Shiina Usami

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Shiina Usami
Chat
Âge: 16→17
Anniversaire: 17 avril
Zodiaque: Bélier
Sexe: Femme
Nom anglais: Shiina Usami
Nom japonais: 宇佐美 椎奈(うさみ しいな)
Nom chinois: 宇佐美椎奈
Nom coréen: 우사미 시이나
Nom romanisé: Usami Shīna
Je ce personnage

🎙️ Doubleur d’anime

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🎬 Animes apparaissant

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Les 100 petites amies qui t'aiiiment à en mourir
Les 100 petites amies qui t'aiiiment à en mourir
Date de sortie: 8 octobre 2023

Paramètres du personnage

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Shiina Usami est un personnage fictif du manga « Les 100 petites amies qui t'aiiiment à en mourir », présentée comme la vingt-huitième « petite amie du destin » de Rentarou Aijou et élève de deuxième année au lycée affilié à l’université Hana no Mitsu.

Nom complet : Shiina Usami

Sexe : Féminin

Âge : 16 ans au début de l’histoire, puis 17 ans

Établissement scolaire : Lycée affilié à l’université Hana no Mitsu, classe de seconde 6

Statut : 28e petite amie du destin de Rentarou Aijou, membre de la « famille Aijou »

Anniversaire : 17 avril

Signe astrologique : Bélier

Première apparition marquante : Chapitre 169 (tome 20), épisode du « Bibiin !! » et de l’entrée dans la famille

Pronom de soi : « watashi » (équivalent de « je » neutre)

Aucune taille, poids ni groupe sanguin ne sont explicitement fournis dans le texte, mais il est indiqué qu’elle est plus grande que Rentarou Aijou et la deuxième plus grande de la famille, juste derrière Yamame Yasashiki.

Shiina Usami est la 28e « petite amie du destin » de Rentarou Aijou, au sein du gigantesque harem polyamoureux appelé « famille Aijou ».

Elle est en deuxième année de lycée, dans la classe 2-6 du lycée affilié à l’université Hana no Mitsu.

Son design est classé comme « gyaru de style jirai », un style sombre et mignon à la fois, avec beaucoup de noir rehaussé de rose.

Elle est ainsi la troisième héroïne de type gyaru de la série, après Karane Inda et Aashii Kedarui.

L’un de ses traits les plus marquants est sa coupe de cheveux en forme d’oreilles de lapin, renforçant son image de « lapine noire » déformée de manière chibi dans de nombreuses cases.

C’est une grande fille, aux airs de peluche vivante, mais avec un mental incroyablement fragile sur le plan de la solitude.

Shiina Usami porte généralement des vêtements noirs avec des touches de rose, dans un style gyaru-jirai assez marqué.

Elle aime particulièrement les matières « moelleuses » comme les cardigans doux, car elles lui procurent du réconfort.

Ses cheveux sont noirs à l’origine, avec des mèches roses lorsqu’elle est en version normale d’adolescente.

Dans les flashbacks d’enfance ou lorsqu’elle est représentée en « bébé », les mèches roses disparaissent, car il s’agit de sa couleur naturelle.

Elle coiffe souvent ses cheveux en fausses oreilles de lapin : des tresses repliées et attachées avec des chouchous duveteux.

Ses « antennes » de cheveux qui encadrent son visage et la forme de ses incisives rappellent également le lapin.

Elle possède un petit lapin en peluche dans sa poche et un piercing en forme de lapin à l’oreille gauche.

La peluche est un petit gag récurrent : son expression change parfois en fonction des émotions de Shiina, comme si elle était connectée à son humeur.

Visuellement, elle est plus grande que Rentarou et, dans l’échelle de taille de la famille, elle est la deuxième plus grande, légèrement au-dessus de Mimimi Utsukushisugi et derrière Yamame Yasashiki.

Comme Tama Nekonari, qui est souvent dessinée comme un petit chat noir chibi, Shiina est régulièrement représentée sous forme de lapine noire chibi sur toute la page.

Une « ultra-sensible » à la solitude

Le trait central de Shiina Usami est son extrême peur de la solitude.

Elle se décrit elle-même comme une « ultra-grande solitaire » qui a littéralement l’impression de « mourir de solitude » lorsqu’elle est seule ou dans un espace vide.

Elle affirme souffrir de ce qu’elle appelle une « phobie de l’anti-agrégat » : elle est terrifiée par les espaces vides, les lieux où elle est seule, les situations de « petit point isolé ».

À l’inverse, elle adore tout ce qui est « serré », « plein », « bondé » : les lieux surchargés, les corps collés, les foules qui se compressent.

C’est au point où elle s’inquiète quand une étagère n’est pas remplie à ras bord et se sent mal dans un grand espace vide.

Elle aime tellement les foules qu’elle prend volontairement le train aux heures de pointe, simplement pour être compressée avec d’autres gens et sentir la densité humaine.

À l’école, elle supporte très mal de manger seule ou d’aller aux toilettes seule.

Elle préfère se retenir plutôt que de traverser un couloir vide ou de se retrouver isolée.

Cette peur de la solitude donne naissance à des répliques comme « Je vais mourir de solitude » lorsqu’elle se sent trop seule.

Même des sports individuels comme le patinage artistique lui semblent être une torture, une sorte d’« exil en Antarctique » sur une patinoire désertique.

Besoin d’attachement et difficulté avec la « bonne distance »

Malgré son désir constant d’être avec quelqu’un, Shiina a beaucoup de mal à gérer la bonne distance relationnelle.

Lorsqu’elle se fait des amis, elle devient très vite « collante » : elle répète leur prénom sans arrêt, se colle physiquement à eux et envoie des messages sans fin.

Elle peut envoyer une avalanche de messages sur les réseaux (par exemple sur Line) même lorsqu’elle n’est pas avec la personne.

C’est ce comportement qui a souvent poussé ses anciennes connaissances à prendre leurs distances, ce qu’elle vit comme un rejet très douloureux.

Paradoxalement, elle en a conscience et en souffre : elle a peur de trop en faire, d’être « lourde » et d’être détestée.

Résultat, elle finit par se retenir de nouer des liens, par peur de reproduire ce schéma, ce qui la laisse… encore plus seule.

Lorsqu’elle comprend que quelqu’un se sent oppressé par son comportement, elle ne persiste pas.

Au contraire, elle se retire, se met à culpabiliser et accepte les remarques qu’on lui fait, preuve qu’elle a une bonne dose de bon sens et de respect d’autrui.

Douceur, empathie et manière de parler

Shiina demande explicitement à ce que tout le monde l’appelle « Usa-chan », ce que la famille adopte très vite.

La plupart des membres l’appellent donc « Usa-chan » (parfois avec un suffixe de politesse) ou simplement « Usa ».

Quand elle appelle quelqu’un, elle a tendance à répéter le prénom de l’autre en boucle, comme un tic affectif.

Cela donne des dialogues où son débit affectif est à 200 %, ce qui correspond bien à sa personnalité de fille « hyper-câline ».

Elle recherche constamment la chaleur humaine, les câlins, les contacts physiques et les situations où « tout le monde est serré ensemble ».

Dans la famille Aijou, qui est très nombreuse et extrêmement tactile, elle trouve enfin un environnement parfaitement adapté à sa nature.

Si une seule personne devait porter seule sa solitude, ce serait écrasant pour elle et pour cette personne.

Mais en répartissant sa demande d’attention sur toute la famille, chacun peut la gérer, tandis qu’elle se sent entourée en permanence.

Dans un registre plus léger, lorsqu’elle joue à des jeux vidéo en ligne (comme Super Smash Bros en ligne), elle le fait aussi pour ne pas se sentir seule.

Elle discute même avec une peluche qui répète ses phrases en écho, pour simuler une conversation et remplir le silence.

Première apparition et effet de surprise

Shiina Usami apparaît pour la première fois dans le chapitre 168.

La famille Aijou est alors réunie sur le toit de l’école pour une grande séance d’échange de bromides (photos de Rentarou Aijou).

Shiina s’est glissée naturellement dans le groupe, participant à l’échange avec un naturel déconcertant.

Elle agit comme si elle connaissait tout le monde de longue date, et elle semble parfaitement au courant des personnalités, hobbies et particularités de chaque membre de la famille.

La situation est si fluide qu’aucune des filles ne parvient à verbaliser la question évidente… jusqu’à ce que Rentarou s’en mêle.

C’est lui qui finit par dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas : « Mais… c’est qui ? ».

Cette scène a choqué les lecteurs, car la série suit un rythme quasi régulier : environ tous les neuf chapitres, une nouvelle petite amie du destin apparaît et vit un moment de « Bibiin !! » avec Rentarou.

Dans ce cadre narratif, le chapitre 168 aurait dû présenter la rencontre et le coup de foudre du destin ; à la place, on a une inconnue parfaitement intégrée, totalement au courant, que même Rentarou ne connaît pas.

Le chapitre se termine sans révéler ni son nom, ni ses yeux (elle ne les ouvre pas devant Rentarou), ni son statut de petite amie du destin.

L’effet produit est un mélange de mystère, de malaise et de fascination : le lecteur n’a aucun repère et ignore si elle est une « élue » ou une simple intruse.

Le fait que le chapitre précédent ait été une pause dans la publication a renforcé la confusion, certains lecteurs ayant cru avoir raté un épisode.

Même les lecteurs de tomes reliés ont témoigné, en ouvrant le tome 20, avoir cru avoir sauté un volume tant l’introduction était déstabilisante.

Révélation et entrée officielle dans la famille

Le chapitre 169, intitulé quelque chose comme « La fille qui s’était faufilée dans la famille Aijou », apporte enfin des réponses.

Shiina se présente alors sous son vrai nom, ce qui permet le fameux moment « Bibiin !! » : Rentarou et elle se reconnaissent comme petites amies du destin.

Contrairement à certaines hypothèses de fans, il ne s’agit pas d’une petite amie qui aurait déjà croisé Rentarou plus tôt sans qu’il s’en rende compte.

Leur « étincelle du destin » se produit bien à ce moment-là, sur le toit, une fois les choses mises à plat.

Shiina raconte qu’un jour, elle a remarqué la famille Aijou : cette troupe qui se déplace toujours ensemble, se colle, se câline, se tient la main, vit dans une densité permanente.

Pour une fille terrorisée par la solitude, ce groupe soudé, bruyant et rempli d’amour ressemblait à un paradis absolu.

En les observant quotidiennement, elle a peu à peu appris leurs noms, leurs goûts et leurs relations avec Rentarou Aijou.

À force de les voir heureux ensemble, elle en est venue à penser que cette forme de polyamour n’était pas une bizarrerie, mais « la forme d’amour la plus belle du monde » pour elle.

Elle exprime clairement que, pour elle, il y a dans cette forme d’amour « plus de bonheur encore que dans un simple tête-à-tête amoureux ».

Elle ne sait pas comment le reste du monde juge ce style de vie, mais, pour elle, c’est sincèrement le modèle le plus merveilleux.

Elle finit donc par se faufiler discrètement au milieu d’eux, espérant devenir un jour l’un des « éléments de densité » de ce groupe.

Sur le toit, elle se jette finalement à l’eau et supplie Rentarou de la laisser entrer dans la famille.

Elle lui dit en substance : « Je veux faire partie de la famille Aijou… alors, s’il te plaît, sort avec moi. »

Mais lorsque Rentarou ne lui répond pas immédiatement de façon affirmative, elle interprète le silence comme un rejet.

Submergée par le sentiment d’abandon, elle s’enfuit en courant, littéralement « comme un lapin pris de panique ».

Elle file vers un train bondé, espérant calmer sa détresse en se perdant dans la foule, mais même cela ne parvient pas à apaiser complètement son angoisse.

Rentarou, fidèle à lui-même, lui court après et parvient à la rejoindre.

Il la rattrape et lui demande de l’écouter jusqu’au bout, car il n’a pas fini sa réponse.

Ils se retrouvent alors sur un quai de gare désert, contraste frappant avec la bousculade du train.

Ce décor vide renforce la sensation de solitude de Shiina, mais aussi la portée de ce que Rentarou va lui dire.

Rentarou lui explique que sa famille est « ce qu’il a de plus précieux au monde » et qu’entendre Shiina la qualifier de « plus belle forme d’amour » le touche profondément.

Il lui dit clairement qu’il veut sortir avec elle.

Cependant, il ajoute un point essentiel : il ne veut pas que la seule raison de leur relation soit « je veux entrer dans la famille Aijou ».

Il lui demande donc de bien vouloir tomber amoureuse de lui, lui, en tant que personne, et promet de tout faire pour qu’elle l’aime pour qui il est.

Pour Shiina, qui, au fil de la course-poursuite et du chaos émotionnel, s’était déjà sincèrement attachée à Rentarou, cette déclaration est un immense soulagement.

Elle réalise qu’elle aime déjà le garçon qu’il est, et pas seulement l’idée de la « densité affective » de sa famille.

Elle accepte donc pleinement sa place dans la famille Aijou, à la fois comme petite amie de Rentarou et comme membre à part entière de ce grand cocon d’amour.

Le commentaire éditorial résume la situation de façon amusée en parlant de « mise à jour de la densité maximale » : la famille devient encore plus « serrée ».

Rentarou Aijou

Rentarou Aijou est « l’homme du destin » de Shiina Usami et le centre de la famille Aijou.

La relation entre Shiina et Rentarou est particulièrement intense, car il accepte sans réserve sa nature ultra-solitaire et la rassure constamment.

Dès le début de leur relation, Rentarou lui dit que si elle commence à se retenir, à s’auto-censurer par peur de déranger, ce sera « la faute du petit ami ».

Il promet, en plaisantant, de se frapper lui-même jusqu’à ce que son visage double de volume s’il la pousse à se brider.

Résultat : Shiina se sent autorisée à laisser sortir sa nature sans filtre.

Elle envoie plus de 1000 messages par jour à Rentarou, discute avec lui de tout et de rien, et se montre extrêmement démonstrative.

Dans une période de doute où elle veut se sentir « nécessaire », elle va même jusqu’à escalader par une échelle pour se rendre dans la chambre de Rentarou chez lui.

Loin de la repousser, Rentarou est profondément attendri par cette avalanche d’affection et se sent « heureux d’être autant aimé par Usa-chan ».

Pour elle, il est à la fois un refuge, un centre émotionnel et la clé de son intégration dans la famille.

Pour lui, elle est une source inépuisable d’amour et de câlins, qu’il accueille avec un enthousiasme égal.

Mimimi Utsukushisugi

Mimimi Utsukushisugi est une camarade de niveau (elles sont toutes deux en deuxième année) mais pas de classe.

Mimimi appelle Shiina « Usa-chan-san », mélange de mignon et de respect.

Un jour, Mimimi réalise à quel point Shiina souffre de sa crainte de faire fuir les gens en étant « trop » collante.

Shiina a peur que toutes ses amitiés finissent à cause de son besoin excessif de proximité.

Mimimi lui propose alors une solution : « Si tu as besoin de déverser ta solitude sur quelqu’un, fais-le sur moi. »

Shiina prend cette proposition au pied de la lettre et passe en mode « turbo collante ».

Elle se met à répéter le prénom de Mimimi à l’infini, à la suivre partout, à lui parler non-stop en mode mitraillette affective.

Même pour aller aux toilettes, elle la suit jusqu’à la porte, et, au sommet du gag, la suit même dans la cabine, ce qui est clairement au-delà de la distance acceptable.

Mimimi, bien qu’ayant un énorme cœur, souffre physiquement de cette intensité et fait visiblement des efforts pour tenir le rythme.

Shiina, qui n’est pas insensible, remarque la tension dans le visage de Mimimi et se met à culpabiliser.

Elle tente alors de prendre ses distances, craignant d’avoir commis une nouvelle erreur de « sur-attachement ».

Mimimi, de son côté, se dit qu’elle n’arrive pas à rendre Shiina aussi heureuse que Rentarou le ferait, et qu’elle ne veut pas la voir avec ce regard triste.

Elle se tourne donc vers la famille Aijou pour leur demander de l’aide.

Grâce à la « densité affective » de la famille, Shiina est sollicitée par tout le monde, ce qui répartit sa demande d’attention et la rend plus soutenable pour chacun.

Shiina remercie ensuite Mimimi d’avoir été là pour elle et d’avoir proposé de prendre sur elle sa solitude.

Elle lui affirme que son cœur est déjà « aussi beau que celui de Rentarou », ce qui touche profondément Mimimi.

Elles restent proches, tout en corrigeant certains excès : Mimimi fait remarquer à Shiina que l’accompagner jusqu’aux toilettes est acceptable, mais que entrer dans la cabine est clairement une mauvaise gestion de la distance.

Shiina prend cette remarque en compte et s’efforce d’ajuster un peu son comportement.

Kimary Morikita

Kimary Morikita est, comme Shiina, une personne qui a eu peu d’amis et qui a du mal à calibrer la bonne distance dans une relation amicale.

Elles se reconnaissent l’une dans l’autre comme « camarades de galère en gestion de distance sociale ».

À l’initiative de Shiina, elles vont faire du shopping ensemble.

Cette sortie se transforme en moment important où elles scellent une amitié très forte, se promettant d’être « amies pour toujours et à l’infini ».

Les parents de Shiina

Les parents de Shiina apparaissent dans un chapitre bonus du tome 20.

Ils appellent leur fille « Shiina-chan », ce qui est notable car ils sont parmi les rares personnages à la désigner par son prénom plutôt que par « Usa-chan ».

Ils n’ont pas été décrits comme particulièrement solitaires ou collants, contrairement à leur fille.

Au niveau du physique, la couleur de cheveux de Shiina se rapproche plutôt de celle de son père, mais ce n’est pas un trait central du récit.

La propriétaire du restaurant de ramen

Cette femme est une tenancière de restaurant apparue initialement au chapitre 83.

Elle avait proposé un plat de ramen-challenge à la famille Aijou et s’était fait « vaincre » par leur appétit et leur détermination.

Elle revient dans le chapitre 220 avec une création culinaire extrême : les « ramen super-agrégats d’horreur ».

Ce sont des ramen couverts d’une montagne de petites crevettes ou crabes frits, formant un amas qui déclenche une forte réaction de type phobie des amas (trypophobie) chez la plupart des gens, y compris la cuisinière elle-même.

Shiina, au contraire, adore ce niveau de « densité ».

Elle engloutit le plat sans difficulté, savourant même la sensation de « remplissage » dans son ventre comme une nouvelle forme de densité rassurante.

Elle murmure, en parlant à la nourriture qui s’entasse dans son estomac, que tout cela devient « bien serré » à l’intérieur et qu’ils seront « toujours ensemble ».

La tenancière se retrouve ainsi une nouvelle fois à vivre un enfer face à la famille Aijou, et particulièrement face à la capacité d’absorption de Shiina.

Phobie de la « vacuité » et amour de la densité

Shiina est construite autour d’un contraste fort : elle ne supporte pas le vide, mais adore la saturation.

Cela vaut pour les lieux, les relations, les conversations, et même les étagères et les bols de ramen.

Les espaces vides et les situations où elle est seule déclenchent chez elle une panique de type « je vais mourir de solitude ».

À l’inverse, les lieux bondés comme les trains aux heures de pointe sont pour elle réconfortants, car elle se sent entourée et « remplie » de présence humaine.

Cette sensibilité extrême est aussi traitée de manière humoristique : sa capacité à supporter (et même à aimer) des choses que d’autres trouvent insupportables, comme les ramen à agrégats horrifiques, donne lieu à des gags mémorables.

Mais le fond reste sérieux : Shiina illustre une forme de peur de l’abandon et de besoin de contact poussé à son paroxysme.

Gestion de la distance dans les relations

Un autre thème fort est la difficulté de Shiina à trouver la fameuse « distance juste » dans ses relations.

Elle a tendance à être soit trop loin (par peur d’être lourde), soit beaucoup trop près (par peur d’être abandonnée), rarement au milieu.

Le récit utilise ce trait pour aborder la question de la communication, de la compréhension mutuelle et de l’importance de poser des limites tout en rassurant l’autre.

Les personnages comme Mimimi ou Rentarou jouent un rôle clef en l’aidant à trouver un équilibre où elle peut être elle-même sans épuiser les autres.

La famille Aijou, par sa taille et sa structure polyamoureuse, offre une solution presque idéale à son profil : la charge d’attention qu’elle demande est répartie entre de nombreuses personnes.

De ce point de vue, on peut dire que Shiina est l’un des personnages pour qui la configuration « 100 petites amies » est la plus salvatrice, à la fois sur le plan affectif et sur le plan de la santé mentale.

Rapport au nom et à l’image de soi

Shiina demande à être appelée « Usa-chan », un surnom directement tiré de son nom de famille Usami et associé à son image de lapin.

Dans la série, la plupart des personnages l’appellent toujours par ce surnom, rarement par son prénom Shiina.

Ce détail la distingue d’autres personnages dont les surnoms sont plutôt basés sur le prénom.

En dehors de quelques exceptions (comme Nanao Eiai, qui a ses propres habitudes), elle est la première petite amie à être essentiellement appelée par un surnom lié à son nom de famille.

Son propre nom semble jouer sur plusieurs jeux de mots autour de la solitude et du lapin.

On peut y voir la combinaison de « Usa » (lapin), « sa » (de « sabishii », solitaire) et d’échos phonétiques proches de « sabishii na » (« je me sens seule »), renforçant l’idée de son identité centrée sur la peur de la solitude.

On peut aussi remarquer qu’elle est la 28e petite amie à entrer dans la famille, et que 28 renversé donne 82, qui peut se lire « bunny » (lapin) dans certains jeux de prononciation.

Il est difficile de dire si tout est volontaire, mais le thème du lapin et de la solitude est clairement assumé.

Imagerie et couleur associée

Son thème visuel est le lapin (en particulier le lapin noir), avec des accessoires, des oreilles et des motifs qui reviennent sans cesse.

L’imagerie de peluche, de douceur et de moelleux est omniprésente, en contraste avec son anxiété intérieure.

Son image colorimétrique officielle n’est pas explicitement donnée dans le texte principal.

Cependant, lors d’une publication officielle sur les réseaux sociaux, l’arrière-plan utilisé pour son illustration d’anniversaire évoquait une teinte de rose très pâle légèrement violacée, proche de ce qu’on pourrait appeler « rose dragée de rose » (une couleur de bonbon, douce et pastel).

Le jour de son anniversaire a été dévoilé dans le tome 20, sous la jaquette, ce qui a fait que certains lecteurs ne l’ont appris qu’assez tard.

Une théorie plausible est que la date du 17 avril vient de son prénom : « Shi » pour 4 et « Ina » pour 17, par jeu de goro (jeu de chiffres et de lecture).

Le jour de la sortie de la mention de son nom, un autre manga populaire publiait un personnage mystérieux nommé « Usami », ce qui a permis aux fans de plaisanter sur une « connexion inter-séries ».

Certains se sont amusés à dire que les indices d’un manga étaient « résolus » dans l’autre, anecdote purement humoristique.

Le 3 mars 2025, le compte officiel de « Les 100 petites amies qui t'aiiiment à en mourir » sur X (ancien Twitter) a souhaité l’anniversaire de Mimimi Utsukushisugi.

Par erreur, le même jour, un message a semblé suggérer que c’était aussi l’anniversaire de Shiina, probablement parce que le 3 mars est parfois surnommé « jour du lapin ».

Comme son vrai anniversaire avait été révélé seulement dans le tome, plusieurs lecteurs ont pensé que cette date était canon.

Le message a ensuite été supprimé, la date officielle restant le 17 avril, qui coïncide également avec l’anniversaire du dessinateur de la série.

De nombreux fans ont commenté l’erreur de façon bienveillante, en disant que « c’était très dans le caractère d’Usa-chan de vouloir être célébrée en même temps que Mimimi ».

Cette petite confusion a renforcé l’image de Shiina comme personnage fortement associé aux lapins et à une forme de douce excentricité.

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(Dernière modification: 22 décembre 2025 23:05)

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