Elrand est un elfe masculin, ancien aventurier de rang S et actuel (voire ex) maître de guilde de la cité-donjon de Dran, apparaissant dans le manga « Campfire Cooking in Another World with my Absurd Skill ».
Personnage brillant, érudit et terriblement compétent, il est tout aussi célèbre pour son obsession maladive des dragons que pour ses frasques qui mettent régulièrement en péril sa carrière.
Nom : Elrand
Sexe : Masculin
Race : Elfe (quart de haut elfe)
Âge : 334 ans
Profession principale : Maître de la guilde des aventuriers de la cité-donjon de Dran
Ancien rang d’aventurier : S
Pays / Royaume de rattachement : Royaume de Leonhardt
Lieu de base : Cité-donjon de Dran
Compétences et talents :
Maîtrise de l’épée (style personnel, ancien S-rang)
Magies de l’eau, du vent, des plantes et, indirectement, du corps (renforcement physique)
Manipulation du mana
Magie de stockage de type « boîte à objets »
Grande connaissance en pharmacologie et en anatomie des monstres
Technique de désossage et de dépeçage extrêmement avancée, notamment pour les dragons
Statut familial : Divorcé, anciennement marié, actuellement célibataire
Parenté notable :
Jörgen, haut elfe, est son grand-oncle (frère de son grand-père)
Particularités :
Amateur extrême de dragons (véritable « fou de dragons »)
Gourmet très exigeant, typique des elfes
Incapable de cuisine, mais accro à la nourriture du monde moderne de Tsuyoshi Mukouda
Ancien membre de la guilde d’aventuriers « Soleil Radieux »
Ancien membre de la troupe « Lightning Storm » dans sa jeunesse
Interprète vocal : Daisuke Namikawa (version animée)
Elrand est le maître de la guilde des aventuriers de la ville-donjon Dran, réputé pour sa beauté quasi irréelle même à l’âge de 334 ans.
C’est un ancien aventurier de rang S, l’un des rares de ce niveau, avec une réputation d’escrimeur hors pair.
Sa plus grande particularité n’est pourtant pas son rang, mais son amour totalement obsessionnel pour les dragons.
Tout ce qui touche à ces créatures l’amène à oublier son statut, sa dignité, et parfois même la loi.
En temps normal, il est poli, posé et plutôt raisonnable, doté d’une vaste érudition et de talents remarquables.
Dès qu’un dragon entre dans l’équation, il se transforme en fanatique désespéré, prêt à abandonner poste, salaire et réputation pour une goutte de sang draconique.
Malgré ce côté déjanté, ses compétences restent intactes.
Il est connu comme le seul spécialiste du royaume de Leonhardt capable de disséquer proprement un dragon et de préparer des solutions de conservation adaptées à leurs organes.
Jeunesse et lignée
Elrand est le petit-fils du fils du frère de Jörgen, un haut elfe, via le second mariage de ce dernier avec une elfe.
Cela fait de lui un quart de haut elfe et explique sa longévité ainsi que ses remarquables aptitudes magiques.
Lors d’une visite ancienne au village de Jörgen, il voit pour la première fois un dragon : un dragon vert, vaincu après trois jours et trois nuits de combat.
Il s’extasie comme un enfant, interrogeant tout le monde avec une excitation incontrôlable, ce qui donne un avant-goût de sa future « dragon-mania ».
Période « Lightning Storm »
Dans sa jeunesse, Elrand a appartenu à un groupe d’aventuriers nommé « Lightning Storm ».
Jörgen mentionne cette période comme un moment où Elrand était déjà très capable, mais clairement obsédé par les dragons.
Période « Soleil Radieux »
Plus tard, Elrand rejoint le groupe d’aventuriers « Soleil Radieux ».
Rodolfo, membre du même groupe, devient l’un des rares amis qui comprennent vraiment la personnalité d’Elrand.
Avec ce groupe, Elrand explore plusieurs donjons.
Ils renoncent à affronter le boss du dernier étage encore invaincu du donjon de Dran, et reculent au 17e étage du donjon d’Eivering, faute de moyen efficace pour vaincre les morts-vivants du 18e étage.
Retraite d’aventurier et arrivée à la guilde
Il y a environ 32 ans, Elrand met fin à sa carrière d’aventurier.
À l’époque, il ressent les limites de son corps, surtout après plusieurs décennies sans nouvelle apparition de dragons à chasser.
À 302 ans, il accepte le poste de maître de la guilde des aventuriers de Dran.
Son plan secret : rester en première ligne des informations sur les monstres, pour ne jamais manquer l’apparition d’un dragon, tout en se plaçant en position de monopole pour la dissection de ceux-ci.
Pendant longtemps, il n’a jamais réussi à terminer un donjon.
Ironiquement, sa toute première complétion de donjon se fait bien après sa retraite, à 334 ans, en compagnie de Tsuyoshi Mukouda et de ses familiers, avec la conquête du donjon d’Eivering.
Escrime
Elrand manie l’épée avec une aisance qui permet de balayer les monstres faibles d’un seul mouvement.
Cette puissance fait que Tsuyoshi Mukouda le considère spontanément comme un aventurier de rang S.
Lors d’un moment critique où Dora-chan est en danger, Elrand révèle un niveau de combativité encore plus élevé.
Il semble alors exploiter pleinement le renforcement physique et la manipulation de mana, démontrant qu’il peut dépasser ses limites dans les situations d’urgence.
Magie élémentaire et manipulation de mana
Elrand maîtrise un éventail de magies : eau, vent, plantes, ainsi que diverses magies de soutien.
Il manipule son mana avec grande précision, optimisant ses sorts et ses capacités physiques.
Le renforcement physique et la manipulation de mana lui permettent de tenir tête à des monstres bien au-dessus de la moyenne d’un aventurier classique.
Ce sont ces mêmes capacités qui ont contribué à son ancienne position de S-rang.
Magie de stockage : Boîte à objets
Elrand possède une boîte à objets de haut niveau.
Il y garde notamment des vins rares et extrêmement coûteux, comme le vin rouge Dragon Blood et le vin blanc Dragon Tears.
Ces vins sont si prestigieux qu’un système de collection de bouchons permet de les échanger contre des coupes spéciales.
Elrand partage quelques-unes de ces bouteilles avec Tsuyoshi Mukouda et sa troupe lors de leurs rencontres.
Magie des plantes
La magie des plantes d’Elrand est longtemps restée sous-exploitée, surtout dans les donjons où ce type de magie est facilement neutralisé.
Elle souffre d’une mauvaise réputation, souvent jugée encore moins utile que la magie de terre.
Cependant, dans l’adaptation en bande dessinée, Elrand utilise la magie des plantes pour immobiliser des morts-vivants faibles avec des lianes.
Cela permet parfois d’éviter des combats inutiles et montre que même cette magie peut se révéler tactique entre de bonnes mains.
Pharmacologie et dissection des monstres
Là où Elrand excelle vraiment, c’est dans la dissection de monstres rares, en particulier les dragons.
Il est reconnu comme le seul dans le royaume de Leonhardt à pouvoir les découper correctement tout en préservant au mieux leur valeur.
Il prépare lui-même des solutions de conservation pour les organes internes les plus fragiles.
Son expertise est telle que la guilde entière, et même le royaume, restent dépendants de lui pour tout ce qui touche au traitement de matériaux draconiques.
En dehors de tout contexte draconique, Elrand est poli, courtois et plutôt posé.
Il sait se montrer efficace, réfléchi et même protecteur envers les aventuriers de la guilde, en particulier les plus prometteurs.
Cependant, sa passion pour les dragons dépasse de très loin la simple admiration.
Elle tourne clairement à l’obsession, au point de l’amener à des comportements de harcèlement quasi stalker envers les dragons familiers de Tsuyoshi Mukouda, comme Dora-chan et le vieux dragon antique, surnommé Gon-ji.
Il est à la fois redouté et moqué par les aventuriers, qui le qualifient volontiers d’« original », voire de « fou de dragons ».
Malgré son rang et son ancien statut de S-rang, il se fait régulièrement remettre à sa place par son adjoint Ugor, devant lequel il n’a absolument aucune autorité morale.
Relation avec Tsuyoshi Mukouda
Selon Tsuyoshi Mukouda, Elrand est « pas une mauvaise personne, mais extrêmement pénible ».
Mukouda reconnaît ses compétences et sa fiabilité sur les aspects techniques, mais est profondément exaspéré par son comportement obsessionnel.
Elrand fait partie du petit cercle à qui Mukouda révèle son talent unique de « supermarché en ligne ».
Il sait également que Mukouda possède le « Sceau sacré des dieux » et l’épée magique Caladbolg, même s’il ignore tout du concept d’« autre monde » et suppose juste que Mukouda est une sorte de héros.
Dans le temps, Mukouda lui faisait suffisamment confiance pour lui laisser certains secrets et le solliciter pour l’enseignement de techniques de dissection.
Mais les dérives d’Elrand, notamment son obsession pour Gon-ji et le fait d’avoir vendu la mèche concernant les épées magiques à la guilde et au royaume, ont largement érodé cette confiance.
Au final, les seuls secrets que Mukouda a réussi à préserver vis-à-vis d’Elrand sont son statut d’homme venu d’un autre monde, le détail exact de son pouvoir « supermarché en ligne » et, dans certaines versions, sa capacité d’identification.
Aux yeux de Mukouda, Elrand finit par être classé mentalement au niveau d’un parasite tenace, « aussi persistant et déplaisant qu’un nuisible indésirable ».
Relation avec Dora-chan
Dora-chan est un petit dragon féerique extrêmement rare, ce qui déclenche chez Elrand une fascination au bord de la démence.
Il en est littéralement « amoureux » au sens fanatique du terme.
Il adore l’observer, le toucher, collecter tout ce qui est lié à lui : sang, salive, écailles, tout l’intéresse.
Cette attitude met Dora-chan très mal à l’aise, au point que le petit dragon développe une véritable aversion pour lui.
Malgré l’adoration d’Elrand, les sentiments ne sont pas réciproques.
Pour Dora-chan, Elrand est « effrayant, collant et extrêmement bizarre ».
Relation avec Gon-ji, le vieux dragon antique
Lorsque Elrand apprend que Mukouda a conclu un pacte avec un dragon antique surnommé Gon-ji, il perd complètement pied.
Il présente sa démission de maître de guilde aux bureaux centraux sans même prévenir son adjoint Ugor, puis part comme un fugitif pour rejoindre la maison de Mukouda.
Il passe environ un mois chez Mukouda après le retour de Gon-ji, dans l’espoir d’observer les dragons au quotidien.
Il multiplie les demandes absurdes, allant jusqu’à réclamer du sang, de la salive ou d’autres fluides de Gon-ji pour ses « recherches ».
Gon-ji finit par lui dire clairement :
« Tu es une nuisance. Tu es collant, tu demandes mon sang, ma salive, c’est tellement répugnant que j’ai sérieusement envisagé de te désinfecter avec un souffle de dragon. »
Ce n’est qu’à ce moment-là que Elrand semble enfin comprendre qu’il est véritablement détesté.
Relation avec Ugor
Ugor est le vice-maître de la guilde de Dran.
C’est lui qui gère la véritable administration de la guilde, notamment toute la paperasse qu’Elrand déteste.
Elrand lui délègue systématiquement les tâches administratives, et même la plupart de ses responsabilités de maître de guilde.
En retour, Ugor le gronde, le recadre et n’hésite pas à lui imposer des sanctions internes.
Elrand ne peut absolument pas lui tenir tête, ni sur le plan moral ni sur celui de l’organisation.
Lorsque Elrand tente de déserter la guilde pour suivre Mukouda et ses dragons, Ugor fait partie des personnes qui orchestrent sa capture et sa réintégration forcée.
Relation avec Jörgen
Jörgen est un haut elfe et le grand-oncle d’Elrand.
Il possède une autorité naturelle et une puissance magique telles qu’Elrand ne peut pas vraiment lui résister.
Lorsqu’Elrand, après la dissection du Léviathan, tente de foncer seul de la capitale à la ville de Carerina pour « rendre une épée magique » à Mukouda et revoir les dragons, Jörgen l’intercepte.
Il lui inflige une sévère correction, autant physique que magique.
Avec l’aide d’Adela, d’Ugor et de d’autres, il l’enferme dans une pièce protégée par une barrière magique si puissante qu’Elrand ne pourrait pas la rompre, même si tous les mages qui l’ont tissée étaient ivres morts.
Elrand y est littéralement « rééduqué » à coups de poings tout en étant forcé de travailler pour la guilde de Carerina, avant d’être reconduit à la capitale.
Relation avec Rodolfo
Rodolfo était membre de l’ancien groupe d’aventuriers « Soleil Radieux » avec Elrand.
Il est l’un des rares à comprendre réellement le fonctionnement de son esprit.
C’est Rodolfo qui informe Elrand que la troupe de Mukouda a vaincu un dragon terrestre et que Dora-chan se trouve parmi eux.
Cette information déclenche la rencontre entre Elrand et Mukouda, et ouvre la voie à toute la série de péripéties draconico-administratives qui s’ensuivent.
Gestion de la guilde
En théorie, Elrand est le maître de la guilde des aventuriers de Dran, une des guildes les plus importantes du royaume en raison de la présence du grand donjon de la ville.
En pratique, il fuit autant que possible les tâches administratives.
Toute la gestion quotidienne, la tenue des registres, les rapports et la logistique sont principalement assurés par son adjoint Ugor.
Elrand préfère dépenser son temps à faire de la recherche sur les monstres, à étudier des documents sur les dragons ou à traquer les occasions de voir ces créatures de près.
Malgré cela, il remplit une fonction importante : il mémorise les informations concernant les groupes d’aventuriers de haut rang de passage à Dran.
En cas d’urgence, il sait qui appeler et comment les mobiliser rapidement.
Compétence administrative vs. comportement
Sur le plan strictement professionnel, Elrand est reconnu comme compétent.
Son sens de l’organisation, sa mémoire et son expérience en font un excellent maître de guilde lorsqu’il accepte de s’investir.
Le problème vient de ses décisions impulsives liées aux dragons.
Par exemple, il a un jour décidé seul de racheter une dent de dragon terrestre pour 2000 pièces d’or afin de la transformer en « épée de dragon », sans consultation préalable de la guilde centrale, abusant de son autorité.
Il a également abandonné son poste pour se rendre à Eivering après avoir appris la victoire de Mukouda sur un dragon rouge.
Il place ainsi « rencontrer le dragon » au-dessus de la sécurité de la guilde et de ses obligations professionnelles.
Exploration de bibliothèques interdites
Dans un ancien royaume aujourd’hui disparu, Elrand s’est infiltré dans la section restreinte de la bibliothèque royale pour étudier les dragons.
Il y a recopié des documents précieux, notamment sur les dragons féeriques.
Comme le royaume en question a été détruit, l’intrusion n’a plus de conséquences légales.
Il en tire cependant une connaissance encyclopédique sur les dragons, même si certains documents se sont révélés erronés.
Par exemple, ce royaume croyait que les dragons féeriques se nourrissaient surtout de mana et de nectar de fleurs.
Dora-chan lui-même rectifie plus tard : la viande est ce qu’il préfère, même s’il est globalement omnivore.
Ligne rouge qu’il se fixait… autrefois
Au début, Elrand s’imposait une règle morale :
« Se laisser distraire par un gain immédiat au point de compromettre une future rencontre avec un dragon serait le comble de la stupidité. »
Il refusait par exemple de voler des matériaux de dragon sur lesquels il travaillait.
Il expliquait qu’un tel acte détruirait la réputation de la guilde, le conduirait à l’esclavage, voire à l’exécution, ce qu’il jugeait incompatible avec son désir de continuer à vivre pour revoir des dragons.
Effectivement, sur ce point, il n’a jamais enfreint la loi.
Il a toujours traité les matériaux de dragon avec professionnalisme, sans détournement.
Cependant, cette « ligne rouge » se fissure lorsque des dragons vivants deviennent plus régulièrement accessibles via Mukouda.
Sa poursuite de Gon-ji, sa démission non autorisée et ses départs impulsifs montrent qu’il est prêt à sacrifier presque tout pour rester près de eux.
Dissection d’un dragon terrestre
Après des décennies à rêver de dragons, Elrand parvient enfin à disséquer de ses propres mains un dragon terrestre, exploit rendu possible grâce à Mukouda et sa troupe.
Il y consacre trois jours entiers, concentré et en extase quasi mystique.
En examinant le sang rouge profond du dragon, il se met à admirer la couleur au point de déclarer qu’il pourrait le contempler éternellement.
Les illustrations de cette scène, dans le roman illustré, sont réputées comme les plus étranges et les moins flatteuses, accentuant le côté dérangeant du personnage.
Les prix qu’il pratique pour les matériaux sont considérables :
Deux fioles de sang de dragon terrestre pour 300 pièces d’or.
La moitié du foie de dragon terrestre pour 1500 pièces d’or.
Une dent de dragon terrestre pour 2000 pièces d’or, rachetée sur sa décision personnelle pour en faire une épée de dragon.
Ce dernier achat est un abus avéré de sa fonction de maître de guilde, motivé uniquement par sa passion.
Priorité absolue : voir le dragon plutôt que gérer un donjon
Lorsqu’il apprend que Mukouda a vaincu un dragon rouge, Elrand décide de ne même pas retourner à Dran.
Il part directement pour la ville d’Eivering pour rejoindre Mukouda et Dora-chan.
À Eivering, il déclare sans détour que le dragon rouge est plus important que la conquête du donjon, ce qui met en colère la maîtresse de guilde locale, Nadiya.
Après des excuses, il obtient malgré tout la permission de participer à l’expédition de donjon avec Mukouda.
Cette participation marque le début de son comportement de « stalker » vis-à-vis de Dora-chan dans le donjon d’Eivering.
Son objectif secret : pouvoir disséquer immédiatement le dragon rouge si celui-ci est abattu dans le donjon, ce qu’il négocie même avec Fel, le loup légendaire.
Secrets partagés avec Mukouda
Au départ, Mukouda lui confie plusieurs secrets lourds :
L’existence de son pouvoir unique de « supermarché en ligne ».
Le fait qu’il possède un « Sceau sacré des dieux ».
Le fait qu’il détient l’épée magique Caladbolg.
Elrand, pour sa part, n’a aucune notion du concept d’« autre monde » et suppose que Mukouda est lié à une invocation de héros.
Il imagine qu’il a affaire à une sorte de héros bénit des dieux, sans comprendre toute la dimension isekai.
Malgré ses excentricités, Elrand respecte alors certaines limites et ne divulgue pas tout.
Mukouda voit en lui un allié certes pénible, mais compétent et globalement fiable.
Les secrets que Mukouda garde maintenant pour lui
Au fil du temps, le comportement d’Elrand envers Gon-ji et Dora-chan, ainsi que sa tendance à parler trop ouvertement de certains éléments, le rendent moins digne de confiance.
Il finit notamment par révéler à la guilde des aventuriers et au royaume que Fel possède quatre épées magiques, ce qui met Mukouda dans une position délicate.
À partir de là, Mukouda décide de resserrer le cercle de ses confidences.
Elrand ne sait pas que Mukouda vient d’un autre monde, ni qu’il utilise la compétence d’identification, et il ne connaît pas les détails exacts du fonctionnement de son pouvoir de supermarché en ligne.
Dans certaines configurations, seuls le maître de la guilde de la capitale, quelques hauts responsables et Willem, le maître de la guilde de Carerina, sont au courant de la véritable identité de Mukouda.
Elrand, malgré son titre, n’est tout simplement pas jugé assez fiable pour qu’on lui révèle ces vérités.
Démission sauvage et poursuites
Lorsqu’il apprend la présence d’un dragon antique dans le groupe de Mukouda, Elrand démissionne unilatéralement de son poste de maître de guilde.
Il envoie sa lettre de démission au siège de la guilde sans prévenir Ugor, puis part en douce pour la maison de Mukouda.
Ugor, aidé par plusieurs équipes d’aventuriers de rang S, se lance à sa poursuite pour le ramener.
La guilde centrale organise une véritable opération de « récupération » d’Elrand.
Finalement, Elrand est capturé et ramené de force.
La sentence tombe : une année de réduction salariale, surveillance permanente, et menace d’un avis de recherche national en cas de nouvelle tentative de fuite.
Les frais engagés pour son arrestation, incluant la rémunération de cinq équipes d’aventuriers de rang S et deux équipes de rang A pour l’escorte de la capitale, sont mis intégralement à sa charge.
Il est condamné à travailler quasi bénévolement pendant une période très longue pour rembourser ces coûts.
L’affaire Caladbolg et Carerina
Plus tard, lors de la dissection du Léviathan, Elrand tente de se rendre seul de la capitale à Carerina sous prétexte de rendre l’épée magique Caladbolg à Mukouda.
En réalité, c’est un prétexte pour s’approcher encore de Dora-chan et Gon-ji.
Il emporte lui-même l’épée, alors que l’objet devait être acheminé par la guilde selon une procédure stricte.
Son geste frôle le vol d’artefact magique, mais le délit est finalement suspendu car il est intercepté à temps.
Jörgen, Adela, Ugor et Moira le neutralisent, le ligotent et l’enferment dans une chambre protégée par une barrière magique qu’il est incapable de briser seul.
Il y reçoit une correction physique en règle (« coups de poings pédagogiques ») tout en étant forcé de travailler pour la guilde de Carerina.
Après cela, il est reconduit à la capitale pour y être symboliquement « pendu au pilori » devant la hiérarchie de la guilde.
Son cas devient un exemple vivant des limites à ne pas franchir, même pour un maître de guilde.
Gourmet elfe et échec en cuisine
Comme tous les elfes à longue vie, Elrand possède un palais extrêmement exigeant.
Il a goûté à d’innombrables plats au fil des siècles.
Lorsqu’il mange pour la première fois le gyûdon préparé par Mukouda, il déclare que c’est le meilleur plat qu’il ait jamais mangé de toute sa vie.
Il admet aussi qu’il serait incapable de cuisiner quelque chose d’aussi délicieux lui-même.
Il développe alors une véritable dépendance à la cuisine de Mukouda et aux ingrédients du « supermarché en ligne ».
Cependant, il ne progresse pas en cuisine ; il reste entièrement dépendant de Mukouda pour ses expériences gastronomiques d’exception.
Vie amoureuse
Elrand a été marié dans le passé, mais son épouse a fini par le quitter.
Il reste donc un elfe divorcé et célibataire, probablement en partie à cause de son caractère excentrique et de sa passion envahissante pour les dragons.
Sa position de maître de guilde dans une grande cité-donjon implique qu’il était autrefois très bien considéré et sans doute très convoité.
Mais entre son obsession draconique, ses démissions intempestives et sa tendance à tout sacrifier à sa passion, il n’est pas exactement le partenaire le plus stable qui soit.
Installations non désirées chez Mukouda
Après que Mukouda ait conclu son pacte avec Gon-ji, Elrand s’invite littéralement chez lui.
Il y reste environ un mois, collé aux dragons, ignorant pratiquement toutes les limites de la politesse.
Plus tard, après la dissection du Léviathan, il tente à nouveau de se rendre chez Mukouda, toujours sous un prétexte fragile.
Ces intrusions répétées conduisent Mukouda à prendre ses distances avec Dran et à éviter autant que possible la présence prolongée d’Elrand dans sa demeure.
Donjon de Dran
Le donjon de Dran est au cœur de la carrière d’Elrand.
Pendant sa période au sein du groupe « Soleil Radieux », Elrand n’avait jamais réussi à atteindre et vaincre le boss ultime de ce donjon.
Ce n’est qu’après sa retraite, grâce à l’aide de Mukouda et de ses familiers, qu’il associe enfin son nom à une réussite majeure dans ce domaine.
Il reste néanmoins surtout célèbre pour avoir été celui qui a promu Mukouda au rang A grâce à sa conquête du donjon de Dran.
Donjon d’Eivering
Elrand connaît le donjon d’Eivering depuis sa jeunesse, lorsqu’il y avait renoncé au 17e étage avec « Soleil Radieux ».
À l’époque, ils ne disposaient pas de moyens efficaces pour vaincre les morts-vivants du 18e étage.
Plus tard, après avoir appris la défaite du dragon rouge, il rejoint Mukouda à Eivering.
La maîtresse de guilde Nadiya accepte qu’il descende dans le donjon avec la troupe de Mukouda, et il finit par vivre avec eux sa première conquête complète de ce donjon.
Pour lui, cette victoire a un goût particulier : elle mêle accomplissement d’aventurier et proximité avec Dora-chan et les dragons.
Mais elle marque aussi le début de son comportement de « stalker » assumé, ce qui finit par agacer sérieusement tout le monde autour de lui.
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