Girls' Last Tour est un manga et une série animée de science-fiction post-apocalyptique créée par Tsukumizu.
L'histoire suit deux jeunes filles, Chito et Yuuri, voyageant à travers des ruines d'une civilisation effondrée à bord d'un Kettenkrad.
Leur quotidien oscille entre moments paisibles et réflexions existentielles dans un univers vide mais empreint d'une certaine chaleur humaine.
La série propose une vision unique de la survie, du bonheur simple et du sens de la vie dans un monde au bord de l'extinction.
Elle s'est vu décerner le prestigieux prix Seiun, célèbre pour sa qualité narrative et son ambiance mélancolique.
Tsukumizu s'est inspiré de l'œuvre "BLAME!" de Nihei Tsutomu, intégrant une imagerie de villes labyrinthiques et immenses.
Les interrogations existentielles propres à Girls' Last Tour proviennent également de lectures d’auteurs comme Haruki Murakami et Kaori Ekuni.
Tsukumizu a conçu les héroïnes comme le reflet de ses propres questionnements intérieurs, et la tenue de journaux par Chito n’a pas vocation à porter une signification dramatique majeure, mais plutôt à illustrer la simplicité de leur quotidien.
La série se déroule dans une cité en ruine, massive et glaciale, résultant de l’effondrement total de la civilisation humaine.
Cette ville, structurée en multiples niveaux, est envahie de signes du passé : technologies disparues, armes de guerres anciennes et récentes, traces de religions oubliées.
Plus rien ne pousse, et l'ensemble de la faune et de la flore a disparu à l'exception de quelques organismes artificiels et créatures mystérieuses.
Les survivantes, Yuuri et Chito, ignorent presque tout du monde d’avant : elles n’ont connu que la ruine, l'art du système D et l'art de s’adapter.
Le calendrier indique que l’intrigue se déroule probablement après l’an 3000, suggérée par des œuvres cinématographiques datant de plus de mille ans.
Certains vestiges montrent que des guerres d'une violence extrême ont réduit la population et anéanti le progrès, laissant place à un mode de vie presque archaïque.
La notion d’écriture a évolué en un système syllabique dérivé de l'hiragana, et ni le kanji ni l’anglais ne sont vraiment compris.
Dans ce monde en ruine, Chito et Yuuri progressent à bord d’un vieux Kettenkrad, cherchant refuge et nourriture tout en découvrant les vestiges de l'humanité.
Leur quête pour atteindre les niveaux supérieurs de la cité les mène à croiser le chemin de rares survivants comme Kanazawa, cartographe passionné, ou Ishii, ingénieure solitaire qui tente de construire un avion de fortune.
Parmi les rencontres les plus marquantes figurent Nuko, une créature blanche énigmatique dotée de facultés extraordinaires, ainsi que les Eringi, de mystérieux êtres blancs venus sur Terre pour absorber l’énergie résiduelle et sceller le destin du monde.
Après nombre d’aventures poignantes et de découvertes bouleversantes, le périple s’achève sur une note douce-amère : les deux amies, acceptant la fin inéluctable, trouvent du réconfort dans leur compagnonnage, face à l’éternité glacée.
Kettenkrad : Véhicule semi-chenillé de construction allemande, modifié et remis en état par les héroïnes. Il symbolise le mouvement perpétuel, la survie et l’attachement matériel.
Armes : Yuuri utilise un fusil inspiré du modèle japonais de la Seconde Guerre mondiale, adapté en plastique et réutilisé.
Automaton : Robots de gestion ou machines géantes qui continuent à entretenir, réparer, ou parfois détruire les ruines, bien après la disparition de leurs créateurs.
Nuko : Créature évoluée qui se nourrit de munitions et peut communiquer par signaux radio. Elle possède une capacité d’apprentissage particulièrement élevée.
Eringi : Entités blanches ressemblant à des champignons, leur mission est de neutraliser les dangers énergétiques et enterrer les vestiges du monde avant la "grande fin".
Alimentation : Les vivres consistent principalement en conserves ou tubercules issus d’usines automatisées. Toute denrée naturelle est devenue légendaire.
Écriture : Les anciennes langues sont perdues ; seuls quelques signes arithmétiques et symboles trahissent les origines du passé.
Religion et Mémoire : De gigantesques temples jonchent le paysage ; les morts étaient autrefois honorés par des reliques personnelles déposées dans des casiers.
Le manga original, décliné en six volumes, a été publié entre 2014 et 2018 chez Shinchosha.
Un anime de 12 épisodes, produit par le studio WHITE FOX, a été diffusé à l’automne 2017, couvrant essentiellement les 4 premiers tomes.
Un spin-off humoristique en format court, "Petite Leçon du Dernier Voyage", présente nos héroïnes dans des saynètes scolaires animées.
Un web-radio a également été diffusé à l'occasion de la sortie de l’anime, offrant interviews et anecdotes en compagnie des doubleuses principales.
L’anime a été mis en scène par Takaharu Ozaki avec une attention particulière à la mise en valeur des décors et de l’ambiance sonore.
Tsukumizu, l’auteur original, a supervisé le scénario et réalisé personnellement l’animation de fin en utilisant son propre style graphique.
La création a été saluée pour sa fidélité à l’authenticité du manga tout en étoffant l’expérience visuelle et émotionnelle par un choix de plans contemplatifs.
Le générique d’ouverture, "Ugoku, Ugoku" ("Bouger, avancer"), interprété par les comédiennes Inori Minase (Chito) et Yurika Kubo (Yuuri), invite à l’espoir au cœur de la désolation.
La chanson de clôture, "More One Night", prolonge cette atmosphère chaleureuse.
Des morceaux supplémentaires, tels que "La Chanson de la Pluie" ou "Funiculi Funicula", s’immiscent dans l’histoire, renforçant les liens d’amitié et la poésie du récit.
La série a obtenu le Prix Seiun dans la catégorie manga lors de la 50e cérémonie, saluant sa singularité et la justesse de sa narration.
Elle a également été distinguée dans diverses listes de fin d’année pour son originalité et son impact émotionnel.
Girls' Last Tour a marqué le public par son alliance touchante de mélancolie et de tendresse quotidienne, transformant une quête de survie en une célébration des petites joies et de la chaleur humaine.
Critique et fans saluent l’alchimie des héroïnes, la beauté minimaliste des décors, et la profondeur des thèmes abordés sous des dehors simples.
L’œuvre est aujourd’hui considérée comme incontournable dans le genre post-apocalyptique grâce à sa philosophie de vie intimiste et universelle.
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