Garou est un antagoniste majeur de la série de super‑héros « One Punch Man », ancien meilleur disciple de Bang devenu « chasseur de héros » autoproclamé et « humain‑monstre », dont l’objectif est de se transformer en absolu mal pour renverser la logique de justice qu’il juge injuste.
Nom : Garou
Sexe : Masculin
Âge : 18 ans
Taille : 177 cm
Alias : « Humain‑monstre », « Chasseur de héros », « Garou éveillé », « Garou – Terreur cosmique »
Style de combat principal : Poing Fluide Destructeur de Roche (流水岩砕拳)
Ancien maître : Bang (Silver Fang)
Statut : Ancien meilleur disciple de Bang, criminel recherché par l’Association des Héros, cible d’approche de l’Association des Monstres
Doublage : Voix adulte : Midorikawa Hikaru (version animée japonaise) ; voix enfant : Mano Ayumi
Garou est un jeune homme qui, enfant, a été forcé de jouer le rôle du monstre dans les jeux de « héros » de ses camarades.
Cette expérience d’harcèlement l’a convaincu que, dans ce monde, le monstre perd toujours, peu importe ses efforts, et que la justice des héros est profondément injuste.
Devenu adulte, il se proclame lui‑même « monstre » tout en restant humain et se lance dans une croisade de « chasse aux héros ».
Il rejette les héros obsédés par les classements, critique leur hypocrisie, et souhaite devenir un mal absolu plus terrifiant que n’importe quel monstre afin de faire cesser les brimades et les conflits, assumant le rôle de « mal nécessaire ».
Malgré ce credo, Garou possède une forte empathie envers les faibles.
Il protège le garçon Tareo, refuse de tuer des civils et, même en pleine chasse aux héros, évite systématiquement les meurtres, ce qui lui vaut d’être jugé « à moitié monstre » par certains véritables monstres.
Enfance et traumatisme
Enfant, Garou était un garçon discret et réservé, loin de l’image de brute qu’il affichera plus tard.
Dans sa classe, le populaire Tacchan l’invite à jouer aux héros, mais lui impose de force le rôle de monstre, ce qui devient le prétexte à le frapper et l’humilier sans cesse.
Lorsque Garou tente de se défendre et de dénoncer Tacchan, ni les autres élèves ni le professeur ne le croient.
Pour eux, la parole de l’enfant populaire vaut plus que celle du « perdant » marginal, ce qui ancre chez Garou l’idée que la majorité et le favori gagnent toujours.
Il projette alors son vécu sur les séries de tokusatsu pour enfants : dans ces histoires, les monstres sont condamnés à perdre, peu importe leur point de vue.
Garou se met à s’identifier à ces monstres : faibles, honnis, destinés à être battus au nom d’une justice de façade.
Peu à peu, il renonce à son propre désir de devenir un héros.
Il en vient à croire qu’il n’existe pas de « vrai héros » animé d’un désir sincère de protéger les faibles, seulement des justiciers profitant de leur statut.
C’est pourtant en secret qu’il garde l’espoir de rencontrer un véritable héros.
Mais en attendant, il décide de devenir l’antithèse de cette justice truquée : un « humain‑monstre » qui traque les « faux héros » et brise la structure qu’il juge injuste.
Entrée chez Bang et talent martial
Adolescent, Garou rejoint le dojo de Bang, célèbre maître du Poing Fluide Destructeur de Roche.
Dès sa première apparition, il impressionne tous les élèves, dont Sour Face, en brisant sans effort plusieurs dizaines de tuiles en céramique.
Son talent brut en arts martiaux est évident, et il gravira vite les échelons pour devenir le meilleur disciple de Bang.
On comprend qu’il n’est pas devenu fort grâce au dojo uniquement : depuis l’enfance, il s’entraînait seul pour ne plus être une victime.
Cependant, son tempérament rebelle et sa vision radicale du monde l’amènent à causer un incident grave au dojo.
Bang, incapable de le stopper autrement, l’affronte et le bat, puis le bannit, ce qui marque la rupture entre maître et disciple et pousse Garou davantage encore vers sa voie de « monstre humain ».
Déclaration de guerre aux héros
Garou réapparaît lorsqu’il répond à un rassemblement de criminels convoqué par l’Association des Héros.
Là, il se présente ouvertement comme « monstre », annonce qu’il va s’en prendre aux héros, puis écrase d’un seul coup d’innombrables criminels et héros A‑rang, prouvant qu’il n’est pas un simple marginal.
L’Association des Héros le classe comme « humain‑monstre » et publie un avis de recherche à son nom.
De son côté, l’Association des Monstres le remarque également et cherche à le recruter, voyant en lui un atout stratégique.
Garou entame alors sa « chasse aux héros » pour faire connaître sa force et son concept d’« absolu mal ».
Il bat notamment Tanktop Master, son équipe de Tanktopper, et le héros sans permis Cycliste sans Permis, déclenchant une vague de panique parmi les héros de haut rang.
Chasse aux héros et comportement ambigu
Garou cible de préférence les héros bien classés (rang A et plus) afin de se mesurer aux plus forts et de se faire un nom.
Il affronte par exemple Death Gatling et plusieurs héros A et B, sortant victorieux malgré des blessures extrêmes.
Face au cyborg démoniaque Genos, il est mis en grande difficulté.
Mais l’intervention de Bang, mandaté par l’Association des Héros, lui évite d’être réellement capturé au prix d’un nouveau passage à tabac.
Garou accepte régulièrement de lourds dégâts, mais chaque combat le rend plus fort.
Il admet lui‑même que, sans les interventions extérieures, certains résultats auraient pu être inversés.
L’Association des Héros remarque que, bien qu’il envoie les héros à l’hôpital, il ne les tue jamais.
À l’inverse, contre les monstres, Garou se montre impitoyable, les abattant sans hésitation.
Il intervient également pour protéger des innocents au fil de ses déplacements.
Lorsqu’il rencontre Tareo, un garçon moqué pour son physique, il le sauve de ses agresseurs et lui explique que la seule solution pour échapper au harcèlement est de devenir plus fort.
Cette attitude, mêlant violence extrême, mépris pour les institutions et protection des faibles, donne à Garou l’allure d’un véritable anti‑héros.
ONE, le créateur, a expliqué qu’il imaginait Garou comme un « jeune loup », sauvage, blessé mais plein de potentiel.
Tareo occupe une place centrale dans l’évolution de Garou.
Ce garçon, harcelé et ridiculisé, est un miroir de l’enfant que Garou a été.
Au début, Garou le surnomme « gamin moche » et garde ses distances, par refus d’assumer ce côté protecteur.
Cependant, il ne peut s’empêcher de l’aider, de lui expliquer la brutalité du monde et l’importance de gagner en force.
Dans un affrontement avec Death Gatling et plusieurs héros, Garou, déjà grièvement blessé, continue de se battre pour éviter que les tirs ne touchent Tareo caché derrière lui.
Il détourne toutes les balles de la mitrailleuse, prouvant que même au cœur de sa « chasse aux héros », il reste guidé par un instinct de protection.
Quand Tareo le voit ainsi écraser les héros, il est tout d’abord effrayé, croyant voir un véritable monstre.
Plus tard toutefois, il comprend que Garou se bat en réalité pour protéger des gens comme lui, et il finira par le considérer comme un « vrai héros ».
Cette dualité – monstre autoproclamé, mais protecteur des faibles – sera au cœur de la confrontation finale avec Saitama.
Tareo sera aussi la clé de la prise de conscience de Garou sur ce qu’il veut réellement être.
Style et progression
Garou est un génie du combat rapproché.
Son style de base, le Poing Fluide Destructeur de Roche de Bang, repose sur des mouvements extrêmement souples permettant de dévier et dissiper la force adverse.
Garou pousse ce principe plus loin en « absorbant » tout style rencontré.
Lorsqu’il combat Bomb, le frère de Bang, il assimile rapidement la technique du Poing Tranchant du Vent (旋風鉄斬拳) et la combine avec son style d’origine.
Il crée ainsi le Poing Dragon Tueur Croisé, une attaque hybride combinant à gauche le Poing Fluide Destructeur de Roche et à droite le Poing Tranchant du Vent.
Cette technique lui permet de percer la défense surhumaine de Chougoukin Kurobikari, héros S‑rang dont le corps est comparé à un acier vivant.
Au fil de ses combats, Garou assimile mentalement les techniques de nombreux autres adversaires.
En affrontant les monstres de niveau « démon », il reproduit par exemple les mouvements de la lance de Stinger, ou la détermination brute de Metal Bat pour résister à la gravité écrasante de Gyoro Gyoro.
Son style devient progressivement un assemblage de multiples écoles :
– Poing Fluide Destructeur de Roche (Bang)
– Poing Tranchant du Vent (Bomb)
– Diverses formes de poings et contre‑attaques inspirées de héros et monstres rencontrés.
Cette capacité à apprendre et s’adapter à vitesse folle est sa plus grande arme.
Combinée à un physique qui se renforce à chaque survie à la frontière de la mort, elle lui permet de franchir les limites humaines et de dériver vers une forme de monstrification.
Faiblesses relatives
Garou n’est pas invulnérable comme Saitama.
Contre des combattants de style quadrupède comme Banken Man ou un monstre géant comme le chien monstrueux Pochi surdéveloppé, son style centré sur l’humanoïde peine, et il subit des défaites temporaires.
Face à de très grands techniciens comme Bang ou Orochi, qui combinent arts martiaux et puissance monstrueuse, Garou se trouve parfois « étouffé » sur son propre terrain.
Toutefois, comme toujours, chaque défaite alimente sa progression et l’amène à revenir plus fort.
Garou, affaibli, est un temps capturé ou ramené dans l’antre de l’Association des Monstres.
Il y rencontre Gyoro Gyoro, cerveau tactique de l’organisation, et le chef Orochi.
Gyoro Gyoro veut faire de Garou un officier de haut rang de l’Association des Monstres.
Pour prouver sa monstruosité, on lui propose un test : assassiner au moins un héros capturé.
Pour Garou, cette condition est inacceptable.
S’il accepte le rôle de « monstre », il refuse néanmoins de devenir un simple tueur de héros pris au hasard pour satisfaire l’ego d’une organisation.
Cette divergence de vision le met immédiatement en conflit avec l’Association des Monstres.
Garou considère que son « absolu mal » doit être une entité solitaire, au‑dessus des monstres comme des héros.
La décision d’incarner l’absolu mal
Après une accumulation de combats contre des héros de rang S et des monstres de niveau « dragon », Garou franchit une limite.
Enfoui dans les décombres après son duel contre Chougoukin Kurobikari, il réfléchit à son idéal : devenir un « absolu mal » que ni héros ni monstres ne peuvent vaincre.
Cette décision ferme déclenche sa véritable « éveil ».
Son corps se déforme : sa silhouette se rapproche d’un démon, sa peau se durcit, ses membres se renforcent, et son apparence humaine devient méconnaissable.
Sous cette forme, il terrassera en un instant Spermatozoïde Doré (une forme suprême de Black Sperm).
Il renversera ensuite les héros S‑rang présents, pourtant déjà redoutables, sans presque subir de dommages.
Garou annonce alors qu’il va tuer l’enfant qu’il avait pourtant sauvé, Tareo, pour prouver qu’il est désormais un vrai monstre.
Des héros tentent de s’interposer, mais sont écrasés par sa nouvelle puissance.
C’est à ce moment que Saitama intervient enfin sur la scène du combat.
Combat contre Saitama (version ONE/roman principal)
À la première rencontre directe où Garou est déjà éveillé, Saitama parle de lui comme d’un simple type en « cosplay de monstre ».
Garou, qui se veut incarnation absolue du mal, est exaspéré par ce manque de reconnaissance et sous‑estime Saitama comme un héros mineur.
Rapidement, il découvre la réalité : ses attaques n’ébranlent pas Saitama.
Il perçoit néanmoins que la maîtrise du corps de Saitama en arts martiaux est quasi inexistante, et pense y trouver une ouverture.
Il tente alors de capitaliser sur son expérience technique, en faisant évoluer encore son corps monstrueux.
Plus son apparence se déforme, plus il croit se rapprocher du monstre ultime qu’il rêvait d’être.
Mais plus il se transforme, plus sa technique martiale se dilue.
Saitama, toujours détendu, lui fait remarquer qu’il est « en train de devenir plus faible » en sacrifiant sa technique pour la monstruosité brute.
Même en enchaînant les transformations, Garou n’y peut rien.
Saitama finit par le battre sans jamais être réellement en danger.
Après sa défaite, Garou est mis à terre, brisé, face à un groupe de héros qui réclament son exécution.
Parmi eux, Sweet Mask est particulièrement vindicatif, voyant en Garou un symbole qui doit être effacé pour préserver l’image des héros.
Saitama refuse de porter le coup fatal.
Garou s’emporte alors, expliquant que cette « pitié sélective » ne fait qu’accroître l’injustice : certains criminels sont sauvés, d’autres non, selon l’humeur des héros.
Il développe sa théorie :
– La « paix » imposée par les héros produit en sous‑main de nouvelles injustices.
– Seul un mal absolu, impossible à vaincre, qui ôte toute marge de manœuvre, pourrait réunir l’humanité face à lui, permettant une véritable union et donc une paix durable.
Garou demande alors à Saitama la nature de sa propre motivation héroïque.
Il s’attend à une réponse noble ou tragique, reflet d’un engagement profond.
Saitama répond simplement : « Par hobby ».
Cette réponse désinvolte détruit les repères de Garou : comment un homme sans « mission sacrée » peut‑il le surpasser ?
Là où Garou a sacrifié tout son être à sa cause, Saitama n’a rejoint le concept de « héros » que pour s’amuser.
Garou hurle alors : « Ce n’est pas ça, un héros ! », refusant d’admettre qu’un tel individu puisse incarner la force suprême.
C’est le déclic pour Saitama, qui comprend enfin Garou.
Il voit que Garou, malgré ses discours sur le mal, évite systématiquement les meurtres, protège les enfants, et réfléchit intensément à ce que signifie « être un héros ».
Saitama pointe alors la vérité : Garou voulait en réalité devenir un héros.
Ne se croyant pas digne, il a choisi la voie de « monstre » comme compromis, ou plutôt comme fuite.
Garou, confronté à cette analyse, perd complètement confiance en lui.
Son idéal d’absolu mal s’effondre, et son désir de vivre semble disparaître, au point où il accepte presque joyeusement l’idée d’être tué par Bang, son ancien maître.
Alors que les héros s’apprêtent à exécuter un Garou affaibli, Tareo intervient et s’interpose.
Il déclare devant tout le monde que Garou est pour lui un « vrai héros », celui qui l’a protégé quand personne d’autre ne le faisait.
Ce témoignage bouleverse Garou.
Il réalise que tous ses combats, même en se prétendant monstre, ont servi à protéger exactement le type de personne qu’il voulait sauver : l’enfant harcelé, sans défense.
Saitama, voyant cette scène, dit à Garou : « Tu m’as appris qui tu es vraiment. »
Face à cette reconnaissance, Garou retrouve une lueur de volonté, se relève et disparaît en un instant, comme s’il venait de trouver son « prochain objectif ».
Dans la version ONE, c’est le point de bascule vers une possible rédemption héroïque pour Garou.
Dans la version remaniée par Murata (le manga remake), cette évolution sera encore plus développée, avec l’arc de la Terreur Cosmique.
Contact avec « Dieu » et nouvelle forme
Dans la version dessinée par Murata, l’histoire diverge après la défaite face à Tanktop Master.
Plus tard, au moment où Garou lutte contre Saitama et frôle le désespoir, une entité surnommée « Dieu » l’approche.
Sous l’apparence de Bang, cette entité tend à Garou une main porteuse de puissance.
Garou comprend le subterfuge, refuse, mais effleure malgré lui cette main.
Ce simple contact suffit pour qu’« un pouvoir divin » lui soit imposé.
Garou se transforme alors en « Garou – Terreur Cosmique », une forme où son corps devient sombre, strié de constellations, de motifs de galaxies et d’étoiles.
Cette forme combine son génie martiale et une compréhension intuitive des forces fondamentales de l’univers.
Garou arrive même à repousser partiellement l’influence mentale de « Dieu », grâce à sa volonté et à ses principes de « flux » dérivés du Poing Fluide Destructeur de Roche.
Niveau de menace et aptitudes destructrices
Sous cette forme, Garou se présente comme une « menace de niveau Dieu ».
L’Association des Héros n’a pas le temps de le catégoriser officiellement, mais tout dans ses exploits indique une puissance au‑delà du niveau « dragon ».
Il peut reproduire des phénomènes nucléaires avec ses coups de poing, déclenchant des réactions de fission comparables à des attaques nucléaires.
Il utilise aussi des « sursauts de rayons gamma » – des explosions cosmiques – comme attaques à distance, capables de rayer des régions entières de la carte.
Garou peut se mouvoir sans difficulté dans le vide spatial, à l’image de Saitama.
Il émet constamment un niveau de radiation suffisant pour tuer les humains et affaiblir rapidement les héros autour de lui, même sans les toucher directement.
Plus inquiétant encore, il peut copier à la perfection les techniques de ses adversaires.
Cela inclut les portails dimensionnels et même, à terme, les « coups sérieux » de Saitama, qu’il reproduit via sa compréhension du flux et son mimétisme.
Lors de leur affrontement le plus intense, un choc entre son poing et celui de Saitama provoque une explosion si massive que des centaines de planètes et d’astres à proximité sont effacés.
Pour qu’une telle collision ne détruise pas la Terre, il faut l’intervention active de Blast et de ses alliés, qui tentent de détourner l’énergie.
Combat cosmique contre Saitama
Exilé brièvement sur un satellite de Jupiter avec Saitama, Garou croit prendre l’avantage grâce à sa compréhension des arts martiaux et des pouvoirs reçus de « Dieu ».
Il ouvre des portails, attaque de tous côtés et copie les coups de Saitama pour tenter de le surpasser.
Saitama, tenu par sa promesse à Tareo de « stopper » Garou plutôt que de le tuer, combat longtemps avec une seule main, l’autre tenant fermement le cœur‑énergie (core) de Genos.
Même ainsi, il commence à évoluer au cours du combat, son pouvoir augmentant à chaque échange, comme si sa croissance dormante se réveillait.
Garou finit par tenter de fuir vers la Terre pour échapper à l’affrontement direct.
Saitama, dans un moment resté célèbre, utilise… un pet pour propulser son corps en avant, rattraper Garou et le projeter de nouveau vers la planète.
Sur Terre, Garou constate que toutes ses options sont épuisées.
Il a perdu en puissance relative, en maîtrise, et surtout en conviction.
Il demande à Saitama de l’achever.
Mais Saitama refuse et lui rappelle la demande de Tareo : ne pas le tuer, mais l’arrêter.
Prise de conscience, culpabilité et rédemption par le temps
Quand Garou réalise que les radiations qu’il émet ont déjà tué Tareo dans la timeline présente, il s’effondre.
Il prend agressivement conscience qu’il a détruit précisément ce qu’il voulait protéger.
Saitama, furieux de la mort de Genos et attristé par celle de Tareo, se montre pourtant prêt à comprendre les motivations de Garou.
Garou, voyant que Saitama lui aussi avait un « Tareo » en la personne de Genos, tente de se racheter d’une manière extrême.
Il pousse son mimétisme au maximum pour que Saitama copie ses propres gestes.
L’idée est d’utiliser la capacité de Saitama à toujours surpasser l’autre pour lui faire maîtriser le pouvoir divin sans l’intervention de « Dieu », et ainsi lui permettre de remonter le temps.
« Dieu », furieux, tente alors de retirer sa puissance à Garou en le transformant en une statue de sel.
Mais grâce au processus déjà engagé, Saitama parvient quand même à remonter le temps jusqu’au moment où Garou allait libérer ses radiations.
Dans cette timeline réécrite, Saitama arrive au moment critique et frappe Garou d’un « coup zéro » avant qu’il ne puisse devenir Terreur Cosmique.
Garou est vaincu proprement, sans qu’aucune des horreurs de la timeline précédente ne se produise.
Le Garou de cette nouvelle ligne du temps n’a aucun souvenir de ces événements.
Cependant, le Garou qui a vécu la timeline funeste apparaît comme une sorte d’ombre ou de spectre devant Tareo inconscient, l’orientant vers le « vrai » Garou pour qu’il puisse le sauver de lui‑même.
Après la destruction de l’Association des Monstres et la fin de la crise, Garou disparaît un temps.
Les rumeurs le disent mort, mais il a en réalité choisi de se retirer pour s’entraîner et réfléchir.
King le retrouve un jour dans un « terrain d’entraînement au bout du monde », en pleine ascèse sous une cascade en montagne.
Cette scène montre que Garou n’a pas abandonné l’idée de devenir plus fort, mais cherche désormais une autre direction pour cette puissance.
Garou travaille ensuite comme journalier dans une société de déménagement.
Lors d’un de ces petits boulots, il est attaqué par Suiryu, désormais membre de Neo Heroes, venu l’arrêter pour ses anciens crimes.
Ce qui est révélateur, c’est que Garou, bien plus fort que Suiryu, le neutralise sans vraiment riposter.
Il fait tout pour éviter les dégâts sur le camion, sur ses collègues et sur les biens transportés, manifestant une retenue nouvelle.
Découvert, il est renvoyé de son job, perdant encore une occasion de vie normale.
Plus tard, on le voit sur un chantier, détruisant en chemin une armée de robots qui envahit la ville, tout en essayant de continuer son travail.
Il lâche alors une phrase significative : « Si tout pouvait se résoudre simplement en se battant, ce serait tellement plus facile. »
Ce commentaire montre qu’il a pris du recul sur sa vision passée, où il croyait que combattre les héros suffirait à éradiquer l’injustice.
Dans une étape suivante, Bang, désormais à la retraite, retrouve Garou et décide de l’accompagner.
Ensemble, ils effectuent un pèlerinage de rédemption : excuses aux victimes, visites aux lieux de ses crimes, coopération avec la justice sous la forme d’un programme de réinsertion.
Garou devient « petit disciple » dans le dojo de Bang restauré, non plus comme élu arrogant, mais comme pénitent.
Bang envisage même d’introduire Garou à l’Association des Héros en tant que successeur, ce qui ouvrirait la porte à un futur statut de héros officiel.
Garou incarne plusieurs thèmes majeurs de « One Punch Man » :
– La critique d’une justice institutionnalisée, plus obsédée de popularité que de protection réelle.
– La question du monstre : est‑ce celui qui est appelé monstre, ou celui qui produit de l’injustice sous couvert de justice ?
– La résilience des victimes, et la manière dont les traumatismes peuvent mener soit à la destruction, soit à la protection.
Son parcours montre un enfant brisé qui a choisi de devenir le « monstre » pour reprendre le contrôle.
Mais ce même parcours lui prouve peu à peu que ses actions les plus satisfaisantes sont celles où il protège les faibles.
Saitama et Garou sont des reflets inversés :
– Saitama a acquis une force absolue par ennui, mais finit par chercher un sens à son héroïsme.
– Garou a construit sa force autour d’un sens (détruire l’injustice), mais doit accepter que ce sens était mal orienté.
On note également une analogie possible avec l’univers d’« Anpanman ».
Le concept d’un méchant comme Baikinman, qui force les autres à s’unir contre lui et à dépasser leurs querelles, n’est pas sans rappeler la vision de « mal absolu » que Garou veut incarner.
Les fans débattent souvent de la question : Garou ou Boros, qui gagnerait ?
Les deux ont affronté Saitama et l’ont poussé à utiliser ses « coups sérieux ».
Selon ONE, dans ses propos, Boros était clairement supérieur à l’ancienne version de Garou.
Mais l’actuel Garou éveillé, avec toutes ses capacités, se rapproche d’un « monstre quasi parfait », au point que l’auteur lui‑même hésite à trancher.
Sur le plan du style, Boros est un destructeur de masse, utilisant une énergie interne colossale, des rayons dévastateurs et une régénération hors du commun.
Garou s’appuie davantage sur la technique, le mimétisme et l’adaptation, utilisant son corps monstrueux comme vecteur.
Dans sa forme « Terreur Cosmique », dopée par « Dieu », Garou dépasse clairement Boros en termes d’exploits bruts.
Cependant, ce pouvoir ne lui appartient pas vraiment : c’est un don (ou une malédiction) externalisé, bridé par les règles de « Dieu ».
Si l’on se limite à Garou « pur », sans l’intervention divine, la réponse devient moins claire.
ONE laisse volontairement la comparaison ouverte, soulignant que Garou est surtout conçu pour brillamment dominer le corps à corps.
Garou est l’un des personnages les plus populaires de la série.
Dans le troisième sondage de popularité de la version originale, il obtient la 5e place, confirmant l’attachement des lecteurs.
Son charisme tient à plusieurs facteurs :
– Une force qui progresse à vue d’œil.
– Une philosophie cohérente, même si extrême.
– Un mélange touchant de dureté et de compassion envers les plus faibles.
Saitama remarque un parallèle entre Garou et King.
Tous deux, sans le vouloir, provoquent souvent de « bons résultats » autour d’eux, et possèdent un instinct héroïque malgré un comportement à contre‑emploi.
Par ailleurs, le passé de Bang jeune se reflète dans celui de Garou.
Bang était lui aussi un artiste martial surpuissant, violent, presque incontrôlable, avant de canaliser cette violence en justice, ce qui laisse entendre que Garou peut suivre un chemin similaire.
Dans la version Murata, on apprend que le type de femme de Garou est une actrice nommée « Ki‑ro », qui joue un ranger jaune dans une série sentai.
Elle lui rappelle sa mère, mais en plus douce, révélant qu’au‑delà de son image de monstre, Garou garde des attachements très humains.
Garou, en fin de compte, est moins le « monstre » qu’il prétend être que le produit d’un monde injuste qu’il tente de reformer à sa manière bancale.
Son arc de rédemption, commencé à travers Tareo et prolongé avec Bang, laisse largement ouverte la possibilité de le voir un jour comme un véritable héros.
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