Loki est un dieu nordique de la ruse et de la métamorphose apparaissant dans le manga Valkyrie Apocalypse, combattant de la onzième manche de Ragnarök et adversaire de Simo Häyhä, célèbre pour ses farces cruelles, son pouvoir de duplication et son amour obsessionnel pour Brunhilde.
Nom : Loki
Origine : Panthéon nordique
Surnom / épithète : « Le plus terrible garnement farceur du monde divin » (Trickster suprême)
Arme principale : Anneau de duplication Andvaranaut
Œuvre : Valkyrie Apocalypse
Rôle : Dieu combattant au onzième combat, côté des dieux
Comédien de doublage : Yoshitsugu Matsuoka
Loki est décrit comme le dieu nordique de la malice, du mensonge et de la métamorphose, avec un tempérament de farceur mais une nature foncièrement dangereuse.
Dans Valkyrie Apocalypse, il est présenté comme l’un des dieux les plus inquiétants de tout le panthéon, au point que Zeus qualifie sa puissance d’« étrangère » même parmi les dieux.
Il adopte l’apparence d’un jeune homme à l’air léger, presque insouciant, qui se moque des autres dieux à coups de transformations et de répliques acerbes.
Sous cette façade clownesque, il cache toutefois des pulsions de combat extrêmes, jalousant par exemple Adam pour avoir pu affronter Zeus à pleine puissance.
Loki a les cheveux verts foncés, avec une frange plus décolorée, et un visage juvénile donnant l’impression d’un adolescent espiègle.
Son style actuel évoque un bouffon ou un clown, en contraste total avec son ancienne apparence beaucoup plus sombre.
Autrefois, il arborait des tatouages, un style punk agressif et une aura si malfaisante que les autres dieux le craignaient rien qu’en le voyant passer.
Aujourd’hui, il se comporte comme un amuseur insupportable, prêt à humilier même Thor ou Ares juste pour rire, n’hésitant pas à se transformer pour se moquer d’eux.
Sous son air désinvolte se cache un véritable combattant fanatique, fasciné par les affrontements au sommet.
Il envie particulièrement Adam, capable de tenir tête à Zeus au maximum de sa force, et semble aspirer lui-même à ce genre de combat absolu.
Loki est également un personnage extrêmement émotionnel et instable.
Quand Buddha déclare rejoindre le camp de l’humanité au sixième combat, toute sa nonchalance disparaît et il est pris d’une rage au point d’en ronger ses ongles.
Zeus souligne que sa force est d’une nature anormale, différente des guerriers frontaux comme Thor.
On dit que même face à un adversaire théoriquement bien plus puissant, celui qui reste debout à la fin est souvent Loki, ce qui lui vaut la réputation d’« assassin sans visage » du panthéon nordique.
Odin
Dans le mythe nordique, Loki et Odin sont liés comme beaux-frères, mais dans Valkyrie Apocalypse, la profondeur de leur relation reste encore obscure.
Loki appelle Odin « tonton », ce qui donne à leur lien un ton familier et ambigu, entre respect, ironie et calcul.
Il n’hésite pas à se transformer en Thor, le fils d’Odin, pour ridiculiser son « oncle » devant les autres.
Malgré ses farces, Loki prend très au sérieux les projets secrets d’Odin, notamment tout ce qui touche à la résurrection des forces primordiales.
Brunhilde
Brunhilde est la chef des treize Valkyries, instigatrice du « Règlement spécial : Ultime combat dieux contre humanité » et sélectionneuse des « 13 tueurs de dieux ».
Elle est aussi l’objet de l’amour à sens unique de Loki.
Loki la taquine, la provoque et la tourne en dérision, mais ces comportements sont en réalité une forme d’affection tordue.
Il est profondément amoureux d’elle, alors même que les sentiments de Brunhilde sont entièrement tournés vers Siegfried.
Brunhilde ne le considère pas comme un intérêt amoureux et le remet sèchement à sa place, allant jusqu’à lui dire qu’Odin ne le laissera pas tranquille s’il perd son combat.
Malgré cela, Loki a pour elle des sentiments très intenses, symbolisés par les anémones qu’il fait apparaître, fleurs dont le langage signifie « Je t’aime ».
Son obsession va jusqu’à fabriquer, dans sa chambre, une poupée à l’effigie de Brunhilde, ce qui frôle le comportement de harceleur.
Lorsque Brunhilde le convoque en personne pour lui demander de combattre en onzième manche, il comprend que, tôt ou tard, elle le voit comme quelqu’un qu’il faudra abattre pour renverser Odin.
À cette demande, il laisse apparaître sa blessure : « Tu veux donc me tuer ? ».
Pourtant, il accepte et répond qu’il ne perdra pas, laissant entendre qu’il veut à la fois survivre, gagner et, d’une façon déformée, continuer d’essayer de la « posséder ».
Heracles
Heracles, héros divin voué à la justice, croise Loki avant le quatrième combat.
Leur échange met à nu le conflit intérieur de Loki.
Heracles affirme : « Je suis toujours du côté de ceux qui ont raison ».
Loki réplique que « même si tu as raison, même si tu es sage et obéis aux règles, cela ne veut pas dire que tu obtiens ce que tu désires », phrase qui reflète sa propre frustration amoureuse.
Heracles perçoit la tristesse derrière son cynisme, lui demandant pourquoi il a un visage si douloureusement mélancolique s’il croit vraiment ce qu’il dit.
Il comprend que Loki s’est lui-même privé du sourire de Brunhilde en complotant contre Siegfried, et que ce regret le ronge.
Autres dieux et Valkyries
Loki adore provoquer Ares, dieu de la guerre, et même Thor, modèle de guerrier nordique, en les ciblant avec ses farces et ses illusions.
Ces provocations sont autant un divertissement qu’un moyen de tester la réaction des puissances divines autour de lui.
Chez les Valkyries, il est à l’origine perçu avec terreur, surtout à l’époque de son style punk et sauvage.
Après sa « transformation » en bouffon, beaucoup le trouvent simplement insupportable, mais Brunhilde seule lui adressait autrefois de vrais sourires.
Métamorphose
Loki possède une capacité de métamorphose fidèle à la mythologie nordique.
Il peut se transformer en d’autres dieux, en humains, voire en créatures diverses, au point d’abuser de l’identité de Thor pour piéger Odin ou pour jouer des tours aux autres.
Cette aptitude sert autant au combat qu’à la farce.
Elle lui permet de tromper ses adversaires, de les déstabiliser psychologiquement et d’ouvrir la voie à des attaques sournoises.
Style de combat général
Loki pratique un style de combat extrêmement fourbe et imprévisible.
Il peut faire apparaître, dans sa paume, des armes comme des kusarigama (faux enchaînées), qu’il manie avec agilité et créativité.
Ses attaques reposent sur la surprise, l’angle mort et l’illusion.
En face-à-face, il n’est pas un guerrier frontal comme Thor, mais plutôt un assassin qui contourne, trompe et achève.
« Anneau du Bouffon » (Heimskringla)
Son pouvoir principal est appelé « Anneau du Bouffon » (Heimskringla), une faculté de duplication quasi illimitée.
Cette capacité repose sur deux sous-pouvoirs liés à ses mains.
Le pouvoir du bout des doigts, « Celui qui ferme », permet à Loki de mémoriser (d’« enregistrer ») tout ce qu’il touche.
Le pouvoir de la paume, « La graine de tromperie », lui permet ensuite de reproduire (d’« imprimer ») ce qu’il a mémorisé.
Ce pouvoir n’a presque aucune restriction : tout ce qu’il touche peut être dupliqué, qu’il s’agisse d’objets, d’êtres humains ou même de dieux.
En combat, le nombre de copies qu’il peut maintenir simultanément est de cinq versions en temps normal.
Lors du onzième combat, Loki utilise cette capacité pour créer des copies d’Odin, de Thor et d’Heracles.
Chaque copie possède les capacités de base du modèle, ce qui rend ces duplicités extrêmement dangereuses.
Anneau Andvaranaut
L’Andvaranaut est l’arme divine de Loki, un anneau légendaire qui amplifie encore son pouvoir de duplication.
En le portant, Loki peut dépasser la limite habituelle de cinq copies et générer un nombre théoriquement infini de duplicatas.
Au onzième combat, il s’en sert pour créer une véritable armée composée d’innombrables Odin, Thor et Heracles.
Cela transforme le champ de bataille en un chaos où il devient presque impossible de distinguer l’original de la copie.
L’inconvénient apparent de cette arme est que plus il y a de copies, plus la puissance semble se répartir entre elles, affaiblissant chaque individu.
Cependant, la vérité est plus subtile : Loki peut volontairement répartir ou concentrer la puissance, créant des différences de niveau (une « gradation ») entre les copies selon son bon vouloir.
Certaines copies peuvent donc n’être que des leurres faibles, tandis que d’autres sont de véritables menaces au niveau quasi-original.
Cette gestion fine de la puissance rend sa stratégie encore plus imprévisible.
Doute envers Buddha et explosion de colère
Après le quatrième combat, Loki convoque Buddha pour l’interroger.
Il se montre extrêmement méfiant envers le pouvoir de « forge d’armes divines » des Valkyries, capables de créer, grâce à l’union avec un humain, des armes en mesure de tuer des dieux.
Loki sait qu’une méthode appelée « un destin partagé » (Ichinen Tashō, concept bouddhique) existe dans le monde des bouddhas et permet justement ce genre de fusion mortelle pour les dieux.
Il en conclut que Buddha pourrait être le traître qui a rendu ce procédé accessible à l’humanité.
Il le confronte donc directement : « Tu es le traître ? ».
Mais Zeus et Odin interviennent, forçant Loki à abandonner la discussion sur le moment.
Plus tard, au sixième combat, lorsque Buddha annonce effectivement qu’il combattra pour le camp de l’humanité, les doutes de Loki se confirment.
Face à cette trahison ouverte, il est plus furieux que n’importe quel autre dieu, perdant tout son masque de nonchalance et laissant éclater une colère presque hystérique.
Onzième combat : Loki contre Simo Häyhä
Loki est annoncé comme combattant pour la onzième manche de Ragnarök, contre Simo Häyhä, légendaire tireur d’élite humain.
Son entrée en scène est accompagnée d’une proclamation qui le décrit comme l’un des êtres les plus dangereux de tout le panthéon.
L’annonce le présente ainsi :
« De tous les dieux nordiques, il est le plus malfaisant et le plus rusé.
Il égare les dieux, les trompe et les dupe.
Il désire le chaos et appelle la fin du monde.
Le bouffon changeant, longtemps resté dans l’ombre, se dévoile enfin sur la scène principale : le plus terrible garnement farceur du monde divin… Loki ! »
Sur le champ de bataille, Loki exploite à fond son pouvoir de duplication et ses illusions.
L’affrontement contre un sniper humain aussi furtif que Simo Häyhä promet un duel de prédateurs invisibles, chacun cherchant à piéger l’autre.
« Comment un dieu malfaisant devint bouffon pour une Valkyrie »
Dans un passé lointain, Loki n’a rien du clown qu’on connaît.
Il est un être sombre, en costume punk, recouvert de tatouages, entouré d’une aura si sinistre que tous s’écartent de son chemin.
Un jour, il tombe sur un groupe de Valkyries qui s’amusent à se lancer des fruits.
En plein milieu de ce jeu, une pastèque est lancée et semble le frapper en plein visage.
Au lieu de se mettre en colère, Loki attrape la pastèque avec sa bouche, la mange entière avec la peau, puis recrache les graines proprement devant elles.
Les Valkyries, terrifiées d’avoir manqué de respect à un dieu aussi effrayant, se jettent à genoux pour s’excuser.
Seule une d’entre elles, incapable de supporter la tension, laisse échapper un rire.
Cette Valkyrie est Brunhilde, l’aînée des treize sœurs.
Elle lui dit, avec un sourire franc : « Loki, vous êtes quelqu’un de vraiment amusant ».
Ce sourire percute Loki en plein cœur, et il s’enfuit d’abord, gêné, avant de réaliser qu’il vient de tomber amoureux.
Cette phrase le transforme profondément.
Il abandonne son style punk et menaçant pour adopter l’allure d’un bouffon, multipliant blagues et farces pour voir ce sourire encore et encore.
Il va jusqu’à provoquer d’autres dieux comme Ares ou Thor, sachant pertinemment qu’il s’attirera leur colère.
Tant que Brunhilde rit de ses pitreries, rien d’autre n’a d’importance pour lui.
Faire rire Brunhilde devient sa raison de vivre.
À travers ses bouffonneries, il espère, un jour, pouvoir lui avouer ses sentiments.
Mais ce rêve ne durera pas.
« L’erreur d’un bouffon dévoré par la jalousie » (spoilers)
Loki découvre un jour que Brunhilde a déjà choisi un autre : Siegfried.
Alors qu’il cueille des fleurs pour elle, il les voit, main dans la main, marchant dans un couloir.
Il surprend Brunhilde recevant un ornement de cheveux offert par Siegfried, et rayonnant de joie.
Loki comprend alors qu’à son insu, leur relation a évolué et qu’ils sont désormais amants.
Dévasté par la jalousie, Loki commet alors un acte irréparable.
En utilisant son pouvoir de transformation, il prend l’apparence de Siegfried et fabrique de toutes pièces une accusation selon laquelle ce dernier aurait tué Fafnir, un dragon, par un crime odieux.
Sous son déguisement, il manipule les éléments pour faire passer Siegfried pour le coupable.
Siegfried est arrêté sur-le-champ.
Parallèlement, Odin identifie en Siegfried un potentiel immense : celui d’être un « réceptacle primordial », un sacrifice idéal pour la résurrection des Quatre Piliers Primordiaux au cœur de ses desseins.
Il profite de l’accusation pour le faire enfermer dans le Tartare, sans se soucier de savoir si l’affaire repose sur un mensonge.
Le véritable responsable de la chute de Siegfried n’est autre que Loki.
Il se réjouit en voyant Siegfried emmené en prison : « Le gêneur a disparu ».
Plus tard, il retrouve Brunhilde assise près d’une fontaine, le cœur brisé, contemplant une photo d’elle et Siegfried.
Loki s’approche avec un air compatissant, prétendant la consoler.
Mais Brunhilde a déjà compris la vérité.
Elle a vu le sourire mauvais de Loki au moment de l’arrestation et a compris qu’il était l’instigateur du complot contre son amant.
À partir de ce moment, elle ne lui sourit plus jamais.
Son regard envers Loki se glace, et peu importe à quel point il se donne en spectacle, elle ne rit plus.
Loki, incapable de reconnaître son erreur, sombre dans une forme d’auto-destruction émotionnelle.
Dans son journal, il écrit des mots proches de : « Pourquoi ne rit-elle plus ? », incapable de s’avouer que c’est lui-même qui a détruit ce qu’il chérissait le plus.
Lorsque vient le jour où Brunhilde propose Ragnarök, défiant Odin et tous les dieux, Loki est sous le choc.
Malgré la haine qu’elle lui porte, il ne peut s’empêcher de continuer à l’aimer, inquiet de la voir se dresser seule contre tout le panthéon.
Il sait que, d’une manière ou d’une autre, leurs routes finiront par se croiser en ennemis.
Et pourtant, il persiste, pris entre son amour, sa jalousie et son incapacité à assumer la responsabilité de ses propres crimes.
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