Lana Colette est une jeune demoiselle baronne et marchande en herbe apparaissant dans le roman de fantasy Secrets of the Silent Witch, où elle est la camarade de classe et la seule véritable amie de Monica Everett à l’académie Serendia.
Nom complet : Lana Colette
Sexe : Féminin
Âge : 16 ans (au début de l’histoire)
Statut social : Demoiselle d’un baron nouvellement anobli, fille d’un grand marchand
Anniversaire : Quatrième jour de la quatrième semaine du mois de Midi d’Hiver (équivalent au 25 janvier)
Lieu d’études : Académie Serendia, section supérieure, 2e année
Amitié clé : Unique meilleure amie de Monica Everett
Goûts alimentaires : Aime les chaussons frits (type de tourte frite) et les gâteaux aux baies
Aliments détestés : Céleri
Projet d’avenir : Fonder sa propre maison de commerce dans la ville portuaire de Southndor, spécialisée dans les artefacts magiques
Lana Colette est une élève de deuxième année de la section supérieure de l’académie Serendia, prestigieuse école pour enfants de la noblesse.
Elle est la fille d’un grand marchand dont la richesse colossale a permis l’achat d’un titre de baron, ce qui fait d’elle une demoiselle baronne issue d’une noblesse récente.
En tant que fille de marchand, Lana est extrêmement au fait des tendances, que ce soit en mode, en objets de luxe ou en nouveautés diverses.
À l’académie, elle est la camarade de classe de Monica Everett (initialement connue sous le nom de Monica Norton) et devient rapidement son unique amie et, plus tard, sa meilleure amie.
Après ses études, elle projette de créer très jeune sa propre maison de commerce dans la principale ville portuaire du royaume de Ridill, Southndor.
Elle compte y vendre principalement des artefacts magiques, mais prévoit d’élargir sa gamme et de s’investir dans de nombreux domaines liés au style de vie.
Lana naît peu après l’anoblissement de son père, à qui l’on a accordé le titre de baron en récompense de sa contribution majeure au développement de la ville où ils vivent.
Elle grandit donc dès sa naissance en tant que demoiselle baronne, mais dans une famille encore fraîchement intégrée à la noblesse.
Dès sa petite enfance, elle est entourée de luxe : robes dernier cri, accessoires raffinés, produits de la plus haute qualité.
Vu de l’extérieur, beaucoup la considèrent comme une “heureuse jeune demoiselle” qui possède tout sans effort.
Cependant, parce que sa famille est récemment anoblie, Lana côtoie encore beaucoup de roturiers, en particulier dans les milieux marchands.
Ses tenues extravagantes et son style ostensiblement riche la font souvent paraître “prétentieuse” ou “vantarde” aux yeux de son entourage, ce qui la conduit à une forme de solitude sociale, malgré une richesse matérielle évidente.
Elle n’est pas totalement isolée : elle a un ami d’enfance, de quatre ans son aîné, avec qui un engagement de mariage a été évoqué.
Mais dans son quotidien, elle subit des murmures sur le thème de la “fille qui étale sa fortune”, ce qui accentue son complexe vis-à-vis de son origine sociale.
En entrant à l’académie Serendia, école très orientée noblesse traditionnelle et prestige, Lana espère enfin trouver des amis qui lui ressemblent par leur statut.
Pourtant, dans ce milieu où la lignée et l’ancienneté du titre comptent plus que la richesse, elle est rapidement cataloguée comme “fille sans distinction d’un baron parvenu”.
À Serendia, Lana est connue comme la “demoiselle baronne parvenue”, surnom qui reflète le mépris de certains camarades envers sa noblesse récente et sa richesse ostentatoire.
On la juge souvent comme une demoiselle au goût vulgaire, trop portée sur la mode et l’argent, et pas assez sur les traditions.
C’est dans ce contexte qu’une élève transférée, Monica Everett (sous le nom de Monica Norton à ce moment-là), arrive dans la classe et se retrouve à l’écart des autres.
Voyant Monica aussi isolée qu’elle l’a été, Lana décide, au départ par caprice et pour flatter un peu son propre orgueil, de lui “venir en aide” et de s’occuper d’elle.
Ce geste, qui devait être une démonstration de supériorité, se transforme progressivement en véritable attachement.
En la guidant dans la vie scolaire, en l’aidant pour la mode, l’étiquette et les interactions sociales, Lana découvre combien la gratitude simple et sincère de Monica lui fait plaisir.
Les autres élèves continuent parfois de la dénigrer, la traitant de “demoiselle baronne enrichie”, mais Lana choisit de ne pas s’en préoccuper.
Elle refuse de gaspiller du temps ou de l’énergie sur ce type de critiques, ce qui donne d’elle l’image d’une jeune femme sûre d’elle, presque imperméable aux ragots.
Lana est sociable, lumineuse et extravertie, avec une bonne dose de fierté.
Elle aime prendre les choses en main et a un tempérament très “grande sœur” ou “meneuse”, surtout avec les personnes plus réservées.
Elle possède un cœur doux et attentionné, particulièrement envers ceux qui, comme Monica, sont maladroits, introvertis ou peu sûrs d’eux.
Son côté “fille de marchand” la rend très pragmatique : elle a le sens des chiffres, l’œil pour la qualité et une bonne intuition des rapports humains.
Lana a cependant un défaut récurrent : tout ce qu’elle trouve beau, remarquable ou précieux (objets comme personnes), elle veut le montrer et le mettre en avant.
Elle adore “se vanter” de ce qu’elle aime, par fierté mais aussi par pur enthousiasme, quitte à parfois se brûler les ailes en provoquant jalousies et malentendus.
Cet aspect peut être agaçant pour certains, mais pour des personnes comme Monica, qui ont une faible estime d’elles-mêmes, c’est une bénédiction.
Lorsque Lana parle de ce qu’elle aime, elle rayonne, et ceux qu’elle “se vante” d’aimer se sentent soudain précieux et mis en valeur.
Même si elle est très au courant des tendances et de la mode, elle a tendance à négliger l’importance de l’histoire et de la tradition.
Cela crée un contraste comique avec l’esprit de l’académie Serendia, qui accorde une très grande valeur à la noblesse ancienne et aux usages hérités.
En termes de résultats scolaires bruts, Lana est dans la moyenne.
Ce n’est pas une prodige en magie ou en théorie, mais elle est étonnamment polyvalente et compétente dans de nombreux domaines pratiques.
En tant que fille de marchand, elle excelle en arithmétique et en gestion de comptes, compétences indispensables pour l’administration et le commerce.
Elle parle aussi assez correctement plusieurs langues étrangères, un atout pour les affaires internationales.
Elle a reçu une éducation de demoiselle de bonne famille : elle sait jouer du piano comme élément de culture générale.
Malgré la présence d’une femme de chambre pour l’assister, elle maîtrise elle-même le maquillage, la coiffure et l’habillage, signe d’indépendance et de goût personnel.
Lana possède également un sens développé du design et de l’esthétique.
Lors du festival de l’académie, où une pièce de théâtre est l’événement principal, elle est choisie comme responsable des costumes et conçoit aussi bien le style que l’exécution des tenues.
Sa polyvalence attire l’attention du conseil des élèves de la 76e génération.
Quand son nom est proposé comme membre potentiel, les discussions hésitent entre la nommer trésorière (pour son niveau en arithmétique) ou secrétaire (pour sa bonne maîtrise des langues étrangères et son écriture soignée), et elle est finalement retenue pour le poste de trésorière.
Au départ, Lana approche Monica pour satisfaire son propre orgueil, en se disant qu’elle va “prendre sous son aile” une élève isolée.
Mais elle se rend vite compte que Monica est incroyablement maladroite dans la vie quotidienne, et elle finit par lui consacrer énormément de temps et d’énergie.
Monica, de son côté, tombe très vite sous le charme de la gentillesse de Lana, qui se montre constamment attentive et prévenante.
En l’espace d’environ trois mois, les deux jeunes filles passent du statut de simples camarades à celui de meilleures amies, leur lien se rapprochant même de celui de sœurs très proches.
Il est dit que, dans sa chambre au dortoir, le nom que Monica prononce le plus souvent est “Lana”.
Même Nero, le familier de Monica, qui a habituellement du mal à retenir les noms des humains, se rappelle parfaitement celui de Lana, justement parce qu’il l’entend tout le temps.
Lorsque Monica, plus tard, fait une confession susceptible de lui attirer la haine d’autrui, Lana se sent blessée de ne pas avoir été mise dans la confidence.
Cependant, malgré sa colère, c’est elle qui va spontanément vers Monica pour lui parler et se réconcilier, preuve de la force de leur lien.
Lana tient énormément à Monica et veut avant tout la voir heureuse.
Cela inclut un intérêt très actif pour la vie sentimentale de cette dernière : elle suit de près ses relations compliquées et souhaite, autant que possible, respecter et soutenir les sentiments de Monica plutôt que de les diriger.
Grâce à Monica, Lana élargit considérablement son cercle de relations.
Elle se retrouve liée à des camarades d’autres classes comme Casey Grove, Claudia, Neil Clay Maywood et Glenn Dudley.
Avec Claudia, la première rencontre est désastreuse : leurs caractères et préjugés initiaux s’entrechoquent.
Mais au bout d’environ trois mois, elles en viennent à organiser régulièrement des thés en petit comité avec Monica, et tissent ainsi un véritable lien d’amitié.
Lana, avec sa nature sociable, sert souvent de “pont” entre Monica et les autres élèves.
Elle aide Monica à s’intégrer, et par ricochet, se crée elle-même un réseau d’amis variés dans différents milieux.
Après sa graduation à l’académie Serendia, Lana prévoit de s’installer dans la ville portuaire de Southndor, la plus importante du royaume de Ridill.
Fidèle à son héritage familial et à son talent naturel, elle veut y fonder sa propre maison de commerce.
Le cœur de son activité sera le commerce d’artefacts magiques, un marché qui nécessite à la fois sens des affaires, réseau et compréhension de la magie.
Mais elle ne compte pas s’arrêter là : elle veut développer une gamme de produits variés, mêlant utilité, esthétique et tendances.
Un de ses projets les plus personnels est la conception de robes de magicienne à la fois fonctionnelles et très mignonnes.
Elle rêve de créer des vêtements qui combinent une haute praticité magique avec un design adorable, pour transformer l’image parfois austère des mages.
Lana a d’ailleurs l’intention très claire d’habiller Monica avec ces créations, presque comme si Monica était sa muse ou son mannequin personnel.
Dans son esprit, c’est une façon de chérir son amie tout en mettant en valeur ce qu’elle conçoit elle-même.
Sous son apparence confiante et brillante, Lana porte en elle un certain complexe sur ses origines de “noble récente”.
Elle sait que le titre de baron de son père a été obtenu grâce à l’argent et au mérite commercial, et non grâce à une longue lignée aristocratique.
Ce complexe la rapproche, sans qu’elle le formule forcément, des sentiments d’infériorité de Monica face à son passé et à son talent.
Toutes deux ont des origines ou des capacités qui les isolent, et toutes deux cherchent à combler ce vide grâce à des liens affectifs.
Lana cherche à apaiser ce complexe en se rendant indispensable, en “brillant” par ses actions et en étant reconnue pour ses qualités.
Le fait que Monica, et plus tard d’autres personnes, apprécient sincèrement sa présence et ses efforts, l’aide à se réconcilier avec elle-même.
On peut dire que le plaisir qu’elle prend à “se vanter” de Monica et de ses amis est aussi une façon de se vanter indirectement de ses propres choix et de son entourage.
En montrant ce qu’elle aime, elle affirme son identité, tout en tirant une réelle joie du bonheur de ceux qu’elle met ainsi en lumière.
Lana présente une construction de personnage miroir par rapport à Barney Jones, ancien ami de Monica.
Tous deux sont les premiers à tendre la main à Monica dans un nouvel environnement, et tous deux portent des complexes sur leur naissance ou leur situation.
Comme Barney, Lana tente de combler son propre vide intérieur en s’occupant de Monica et en recevant en retour sa gratitude et son sourire.
Elle aussi aime se sentir nécessaire, aimée et reconnue.
La différence fondamentale réside dans la manière dont chacun réagit au talent de Monica.
Barney finit par ressentir un fort sentiment d’infériorité face aux capacités de Monica, ce qui le pousse à la rejeter.
Lana, au contraire, se sent fière du talent de Monica.
Elle voit les dons de son amie non comme une menace, mais comme quelque chose de magnifique dont elle peut se réjouir et s’enorgueillir.
Cette divergence d’attitude explique en grande partie la différence dans l’issue de leurs relations avec Monica.
Lana, en choisissant l’admiration plutôt que la jalousie, construit un lien durable et profond avec elle.
Lana est particulièrement gourmande en sucreries, avec une préférence marquée pour les chaussons frits (type de friandise frite fourrée) et les gâteaux aux baies.
À l’inverse, elle n’apprécie pas du tout le céleri, ce qui contraste avec son caractère sinon plutôt ouvert.
Son premier amour déclaré n’est autre que son père, à l’époque où il était encore mince et très élégant.
Enfant, elle disait carrément : “Je vais me marier avec Papa !”, ce qui montre à quel point elle l’admirait.
Il est indiqué qu’à 12 ans, la silhouette de Lana correspond globalement à celle que Monica aura à 16 ans et 9 mois.
Plus précisément, un corset que Lana utilisait à 12 ans va parfaitement à Monica à cet âge ultérieur, ce qui donne une idée de leurs morphologies respectives.
Dans l’univers de Secrets of the Silent Witch, seuls deux personnages voient leur date d’anniversaire clairement établie dans les volumes publiés : Monica Everett et Lana Colette.
Dans la version en ligne originale, seule la période approximative de l’anniversaire de Monica (et de Claudia) était connue, mais la version reliée, avec un chapitre inédit après le tome 4, dévoile précisément l’anniversaire de Monica et, à cette occasion, celui de Lana.
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