d’explosions et de combats éclate dans le commissariat.

La jeune femme se retrouve prise entre deux feux et, pour ne pas mourir, prétend être elle-même une dangereuse criminelle.

Sous la pression, elle s’invente un surnom : Swindler (l’Escroc).

Contre toute attente, les vrais Akudama la croient, ou font semblant, et l’embarquent malgré elle dans leur mission suivante.

Le braquage du Shinkansen

Un robot en forme de Black Cat (chat noir) apparaît et donne des ordres aux Akudama.

Il leur propose un contrat : attaquer le train Shinkansen et voler le contenu de son coffre, contre une récompense inimaginable.

L’équipe rassemblée est explosive :

Courier : un transporteur froid et professionnel, expert en armes et pilotage.

Brawler : un combattant surpuissant, accro aux bastons.

Hacker : un génie de l’informatique.

Doctor : une chirurgienne sadique qui joue avec la vie et la mort.

Hoodlum : un petit délinquant qui exagère son CV criminel pour survivre.

Cutthroat : un meurtrier obsédé par tout ce qui est rouge.

Swindler, elle, essaie de suivre le rythme, improvisant pour ne pas dévoiler qu’elle est en réalité une simple citoyenne.

Grâce à un mélange de chance, de culot et de pure horreur, le commando parvient à pénétrer dans le Shinkansen.

Dans le coffre, ils ne trouvent pas de lingots d’or, mais deux enfants : Brother et Sister.

Le Black Cat se révèle être un drone contrôlé par Brother, qui leur explique qu’ils sont des offrandes destinées à Kanto et qu’il veut les sauver de ce destin.

La fuite et la trahison

Les Akudama se retrouvent alors embarqués dans une mission encore plus folle : escorter Brother et Sister jusqu’à un parc d’attractions nommé « Banpaku Park », où se trouve un dispositif ancien capable de les envoyer sur la Lune.

Peu à peu, Swindler s’attache à Sister, qui commence à l’appeler « grande sœur ».

Les relations entre les Akudama évoluent.

Si certains restent cyniques, d’autres se laissent influencer par la détermination de Swindler et l’innocence des enfants.

Mais Doctor n’est pas de cet avis.

Fascinée par les corps immortels des deux enfants, elle n’a qu’une idée : en faire ses cobayes pour atteindre un contrôle absolu sur la vie et la mort.

Doctor double le groupe et collabore avec la Section d’Exécution afin d’obtenir la levée de son statut de criminelle.

Elle fait échouer le plan de fuite vers la Lune, et Brother est capturé par la police.

La ville au bord du chaos

Swindler, désormais fichée partout comme Akudama, n’a plus de vie normale possible.

Elle se cache avec Sister dans les marges de la ville, au milieu des déchets.

Dans un moment de danger, quand des voyous s’en prennent à Sister, Swindler est obligée de tuer pour la première fois.

Ce choc la fait basculer : elle accepte alors pleinement le rôle d’Akudama pour protéger ceux qu’elle aime.

Pendant ce temps, Hoodlum suit Doctor pour sauver sa propre peau, même s’il n’est pas fier de lui.

Brawler, lui, affronte le Maître de la Section d’Exécution dans un duel titanesque et meurt au combat, ce qui marque profondément Hoodlum.

Pour créer une diversion et détourner la Section d’Exécution de Brother et Sister, Swindler lance une rumeur sur les réseaux : les Akudama se rassembleraient en ville.

La population, déjà nerveuse, se transforme en foule en colère.

Face à la panique, la Boss donne l’ordre de considérer tous les émeutiers comme des Akudama.

La Section d’Exécution commence à massacrer des citoyens, ce qui entraîne encore plus de haine et de révolte.

Vers Kanto et retour

Brother est embarqué dans le Shinkansen pour être livré à Kanto.

Swindler, Sister, Courier, Doctor et Hoodlum convergent vers la gare centrale pour tenter de l’arracher à ce destin.

Au cours de ce chaos, Swindler réussit à convaincre Hoodlum de la trahison de Doctor et de l’importance de sauver les enfants.

Hoodlum se retourne contre Doctor, même s’il en paiera le prix.

Les héros restent coincés malgré tout et le Shinkansen démarre avec Brother, Sister, Swindler et Courier à bord.

Dans le train, Swindler reçoit de l’aide à distance de Hacker, qui avait quitté le groupe pour atteindre Kanto par lui-même.

Hacker a découvert la vérité : Kanto est un système de données où les esprits sont absorbés et stockés.

Il protège son propre esprit numérique assez longtemps pour pirater le système et aider Swindler à récupérer Brother et Sister.

Il parvient à briser la barrière protectrice de Kanto au prix de sa propre existence numérique.

Swindler et Courier ramènent alors les deux enfants vers Kansai grâce au Shinkansen, qui fait demi-tour.

Le sacrifice final

À l’approche de Kansai, la Section d’Exécution bombarde le Shinkansen pour empêcher le retour des offrandes.

Swindler est blessée à la jambe, tandis que la situation devient désespérée.

Comprenant qu’elle ne pourra pas aller jusqu’au bout, Swindler confie à Courier la mission de conduire Brother et Sister jusqu’à Shikoku, un lieu quasi mythique dont Hacker a retrouvé les coordonnées.

Shikoku est présenté comme un endroit encore inconnu de Kanto, potentiellement un nouveau départ.

Pour leur donner une chance, Swindler revient dans la ville en se faisant passer pour une simple citoyenne prise au milieu de la foule.

La Section d’Exécution la reconnaît tout de même comme Swindler et la tue en direct, sous les caméras.

Par un twist ironique, les images sont diffusées partout comme l’exécution d’une innocente, massacrée par la police.

La population se retourne alors massivement contre la Section d’Exécution, désormais vue comme les véritables monstres, les « nouveaux Akudama ».

Pendant que la ville s’embrase, Courier emmène Brother et Sister en dehors de Kansai sur sa moto.

Il doit affronter une ultime force aérienne de la Section d’Exécution.

Hacker, par un dernier cadeau programmé à l’avance, provoque une panne de réseau dans tout Kansai.

Les systèmes ennemis vacillent, ce qui permet à Courier de détruire ses poursuivants.

Gravement blessé, Courier dépose Brother et Sister à l’écart et leur donne une pièce de 500 yen comme porte-bonheur, symbole d’un destin qui peut changer pour quelques pièces par terre.

Il fait face à ses adversaires restants, élimine tout le monde, puis meurt satisfait de ce qu’il considère comme « un bon dernier boulot ».

Brother et Sister partent alors vers l’horizon, vers Shikoku, libres pour la première fois.

La série se termine sur cette note mélancolique : le monde est toujours violent, mais un espoir fragile survit quelque part.

Swindler (l’Escroc / la Personne Ordinaire)

Swindler est la véritable héroïne de l’histoire.

Au départ, c’est une jeune employée modèle, 20 ans, qui croit encore aux règles et à la justice.

Son existence bascule pour une histoire de paiement refusé chez une vendeuse de takoyaki.

Accusée à tort, elle se retrouve au cœur d’une évasion d’Akudama et doit improviser une identité criminelle pour survivre.

Elle choisit le nom de Swindler, « l’Escroc », en se souvenant que la police l’avait presque traitée ainsi.

Cette petite décision paniquée devient le point de départ de sa nouvelle vie.

Swindler possède une grande empathie, un sens du sacrifice et un talent certain pour la parole et la stratégie improvisée.

Grâce à cela, elle gagne le respect des Akudama sans jamais vraiment adopter leur cynisme.

Quand elle tue pour la première fois pour protéger Sister, elle franchit un seuil moral, mais elle ne le fait pas par plaisir.

Elle accepte le statut d’Akudama comme un outil pour changer quelque chose dans ce monde injuste.

À la fin, son sacrifice public devient le déclencheur qui renverse l’image de la police aux yeux des citoyens.

Même morte, elle change la manière dont son monde perçoit le mot « criminel ».

Courier (le Transporteur)

Courier est un Akudama spécialisé dans le transport de toutes sortes de choses, souvent illégales.

Il est taciturne, professionnel et ne vit que pour ses « missions ».

Son véhicule principal est une moto futuriste blindée, équipée de grappins, de canons et de divers gadgets.

Son bras droit est une prothèse mécanique d’une résistance impressionnante.

Cette prothèse vient d’un traumatisme d’enfance.

Élevé par une femme surnommée « la transporteur légendaire », il a été gravement blessé lors d’une attaque où elle a été tuée.

Depuis, Courier a adopté une superstition : ne jamais ramasser l’argent tombé par terre, qu’il considère comme porte-malheur.

Ironiquement, une pièce de 500 yen ramassée par Swindler sera le déclencheur de leur rencontre.

Courier se présente comme détaché, presque froid.

Pourtant, de petits gestes le trahissent : cuisine soignée, encouragements discrets, et finalement un sacrifice total pour Brother et Sister.

Il croit dur comme fer à l’idée de terminer une mission, même si cela doit lui coûter la vie.

Sa dernière phrase – qu’il a fait du « bon travail » – résume toute sa philosophie.

Brawler (le Bastonneur)

Brawler est l’Akudama qui vit pour le combat pur.

Il possède une force physique et une endurance inhumaines, au point de résister à des drogues qui endormiraient un éléphant.

Il n’est pas spécialement cruel, ni fin stratège.

Il est plutôt simple, direct, presque enfantin dans sa fascination pour les adversaires puissants.

Cette naïveté en fait quelqu’un de manipulable.

Hoodlum se fait passer pour un criminel légendaire, et Brawler le prend pour un véritable « grand frère » de crime.

Le duel final de Brawler avec le Maître de la Section d’Exécution est l’un des affrontements les plus marquants de la série.

Ils se respectent mutuellement comme deux guerriers qui donnent tout sur le ring.

La mort de Brawler brise Hoodlum, qui perd pour la première fois quelqu’un qu’il considère comme un ami.

Ce traumatisme l’amènera plus tard à trahir Doctor.

Hacker

Hacker est un adolescent génial obsédé par les systèmes informatiques.

Il ne s’intéresse à quelque chose que si le défi est intellectuellement stimulant.

Pour lui, Kansai est un terrain de jeu qu’il a déjà « résolu ».

Son rêve est d’atteindre Kanto, qu’il imagine comme un paradis technologique.

La rencontre avec Brother lui apprend que Kanto n’est pas ce paradis.

Mais quand la chance de s’y connecter se présente, il ne résiste pas.

Dans Kanto, il découvre la vérité : une base de données géante, des consciences piégées et un système au bord du crash.

Au lieu de fuir, il transforme tout cela en « puzzle ultime » à résoudre.

Hacker se sacrifie en piratant les protections de Kanto pour permettre à Brother et Sister de s’échapper.

Avant de disparaître, il laisse plusieurs « souvenirs » numériques, comme le piratage de l’émission éducative pour retourner la population contre la Section d’Exécution.

Doctor

Doctor est à la fois médecin et monstre.

Elle adore ouvrir les corps, expérimenter et contrôler totalement la frontière entre la vie et la mort.

Elle possède une expertise chirurgicale quasi miraculeuse : elle peut recoudre un tronc coupé en deux ou rebrancher des membres comme si de rien n’était.

Son propre corps semble presque impossible à tuer, tant elle maîtrise l’auto-chirurgie en urgence.

Elle n’a aucun scrupule à trahir les Akudama.

Son alliance avec la Section d’Exécution n’est que tactique : ce qu’elle veut vraiment, ce sont Brother et Sister comme sujets d’étude.

Doctor méprise la faiblesse émotionnelle des autres et se considère au-dessus des concepts de morale.

C’est pourtant cette arrogance qui la perd.

Lorsque Hoodlum, qu’elle a manipulé et utilisé, se retourne contre elle, il lui applique les techniques mêmes qu’elle lui a enseignées.

Elle meurt piétinée dans la bousculade d’une foule paniquée, ironie ultime pour quelqu’un qui se croyait invincible.

Hoodlum (le Voyou)

Hoodlum est, sur le papier, un Akudama comme les autres.

En réalité, c’est un petit délinquant avec une peine présumée minuscule, surtout doué pour la tchatche.

Il survit en mentant en permanence sur son niveau.

Face à Brawler, il se présente comme un super-criminel puni de milliards d’années de prison fictives.

Étonnamment, cette comédie crée un vrai lien entre eux.

Brawler le traite comme un frère d’armes, sans jamais remettre en doute son mensonge.

La mort de Brawler, causée aussi par les manipulations de Doctor, réveille chez Hoodlum une colère authentique.

Sous la pression, il finit par trahir Doctor pour venger son ami.

Même s’il meurt dans cette confrontation, il le fait avec un certain panache.

Sa dernière pensée est que défier un adversaire plus fort que soi est finalement ce qu’il y a de plus excitant, comme Brawler le pensait.

Cutthroat (le Tueur)

Cutthroat est un tueur en série avec un casier judiciaire hallucinant.

Il se déclenche littéralement à la vue de la couleur rouge, qui le pousse dans un état d’extase meurtrière.

Malgré son passé monstrueux, il se comporte souvent comme un enfant innocent.

Il aime par exemple les marshmallows car leur texture rappelle, selon lui, celle du cerveau.

Il développe une fascination particulière pour Swindler.

Dans son esprit tordu, elle porte au-dessus de la tête une « auréole rouge » de plus en plus magnifique.

Au moment où Swindler assume vraiment son rôle d’Akudama, Cutthroat ressent le besoin irrésistible de tuer cette vision sublime.

Swindler, toutefois, le devance et finit par le tuer elle-même lors d’un affrontement brutal.

Cet acte montre à quel point elle a changé depuis la première fois où elle a croisé son regard au commissariat.

Elle ne recule plus devant l’horreur si c’est pour protéger Brother, Sister et le fragile espoir qu’elle porte.

Brother et Sister

Brother et Sister sont deux enfants servant d’« offrandes » à Kanto.

Ils disposent de corps immortels, fruits d’expériences scientifiques inhumaines.

Brother est le plus réfléchi des deux.

Il communique via le drone Black Cat et élabore des plans complexes pour sauver Sister et fuir Kanto.

Sister est plus naïve au départ.

Au contact de Swindler, elle découvre des plaisirs simples (la nourriture, les liens affectifs) et commence à s’affirmer.

Elle commence à appeler Swindler « grande sœur » et voit en Courier « l’homme du gros mot », ce qui donne lieu à des répliques savoureuses.

Petit à petit, elle acquiert une morale propre, au point de reprocher à Brother son pessimisme ou sa tendance à abandonner trop vite.

Les deux enfants sont au cœur des enjeux entre Kanto et Kansai.

Leur fuite vers Shikoku symbolise la possibilité d’un monde en dehors de ce système binaire oppressif.

La Section d’Exécution : Maître, Élève et Boss

Le Maître de la Section d’Exécution est un homme mûr, taciturne et extrêmement compétent.

Son visage porte une grande cicatrice, visible sous son masque.

Il mène la chasse aux Akudama avec une précision redoutable.

Son duel contre Brawler est une démonstration de style : deux guerriers qui se respectent jusqu’au bout.

Son Élève, une jeune femme déterminée, est obsédée par la capture des Akudama.

C’est elle qui découvre dans les dossiers que Swindler était autrefois une citoyenne sans casier.

Elle ne comprend pas forcément que Swindler n’est pas une criminelle au départ.

Mais elle accepte rapidement la narration qui fait de Swindler une escroc légendaire, car c’est ce que tout le monde semble croire.

Après la mort du Maître, Elle est blessée à l’œil et commence à porter un bandeau.

Elle se radicalise, nourrie par un désir de vengeance envers tous les Akudama.

Le Nouveau, un jeune homme timide et plein de bonne volonté, devient son partenaire.

Il est choqué d’apprendre que des manifestants ordinaires ont été classés Akudama et exécutés.

Au fil de l’histoire, il remet de plus en plus en question la légitimité de la Section d’Exécution.

Lors d’une scène forte, il protège une jeune fille qui s’apprêtait à tirer pour se venger, assumant la responsabilité morale des actes de la police.

La Boss, elle, incarne l’excès de zèle.

Elle n’hésite pas à manipuler le chef de la police, à forcer des requalifications juridiques et à faire tirer sur la foule.

Dans une version enrichie de l’épisode final, elle comprend finalement, face aux conséquences, que sa politique a transformé des victimes en meurtriers.

La ligne entre « justice » et « crime » se brouille alors de façon quasi définitive.

Les médias, la propagande et la colère du peuple

L’émission éducative avec le lapin et le requin est omniprésente.

Diffusée presque en boucle, elle façonne la perception que la population de Kansai a de Kanto et d’elle-même.

On y glorifie Kanto comme un bienfaiteur qui a sauvé Kansai de la ruine.

Les informations dérangeantes sont effacées ou transformées.

Hacker finit par pirater cette émission à distance.

Il utilise les deux mascottes pour dénoncer la violence de la Section d’Exécution et inciter les citoyens à se rebeller.

Ce détournement est l’un des éléments qui fait basculer la population.

Ajouté à la diffusion de la mort de Swindler, il contribue à faire reconnaître la police comme les véritables « Akudama ».

Le chef de la police, incapable de supporter la culpabilité d’avoir autorisé le massacre de citoyens, se suicide devant son commissariat.

Ce geste choque encore davantage l’opinion et précipite la chute de la confiance envers les autorités.

Morale grise et renversement des rôles

Akudama Drive ne présente pas un monde aux frontières morales nettes.

Les « criminels » y sont souvent plus humains que les représentants de la loi.

Swindler, qui commence comme une citoyenne modèle, finit par commettre des actes que la société qualifierait de crimes.

Pourtant, le spectateur comprend que ses choix naissent de la compassion et de la résistance à l’injustice.

La Section d’Exécution, censée représenter l’ordre, glisse vers une violence arbitraire.

Sa transformation en force oppressive finit par la faire désigner comme l’ennemi par la population.

La série questionne : qui est vraiment l’Akudama ?

Celui qui enfreint la loi pour sauver des innocents, ou celui qui tue au nom d’un système corrompu ?

Sacrifice, destin et liberté

Beaucoup de personnages trouvent la mort, souvent de manière spectaculaire.

Mais leurs morts ont un sens dans l’économie du récit.

Swindler sacrifie sa vie pour révéler la vérité au peuple.

Courier offre la sienne pour donner à Brother et Sister une chance d’échapper au système.

Brawler meurt pour satisfaire sa soif de combat honnête.

Hoodlum meurt en se rebellant finalement contre la personne qui incarnait sa lâcheté permanente : Doctor.

Hacker se dissout dans le réseau, heureux d’avoir eu un défi à sa mesure.

Chacun, à sa façon, « sort » de la route qui lui était tracée.

Brother et Sister, eux, sont les rares à survivre et à partir vers l’inconnu.

Leur voyage vers Shikoku symbolise la possibilité de briser le cycle et de construire quelque chose de nouveau.

Esthétique cyberpunk et rythme

Akudama Drive se distingue par une mise en scène très dynamique.

Les couleurs néon, les enseignes gigantesques et les contrastes violents donnent une identité visuelle très marquée.

Les combats sont chorégraphiés comme des ballets de violence.

La caméra virtuelle est très mobile, les épisodes regorgent de plans spectaculaires.

La bande-son mélange rock, électronique et ambiances plus sombres.

Le générique d’ouverture est particulièrement agressif et énergique, à l’image de la série.

Dans l’ensemble, le ton est sombre, mais pas dénué d’humour.

Les répliques, les décalages de ton et les excentricités des personnages donnent régulièrement le sourire, même au cœur du chaos.

L’anime est produit par le studio Pierrot, un pilier de l’animation japonaise.

Le concept original vient d’une collaboration entre Pierrot et le collectif créatif TooKyo Games.

Kazutaka Kodaka a apporté son talent pour les histoires de crime, de survie et de renversement moral.

Le réalisateur Tomohisa Taguchi a dirigé le projet et coécrit plusieurs épisodes.

La musique est composée par Shigeki Aida et Maiko Iuchi, avec une production musicale signée NBCUniversal Entertainment.

Le style sonore oscille entre tension nerveuse et passages plus mélancoliques.

La série a été diffusée au Japon entre octobre et décembre 2020, sur plusieurs chaînes satellitaires et locales.

En parallèle, elle a été disponible en streaming légal via une plateforme de vidéo à la demande.

Plusieurs éditions Blu-ray et DVD ont été mises sur le marché, regroupant les 12 épisodes.

Le dernier volume inclut une version « director’s cut » de l’épisode final, avec environ cinq minutes supplémentaires qui approfondissent les choix et remords de certains personnages, notamment du côté de la Section d’Exécution.

Un manga d’Akudama Drive a été publié en version numérique.

Il adapte la trame principale de l’anime tout en ajoutant quelques nuances.

Ce manga compte 63 chapitres, disponibles en 9 volumes numériques.

Il a été publié sur la plateforme Renta! entre juillet 2020 et mars 2023.

Après la fin de l’adaptation principale, un arc supplémentaire, appelé « arc de Shikoku », a été publié en deux parties.

Cet arc se déroule après la fin de l’anime et explore le voyage de Brother et Sister vers leur nouveau refuge.

Le contenu de cet arc est en grande partie original, élaboré par le mangaka.

Il donne un peu plus de chair à l’espoir proposé dans la conclusion de la série animée.

Akudama Drive a également été adapté en pièce de théâtre.

L’adaptation scénique a été jouée à Tokyo puis à Osaka en mars 2022.

Fait amusant, la comédienne qui doublait Swindler dans l’anime a repris le rôle sur scène.

Les autres personnages principaux, comme Courier, Hoodlum, Doctor, Hacker, Brawler et les membres de la Section d’Exécution, ont eux aussi été incarnés par une troupe de comédiens et danseurs.

La mise en scène misait sur la danse, l’action chorégraphiée et les projections visuelles pour recréer l’ambiance cyberpunk.

La pièce reprenait la trame principale de la série, en la condensant pour le format du spectacle vivant.

Akudama Drive est un anime court, nerveux et stylé, qui réussit à raconter une histoire complète en 12 épisodes.

Il se distingue par son esthétique neon, ses personnages hauts en couleur et son propos mordant sur la justice, le pouvoir et la perception du crime.

En inversant sans cesse les rôles entre « gentils » et « méchants », la série invite à questionner les étiquettes qu’on colle trop vite aux gens.

Swindler, de simple citoyenne à symbole de révolte, en est le meilleur exemple.

Son univers continue de vivre à travers le manga et les prolongements scénaristiques comme l’arc de Shikoku.

Au final, Akudama Drive laisse derrière lui un monde brisé, mais aussi une petite lumière au bout de la route, portée par deux enfants en marche vers l’inconnu.

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(Dernière modification: 26 novembre 2025 22:56)

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