Natsume est une fille recluse et candidate sorcière de la série de visual novel “Le Procès des Sorcières de la Magical Girl”, connue pour sa magie de pseudo-hypnose, son mutisme quasi total et son usage d’un carnet de croquis pour s’exprimer.
Nom complet : Natsume (surnom : Anan)
Numéro de prisonnière : 660
Genre : Féminin
Taille : 145 cm
Poids : 41 kg
Date de naissance : 28 mars
Origine / Péché originel : Princesse endormie du mensonge
Situation : Candidate sorcière enfermée dans un “manoir-prison”
Passions : Écrire des romans (sans jamais les terminer)
Talents : Capacité à écrire des histoires (mais n’en a jamais terminé une)
Voix : Azusa Aoi (comédienne de doublage et illustratrice)
Natsume est décrite officiellement comme une “fille recluse”.
Elle parle très peu et communique presque exclusivement par écrit à l’aide d’un carnet de croquis.
Lorsqu’elle écrit, elle utilise la première personne “votre serviteur” et adopte un ton pompeux, presque de grand écrivain.
Ce contraste avec sa voix réelle, plus fragile et hésitante, renforce son côté décalé et attachant.
Natsume est une introvertie au caractère extrêmement réservé.
Elle est de base très mauvaise en communication et évite autant que possible le contact avec les autres.
Elle aime rester enfermée dans sa chambre à jouer à des jeux.
Quand quelque chose de désagréable arrive, elle se bouche les oreilles pour fuir la réalité, comme une enfant.
Ses standards pour se féliciter sont ridiculement bas : se brosser les dents lui suffit pour estimer qu’elle a “bien travaillé”.
Elle déteste l’effort soutenu et refuse de “se forcer” dans quoi que ce soit.
Sa façon de parler par écrit est théâtrale, grandiloquente, presque aristocratique.
Mais derrière cette pose littéraire, c’est une adolescente fragile, anxieuse, qui se protège en se coupant du monde.
Le fait qu’elle ait développé un caractère aussi effacé semble lié à un passé lourd et à une culpabilité profonde.
Elle porte la conviction qu’elle “ne doit plus être heureuse”, ce qui influence massivement ses choix dans le manoir-prison.
Natsume possède une magie de type lavage de cerveau léger / pseudo-hypnose.
Si elle parvient à convaincre quelqu’un, elle peut lui imposer un ordre auquel la personne obéira.
Sa magie consiste à faire accepter son point de vue, jusqu’à ce que l’autre estime que “ce qu’elle dit est juste” et agisse en conséquence.
Ce n’est pas une domination totale, mais une manipulation mentale suffisamment puissante pour infléchir des décisions importantes.
Elle parle rarement à voix haute précisément pour ne pas utiliser sa magie malgré elle.
Sa distance avec les autres, son mutisme, et même son choix de la communication écrite sont donc autant de barrières de sécurité.
Cette magie a fonctionné non seulement sur d’autres candidates sorcières, mais aussi sur les surveillants du manoir-prison.
Elle est capable, en poussant son pouvoir, de tordre un débat ou un procès en sa faveur… tant que personne ne remarque les incohérences.
Natsume vit enfermée dans un manoir faisant office de prison pour candidates sorcières.
Elle y trouve, paradoxalement, un certain confort psychologique.
Elle finit par ressentir une vraie satisfaction dans cette vie cloisonnée où tout est contrôlé.
Elle n’a plus à affronter le monde extérieur, ni à faire des efforts sociaux ou scolaires.
Pour elle, ce manoir-prison est un environnement “idéalement horrible” : assez dur pour justifier sa punition, mais suffisamment structuré pour la rassurer.
Elle finit par ne plus vouloir en sortir, même quand les autres envisagent l’évasion.
Elle développe des liens, notamment avec Jogasaki Noah et Saeki Millia, et découvre qu’il existe des gens prêts à se lier d’amitié sans exiger qu’elle parle.
C’est précisément ce sentiment de bonheur naissant qu’elle juge “interdit” pour elle, ce qui va la pousser vers la catastrophe.
Jogasaki Noah
Noah partage la même chambre que Natsume.
Natsume est sensible aux dessins de papillons que Noah réalise en utilisant de la peinture en spray.
Cependant, l’odeur des sprays met Natsume physiquement mal à l’aise, au point qu’elle doit être envoyée à l’infirmerie.
Malgré cela, Noah lui offre un dessin de papillon dans son carnet comme porte-bonheur, ce qui les rapproche.
Leur cohabitation n’est pas hostile ; au contraire, elles développent une relation plutôt douce, mêlée de gêne et de petits gestes d’attention.
Ce papillon deviendra un symbole récurrent du lien entre elles.
Saeki Millia
Natsume devient proche de Saeki Millia.
Elles passent du temps ensemble, notamment pour regarder des films dans la salle de divertissement.
Millia est l’une des rares personnes avec qui Natsume se sent suffisamment à l’aise pour partager un moment de détente.
Leur complicité rendra les événements ultérieurs d’autant plus tragiques.
Plus tard, on apprend que Millia, comme Natsume, n’avait pas envie de quitter le manoir-prison.
Cette proximité de désir – rester enfermées – rend leur lien encore plus ironique et cruel.
Sakuraba Emma
Sakuraba Emma est au centre du projet d’évasion du manoir-prison.
Dès l’arrivée d’Emma, Natsume lui témoigne une attitude dure, presque hostile.
Au fil du temps, la rancœur de Natsume envers Emma se mue en haine.
Elle voit en elle la personne qui menace de briser la “paix négative” du manoir en menant tout le monde vers la sortie.
Natsume en vient à élaborer un plan de meurtre visant Emma.
Pourtant, avant la tragédie, elle est capable de petits gestes d’intégration, comme lorsqu’elle prête son téléphone pour que tout le monde regarde un live ensemble.
Hikami Meruru
Natsume est physiquement fragile, et Hikami Meruru s’occupe souvent d’elle.
Meruru fait partie des personnes avec qui Natsume aimait passer du temps.
Elle cite Meruru comme l’une des personnes auprès de qui elle se sentait bien.
Ce soin constant participe à donner à Natsume l’illusion d’une “famille de substitution” dans le manoir.
Autres candidates
Avec Hasumi Leia, Sawatari Coco et d’autres, Natsume interagit davantage en deuxième boucle temporelle, via les procès.
Son rôle évolue alors d’élément instable à participante plus lucide, surtout face à Nikaido Hiro.
Elle conserve cependant sa nature introvertie, choisissant les mots avec parcimonie, surtout à voix haute.
Sa présence discrète n’empêche pas son influence d’être énorme dès qu’elle use de sa magie.
Début de la vie en détention
Au départ, Natsume vit repliée dans sa chambre, regardant les autres candidates s’agiter autour d’Emma.
La dynamique d’évasion portée par Emma réveille chez elle une angoisse profonde : celle d’être arrachée à un environnement qu’elle juge “fait pour elle”.
Le manoir-prison fonctionne comme une punition qu’elle estime mériter.
Y être enfermée, c’est la confirmation qu’elle n’a plus le droit au bonheur – ce qui semble la rassurer, paradoxalement.
Peu à peu, cependant, elle noue de véritables relations.
C’est précisément ce fragile sentiment de contentement qui la terrorise.
Manipulation et sabotage
Un mystérieux maître du jeu caché parmi les filles commence à souffler à Natsume des idées meurtrières.
Cette présence manipule sa sensibilité et sa culpabilité, exacerbant son ressentiment envers Emma.
Lorsque les candidates préparent une évasion en montgolfière, Natsume utilise involontairement sa magie de pseudo-hypnose sur Saeki Millia.
Elle la persuade d’aller de nuit détruire le ballon, sabotant ainsi la tentative de fuite.
La destruction du ballon n’empêche toutefois pas Emma de continuer à chercher une issue.
Face à cette détermination, Natsume franchit un cap : elle décide d’assassiner Emma.
L’illusion de l’échange et le meurtre
Natsume découvre alors que sa magie fonctionne aussi sur les gardiens.
Elle manipule un surveillant pour obtenir la clé de la cellule disciplinaire, en prétextant un ordre venu de Kokucho.
Elle se rend auprès de Millia, enfermée en cellule disciplinaire après avoir été arrêtée.
Elle lui avoue sa haine d’Emma et son projet d’assassinat.
Millia lui révèle alors qu’elle a utilisé sa propre magie d’échange de corps au moment de son arrestation.
Elle affirme qu’en réalité, celle qui se tient devant Natsume est Emma dans le corps de Millia.
Quand cette “Millia” avale la clé d’un meuble de la salle de loisirs, Natsume explose de colère.
Sous le coup de l’impulsion, elle la tue.
En réalité, il s’agissait bien de Millia dans son propre corps.
L’histoire de l’échange n’aurait été qu’un mensonge destiné à empêcher Natsume de tuer Emma.
Le procès et la chute
Natsume prépare un alibi et se présente au procès.
Au début, elle reste fidèle à ses habitudes : mutique, écrivant dans son carnet.
Mais Sakuraba Emma finit par l’accuser directement.
Acculée, Natsume craque : elle commence à parler avec sa propre voix, sans le filtre du carnet, et tente d’utiliser sa magie pour tordre le procès à son avantage.
Elle manipule brièvement la direction de la discussion, cherchant à détourner les soupçons.
Mais une preuve irréfutable finit par être mise en lumière, et Natsume avoue.
Sur l’échafaud, elle est attachée comme une marionnette dans un gigantesque décor de théâtre.
Elle ne comprend pas pourquoi “Emma (Millia)” l’a conduite jusqu’à la condamnation, alors qu’elles s’étaient promis de revoir des films ensemble.
Emma finit par lui révéler la vérité sur “l’échange de corps” de Millia.
Elle lui fait comprendre que Millia avait menti pour empêcher qu’Emma soit tuée.
Houshou Margo, quant à elle, met le doigt sur la contradiction centrale de Natsume :
elle prétend qu’elle ne doit pas être heureuse, mais elle a bel et bien été comblée par la vie au manoir, au point de tuer pour ne pas perdre ce confort.
Face à ce constat, Natsume comprend enfin :
“Votre serviteur était heureuse. Votre serviteur a recommencé… par désir d’être comblée.”
Cette prise de conscience déclenche une accélération brutale de sa transformation en sorcière.
Confrontée à son “péché originel”, elle s’automutile avec le couteau donné pour l’exécution, perd toute humanité et disparaît sous la forme d’un amas monstrueux.
Ses dernières paroles expriment une excuse paradoxale :
“Pardonnez-moi… d’avoir souhaité le bonheur.”
Après sa mort, Sakuraba Emma découvre dans un meuble de la salle de loisirs des plans du manoir, accompagnés d’un message d’un ancien prisonnier promettant de laisser une “méthode d’évasion”.
Emma réalise alors que Millia, tout comme Natsume, voulait au fond rester dans le manoir – ce qui explique pourquoi la magie de pseudo-hypnose de Natsume avait fonctionné sur elle.
Dans la seconde boucle, Nikaido Hiro utilise sa magie de retour dans le temps pour remonter au premier jour du manoir-prison.
Le contexte est différent : certains personnages auparavant morts sont encore en vie, et le responsable des manipulations meurt bien plus tôt.
Dans ce monde alternatif, la psychologie de Natsume est nettement plus stable.
Sans l’escalade meurtrière orchestrée par le manipulateur caché, elle n’est plus poussée à l’extrême.
Lors d’un procès, Hiro s’acharne sur Emma par pure rancune personnelle.
Natsume, agacée, utilise sa magie de pseudo-hypnose non pas pour sauver sa peau mais pour le ramener à la raison.
Elle le pousse à continuer le débat de façon rationnelle et à chercher le véritable coupable.
C’est un contraste frappant avec la première boucle, où elle utilisait ce même pouvoir pour fuir la vérité.
Cette version de Natsume reste une recluse fragile, mais elle agit de façon plus lucide et constructive.
On voit clairement ce qu’elle aurait pu devenir sans pression extrême ni manipulation malveillante.
Avant son enlèvement vers le manoir-prison, Natsume était une enfant malade et timide, peu sortie de chez elle.
Ses parents, inquiets, la surprotégeaient et cédaient à tous ses caprices.
Avec le temps, Natsume comprend qu’un simple “s’il te plaît” suffit à obtenir tout ce qu’elle veut.
Sa magie de pseudo-hypnose s’exerce sans qu’elle s’en rende vraiment compte.
Son père et sa mère finissent par réaliser qu’ils sont manipulés par la magie de leur propre fille.
Craignant qu’elle ne devienne une coquille vide dépourvue de volonté, ils tentent d’endiguer le problème.
Chacun lui demande alors de ne plus faire ses demandes qu’à lui seul, cherchant à protéger l’autre.
Sans le vouloir, tous deux s’exposent ainsi à une influence mentale permanente.
Résultat : les parents s’effondrent psychologiquement et deviennent des “marionnettes” humaines.
Natsume se rend compte que sa soif inconsciente de confort les a brisés.
Elle se jure alors de ne plus souhaiter le bonheur.
Elle se cloître chez elle, vivant avec ses parents réduits à l’état de quasi-légumes, jusqu’à son enlèvement vers le manoir-prison.
Ce traumatisme fonde tout son rapport maladif au bonheur.
Pour elle, “être comblée” est synonyme de destruction des autres – ce qui explique son attachement morbide au manoir et sa culpabilité constante.
Natsume est associée à l’archétype de “la princesse endormie du mensonge”, soulignant son rapport ambivalent à la réalité et à la vérité.
Sa manière d’écrire “votre serviteur” dans son carnet lui donne un côté auteur classique, ironique au vu de son incapacité à terminer ses propres histoires.
La double facette de Natsume – recluse apathique et manipulatrice inconsciente – en fait l’un des personnages les plus tragiques de “Le Procès des Sorcières de la Magical Girl”.
Elle incarne autant la victime de sa propre magie que la coupable de son usage, prise au piège entre l’impossibilité de renoncer au confort et l’interdiction qu’elle s’impose d’être heureuse.
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