Kiroranke

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Kiroranke
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Sexe: Homme
Nom anglais: Kiroranke
Nom japonais: キロランケ
Nom chinois: 奇罗蓝克
Nom coréen: 키로란케
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🎙️ Doubleur d’anime

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Masaki Terasoma
Masaki Terasoma
Japonais(Anime、Doubleur)

🎬 Animes apparaissant

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Golden Kamuy
Golden Kamuy
Date de sortie: 9 avril 2018

Paramètres du personnage

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Kiroranke est un personnage fictif de la série de manga Golden Kamuy, ancien soldat du génie de la 7e division de l’Armée impériale japonaise, révolutionnaire d’origine tatare et aïnoue, et vieil ami du père d’Asirpa, Wilk.

Nom : Kiroranke

Nom de naissance : Yulbars (Юлбарс)

Genre : Masculin

Date de naissance : 2 août

Origine ethnique : Tatar, avec une arrière‑grand‑mère aïnoue de Sakhaline

Lieu de naissance : Région du fleuve Amour (Extrême-Orient russe)

Nationalité(s) / Appartenance(s) : Peuples minoritaires de l’Amour, Aïnous de Sakhaline, ancien sujet de l’Empire russe puis lié au Japon

Profession(s) : Ancien soldat du génie de la 7e division, partisan révolutionnaire, terroriste recherché par l’Empire russe

Langues parlées : russe, aïnou, japonais, ourilte, nivkh, lit et écrit le japonais et le russe

Nourriture préférée : Poisson, surtout les poissons de rivière

Nourriture détestée : Viande de cheval (refuse catégoriquement d’en manger)

Situation familiale : Marié à une femme très ronde, deux enfants en bas âge

Domiciles connus : région du fleuve Amour, Sakhaline, un kotan près d’Otaru à Hokkaidō

Adaptations : Voix : Masaki Terasoma ; Interprète live-action : Hiroyuki Ikeuchi

Kiroranke est un bel homme au charisme calme, reconnaissable à sa barbe fournie et à sa coiffure typique des Aïnous de Sakhaline.

Ses cheveux sont courts du front au sommet du crâne et près des oreilles, avec une longue chevelure à l’arrière, et sa barbe repousse très vite même lorsqu’il se rase.

Il dégage une impression de maturité et de force tranquille, accentuée par son expérience militaire et révolutionnaire.

Asirpa l’appelle « Kiroranke-nispa » (quelque chose comme « monsieur Kiroranke »), tandis que Yoshitake Shiraishi le surnomme « Kiro-chan ».

Kiroranke est d’un sérieux presque excessif, ce que Shiraishi résumera plus tard en disant de lui qu’il était « trop sérieux ».

Il est souvent posé et réfléchi, mais capable de décisions extrêmes lorsqu’il estime que la logique révolutionnaire ou la survie de son peuple l’exige.

Le nom « Kiroranke » vient de la langue aïnoue.

« Kiro » signifie « fort » ou « force », et « ranke » renvoie à la « partie inférieure du corps » ou au « bas du corps ».

Le sens global du nom est donc « bas du corps puissant » ou « celui dont le bas du corps est fort ».

Ce nom a été choisi avec humour, mais il s’accorde bien avec ses compétences physiques, notamment à cheval.

Son ancien nom, Yulbars, est un prénom tatar signifiant « tigre ».

Ce choix fait écho au fait que Wilk signifie « loup », formant un duo symbolique « le tigre et le loup », deux prédateurs puissants et respectés.

Kiroranke, sous son nom de naissance Yulbars, est issu d’un peuple de la région du fleuve Amour, avec des racines tatares et aïnoues.

Chez les Nanais, un peuple de cette région, le tigre est vénéré comme un dieu, et il est dit que ceux qui tuent un tigre attirent le malheur.

À seulement quinze ans, Yulbars participe à l’assassinat de l’empereur russe Alexandre II en 1881.

Il agit en tant que membre du Parti de la Volonté du peuple, une organisation révolutionnaire clandestine opposée à l’autocratie tsariste.

Aux côtés de Wilk et de Sofia Goldenhand, il devient l’un des exécutants de cet attentat à la bombe.

Après l’assassinat, il est activement recherché par la Russie et restera un fugitif pendant plus de vingt ans.

Kiroranke, Wilk et Sofia mènent une longue cavale à travers l’Empire russe et l’Extrême-Orient.

Finalement, ils passent par Sakhaline, puis Wilk et Kiroranke gagnent le Japon.

À Sakhaline, Kiroranke apprend le japonais auprès d’un photographe japonais installé à Vladivostok, Koichi Hasegawa.

Ce dernier est en réalité Tokushirō Tsurumi sous couverture, un espion de l’armée japonaise infiltré en Russie, sans que Kiroranke ne s’en rende compte.

Arrivé avec Wilk, Kiroranke s’installe à Hokkaidō, dans un kotan situé non loin de celui d’Asirpa près d’Otaru.

Il devient proche de la famille de Wilk, entretenant une relation quasi familiale avec Asirpa et sa grand-mère Huci.

Il rencontre Asirpa alors qu’elle est encore bébé, puis la revoit lors des funérailles de Wilk.

Asirpa le considère comme un ancien ami de son père et un « aîné » digne de confiance au sein de leur communauté.

Kiroranke a une femme ronde, conforme à son goût affiché pour les femmes très corpulentes, et deux jeunes enfants.

Il mène une vie apparemment paisible de chasseur et pêcheur, loin de son passé révolutionnaire, tout en gardant ses convictions.

Kiroranke s’engage dans l’Armée impériale japonaise et sert dans la 7e division comme soldat du génie.

Il participe à la guerre russo-japonaise en tant qu’ingénieur militaire.

Son expérience de génie lui donne une grande maîtrise des explosifs.

Dans le présent de l’histoire, il fabrique et emporte encore avec lui des grenades artisanales, qu’il utilise avec précision.

Kiroranke est également un excellent cavalier, habitué aux chevaux depuis l’enfance.

Il comprend finement l’état physique et émotionnel des chevaux et refuse de les traiter brutalement.

Pendant la guerre russo-japonaise, on lui confie la gestion des chevaux militaires.

En cohérence avec son amour des chevaux, il refuse de manger du cheval, au point de vomir lorsqu’il découvre avoir mangé des intestins de cheval sans le savoir.

La 7e division à laquelle il appartient n’est pas directement celle commandée par Tokushirō Tsurumi.

Au moment où il rencontre Saichi Sugimoto, Asirpa et Yoshitake Shiraishi, il a déjà quitté la 7e division et vit de nouveau dans un kotan.

Kiroranke a un sens de la camaraderie solide, mais teinté d’un calcul politique et idéologique.

Il admire profondément Wilk dans sa jeunesse, le voyant comme un révolutionnaire rationnel et déterminé.

Il entretient une relation de longue date avec Sofia Goldenhand, leader révolutionnaire et héroïne pour les partisans de la Volonté du peuple.

Ils continuent de communiquer en secret, même après la fuite au Japon.

Kiroranke a un goût marqué pour les femmes très en chair, qu’il décrit comme ayant une « bonne prise dans les bras ».

Il déclare même, en apprenant le japonais auprès de Hasegawa (Tsurumi), une phrase approximative mais claire : il aime les « femmes grosses ».

Lorsqu’il retrouve Sofia, désormais considérablement engourdie par la prison et plus corpulente qu’autrefois, il lui lance sérieusement qu’elle est devenue une « femme incroyablement belle ».

Cette remarque surprend tout le monde sauf lui, sincèrement ravi.

Il préfère le poisson à la viande, surtout les poissons de rivière, ce qui colle à sa vie de chasseur-pêcheur en milieu froid.

Mais surtout, il a un interdit personnel absolu sur la viande chevaline.

Kiroranke apparaît dans l’histoire lorsque Sugimoto, Asirpa et Shiraishi viennent pêcher un grand poisson de rivière, l’ito.

Ils le trouvent déjà en train de pêcher lui-même, ce qui semble un hasard, mais ne l’est pas.

Il approche Asirpa pour lui révéler une information capitale : le mystérieux « Noppera-bo » est en réalité Wilk.

Pour le prouver, il explique que le faux visage a utilisé le véritable nom japonais d’Asirpa, Chochibé Asuko, comme signal pour attirer des alliés, un nom que seul Wilk est censé connaître.

Kiroranke affirme également que l’or doit être rendu aux Aïnous de Hokkaidō.

Soucieux de voir ce projet se réaliser, il décide de se joindre au groupe de Sugimoto pour se rendre à la prison d’Abashiri.

Dans la troupe de Sugimoto, il devient un allié précieux grâce à sa connaissance du terrain, de la culture aïnoue et des explosifs.

Il les soutient à plusieurs reprises avec des grenades artisanales et des stratégies de guérilla.

Cependant, Sugimoto garde des doutes tenaces sur lui.

Il sent bien que Kiroranke n’a pas tout dit sur son passé ni sur ses véritables buts.

Lorsque Inkarmat rejoint le groupe, elle apporte des informations obtenues auprès de Tokushirō Tsurumi.

Elle accuse explicitement Kiroranke d’être l’un des auteurs de la première attaque pour voler l’or aïnou.

Selon ces informations, Wilk aurait été tué par Kiroranke lors de ce vol, et le Noppera-bo ne serait qu’un complice, pas Wilk lui-même.

Inkarmat le désigne ainsi comme un traître et un meurtrier potentiel.

De son côté, Kiroranke rejette ces accusations.

Il les décrit comme une manœuvre de Tsurumi destinée à semer la discorde au sein du groupe de Sugimoto.

Les tensions restent latentes, et chacun avance vers Abashiri avec une part de méfiance.

Cela prépare le terrain à la révélation brutale de la véritable nature de Kiroranke.

Plus tard, l’histoire dévoile que Kiroranke est en réalité Yulbars, un Tatar lié à la Volonté du peuple.

Cette révélation survient autour du chapitre 160 du manga.

Il est confirmé qu’il a participé à l’assassinat d’Alexandre II comme l’un des exécuteurs.

Il est considéré comme un héros par certains révolutionnaires, mais comme un criminel recherché par la Russie.

Son projet révolutionnaire ne s’est jamais éteint.

Il envisage de se servir de l’or aïnou comme d’une caisse de guerre pour financer la libération de camarades et des mouvements révolutionnaires en Extrême-Orient.

Le nom Yulbars, signifiant « tigre » en tatar, est chargé de symbolisme, surtout pour les peuples de l’Amour qui vénèrent le tigre.

Ce détail renforce l’idée que la violence contre les symboles sacrés ou le détournement du destin peut attirer la tragédie, ce qui plane sur la vie de Kiroranke.

Au cœur de la confrontation à la prison d’Abashiri, Wilk, le Noppera-bo, est enfin retrouvé en vie.

Asirpa est en mesure de confirmer qu’il s’agit bien de son père.

Alors que Wilk s’apprête à transmettre des informations sur l’or à Sugimoto et à sa fille, Kiroranke prend une décision radicale.

En secret, il donne un signal à Hyakunosuke Ogata, avec qui il s’est discrètement allié.

Ogata tire et abat Wilk d’une balle, mettant fin à toute possibilité de parole directe avec lui.

Ainsi, Kiroranke devient, par intermédiaire, l’assassin de son vieil ami.

Peu après, Inkarmat surprend une partie de la scène ou du moins comprend ce qui s’est passé.

Dans la confusion, Kiroranke la poignarde avec son makiri (petit couteau aïnou), la blessant gravement.

À ce stade, les soupçons d’Inkarmat deviennent réalité : Kiroranke a bien joué un rôle central dans la mort de Wilk.

Mais ses motivations restent encore obscures pour les autres personnages.

Après les événements sanglants d’Abashiri, Kiroranke s’enfuit avec Ogata, emmenant Asirpa et Shiraishi.

Ils se dirigent vers Sakhaline, avec l’intention de rejoindre Sofia, emprisonnée au pénitencier d’Aleksandrovsk-Sakhalinski.

Pour Kiroranke, cette traversée a un double objectif.

Il veut à la fois réveiller les souvenirs d’Asirpa liés au code des tatouages de l’or, et réunir les anciens camarades révolutionnaires.

Pendant ce voyage, il continue de se montrer protecteur envers Asirpa, même s’il la mène vers un destin lourdement chargé de politique.

Plusieurs observateurs craignent qu’Asirpa ne soit utilisée comme figure de propagande, fille de Wilk, symbole idéal pour les causes révolutionnaires.

De leur côté, Sugimoto et les autres, notamment Genjirō Tanigaki, sont déterminés à poursuivre Kiroranke.

Ils veulent récupérer Asirpa et se venger de ce qu’il a fait à Inkarmat.

Kiroranke organise l’attaque de la prison d’Aleksandrovsk-Sakhalinski pour libérer Sofia Goldenhand et ses compagnons.

Cette opération implique l’usage intensif de ses compétences d’explosifs et de guérilla.

L’attaque est un succès, et Sofia est arrachée à sa détention.

Kiroranke retrouve alors son ancienne camarade, désormais corpulente et marquée par les années de prison.

Il reste très respectueux et affectueux envers Sofia, confirmant la profondeur de leur lien révolutionnaire.

Ensemble, ils projettent de traverser la banquise et les glaces dérivantes pour rejoindre le continent russe.

C’est à ce moment que la chasse de Sugimoto et de ses alliés se rapproche dangereusement d’eux.

La confrontation devient inévitable sur les floes glacés de l’Amour.

Kiroranke, Sofia, Asirpa, Shiraishi et Ogata tentent de franchir la banquise pour regagner le continent.

Une terrible tempête de neige les surprend et disperse le groupe.

Profitant du chaos, Ogata tente de s’emparer d’Asirpa pour son propre compte.

C’est dans ce désordre que Sugimoto et ses alliés, dont Tanigaki et Otonoshin Koito, rattrapent enfin Kiroranke.

Une violente mêlée s’ensuit sur la glace.

Tanigaki, brûlant de vengeance pour Inkarmat, affronte Kiroranke et le blesse gravement avec le makiri que Kiroranke avait lui-même utilisé contre elle.

Blessé à mort, Kiroranke combat encore en utilisant ses grenades artisanales.

Il résiste un moment face à Tanigaki, Koito et Hajime Tsukishima.

Koito s’apprête à lui porter le coup de grâce.

Asirpa intervient alors et rejoint Kiroranke dans ses derniers instants.

Au moment de mourir, Kiroranke apprend d’Asirpa qu’elle a retrouvé la clé du code menant au trésor d’or.

Savoir que le voyage à Sakhaline n’a pas été inutile semble l’apaiser.

Il meurt sur la banquise, le corps reposant sur la glace formée par l’eau gelée du fleuve Amour, sa terre natale.

C’est une fin symbolique pour cet homme venu du pays du tigre, fils de l’Amour.

Shiraishi organise un « enterrement de glace » pour lui.

Il recouvre le corps de blocs de glace de l’Amour, laissant seulement un tumulus glacé sur la banquise.

Après le départ du groupe de Sugimoto, Sofia revient seule auprès de lui.

Elle dévoile son visage en retirant la glace qui le recouvre, lui fait ses adieux en silence et plante son makiri en guise de stèle sur la glace.

Kiroranke n’a jamais révélé de manière explicite et détaillée tout son plan à Asirpa ou à Sugimoto.

La seule personne qui semble en connaître l’ampleur est Sofia, restée seule avec ce secret.

Vers la fin du récit, on découvre le plan ultime de Kiroranke.

Il voulait créer un État indépendant englobant l’Extrême-Orient russe, l’île de Sakhaline et Hokkaidō : une « fédération d’Extrême-Orient ».

Ce projet visait à libérer les peuples autochtones et les minorités de la domination russe et japonaise.

L’or aïnou devait servir de base économique et militaire à ce nouvel État.

Wilk, au départ, partage cette vision.

Mais au fil du temps, après son installation à Hokkaidō et la naissance d’Asirpa, sa perspective change.

Wilk finit par juger plus réaliste de ne viser que l’indépendance ou l’autonomie d’Hokkaidō.

Il considère que défendre un territoire plus réduit est plus faisable face aux empires russe et japonais.

Pour Kiroranke, cette révision est une trahison du projet d’origine et des peuples de l’Amour et de Sakhaline.

Il estime que Wilk a été « adouci » par son foyer et sa famille, que Hokkaidō est devenu sa patrie au détriment des autres régions.

Kiroranke s’emporte : selon lui, Wilk a abandonné ceux qu’ils étaient censés sauver, tandis que Sofia attend encore en Russie.

Son admiration pour le Wilk rationnel et intransigeant se transforme en déception et en colère.

Il compare alors Wilk au loup dont il tire son nom, un animal qui, affaibli, appelle la meute à le tuer pour ne pas ralentir le groupe.

Kiroranke se persuade qu’en tuant Wilk, il l’aide à mourir selon l’idéal du loup fort et noble qu’il avait admiré.

Ainsi, il considère l’assassinat de Wilk comme un acte conforme à la logique révolutionnaire et à la symbolique du loup.

Pour lui, Wilk est devenu le loup affaibli de la meute, et il se charge de l’abattre « selon la manière du loup ».

Kiroranke a un rapport presque sacré aux chevaux.

Élevé parmi eux depuis son enfance, il perçoit leurs humeurs et leur santé avec finesse.

Il refuse absolument de maltraiter un cheval, quelles que soient les circonstances.

Pendant la guerre russo-japonaise, l’armée lui confie la gestion et les soins des chevaux de guerre.

En parallèle, Kiroranke est un cavalier exceptionnel.

Il remporte même une course hippique avec aisance lorsqu’il participe à une compétition.

Cette affection pour les chevaux explique son rejet complet du cheval comme viande.

Lorsque Kano Ienaga lui sert un ragoût d’abats sans préciser qu’il s’agit de tripes de cheval, il mange d’abord sans se méfier.

Mais dès qu’il apprend qu’il s’agit de « nan-ko », un plat à base d’abats de cheval, il recrache immédiatement la bouchée.

La simple idée d’avoir mangé du cheval le révulse.

Il préfère largement le poisson, surtout le poisson de rivière comme l’ito.

Ce goût est cohérent avec sa vie dans le froid, où la pêche est un pilier de la subsistance.

Kiroranke porte un makiri, un petit couteau traditionnel aïnou.

Ce makiri est une pièce artisanale réalisée par un véritable artisan aïnou contemporain, Tetsu Kaizawa, originaire de Nibutani, dans la commune de Biratori.

Dans la fiction, ce makiri devient l’un des objets symboliques les plus importants autour de Kiroranke.

Il s’en sert pour poignarder Inkarmat lors des événements d’Abashiri.

Ironiquement, c’est ce même makiri qui lui infligera la blessure mortelle sur la banquise, lorsqu’il est frappé par Tanigaki.

Le couteau devient ainsi un lien tragique entre la victime (Inkarmat) et son agresseur (Kiroranke), puis entre Kiroranke et sa propre mort.

Finalement, Sofia dépose ce makiri sur son tombeau de glace comme un marqueur de sa tombe et de leur lutte commune.

Le makiri incarne à la fois son identité aïnoue, sa violence et sa fin.

Au sein de Golden Kamuy, Kiroranke est un personnage complexe, à la fois mentor, traître, révolutionnaire idéaliste et homme brisé.

Son évolution, de compagnon fiable d’Asirpa à assassin de Wilk, marque un tournant majeur du récit.

Certains lecteurs avaient deviné sa trahison bien avant la révélation explicite.

Dans une scène parodique inspirée de « La Cène » de Léonard de Vinci, Kiroranke est placé à la position correspondant à Judas, ce qui laissait présager son futur rôle de traître.

Sa mort sur la glace de l’Amour est chargée de symbolisme : retour aux origines, fusion avec le fleuve sacré de sa terre natale.

De plus, son nom de « tigre » et le culte du tigre chez les peuples de l’Amour donnent à sa destinée une dimension quasi mythique.

Pour Shiraishi, Kiroranke était simplement « trop sérieux », incapable de compromis ou de demi-mesure.

C’est précisément cette incapacité à lâcher son idéal initial qui le mène à tuer Wilk et, finalement, à trouver la mort.

Son véritable but, celui qu’il aurait voulu réaliser avec Asirpa, n’est jamais complètement explicité de sa bouche.

Sofia reste la seule à porter la totalité de ce secret, ainsi que la mémoire du tigre de l’Amour qu’était Kiroranke.

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(Dernière modification: 18 mai 2026 20:47)

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