Xiaolan est un personnage féminin de la série de romans et de mangas « Les Carnets de l'Apothicaire », amie proche de Maomao et ancienne servante de bas rang au harem impérial du royaume de Li.
Elle devient ensuite l’héroïne du spin-off en bande dessinée « Les Carnets de Xiaolan », qui retrace son passé et son évolution.
Xiaolan a environ 14 ans au moment de son apparition principale dans le récit.
C’est une jeune servante de bas rang du harem, arrivée à peu près en même temps que Maomao.
Elle provient d’une famille de paysans extrêmement pauvres d’un village reculé.
Ses parents l’ont vendue à des trafiquants d’êtres humains pour survivre, alors qu’elle avait environ 13 ans.
Malgré ce passé lourd, Xiaolan ne laisse presque jamais transparaître de noirceur.
Elle se montre souriante, chaleureuse et très sociable avec les autres servantes.
Elle est l’une des rares personnes à se lier immédiatement d’amitié avec Maomao, sans préjugés.
Elle l’appelle spontanément par son nom et court vers elle en criant quand elle la voit.
Xiaolan est présentée comme l’une des très rares amies de Maomao dans le harem.
Elles se rencontrent comme collègues de travail, Xiaolan étant la première camarade de service de Maomao.
Même après la promotion de Maomao comme suivante de la favorite Gyokuyou, Xiaolan continue de rester proche d’elle.
Elle sert de relais pour les rumeurs et informations qui circulent parmi les petites mains du harem.
Certaines enquêtes ou déductions de Maomao reposent sur ce que Xiaolan entend et rapporte.
En échange, Maomao l’appâte souvent avec des friandises pour lui soutirer des détails.
Xiaolan est aussi un personnage clé dans le spin-off « Les Carnets de Xiaolan ».
Ce récit met en lumière son passé, son regard naïf mais lucide sur le harem et sa manière de survivre en restant lumineuse.
Xiaolan est bavarde, joyeuse et très curieuse.
Elle adore les commérages et les histoires, surtout quand elles sont romantiques ou scandaleuses.
Elle a un véritable faible pour les sucreries.
Au point de confondre parfois un « don impérial » avec une distribution de gâteaux.
En apparence, elle semble un peu tête en l’air et peu réfléchie.
Mais elle possède en réalité une bonne intelligence pratique et une certaine finesse d’observation.
Elle comprend vite les ambiances, les humeurs et les rapports de force autour d’elle.
Sans être instruite, elle sait instinctivement comment éviter les ennuis et ménager les gens importants.
Son tempérament est foncièrement gentil et accommodant.
Elle cherche à voir le bon chez les autres et se réjouit d’avoir croisé des personnes comme Maomao, même dans un milieu aussi dur que le harem.
Sous cette gaieté, il existe pourtant une lucidité douloureuse sur sa condition.
Elle sait qu’elle doit travailler et rester utile si elle veut continuer à vivre et à protéger, à distance, les enfants restés dans son village.
Xiaolan vient d’un village agricole pauvre, isolé et mal informé.
Elle ignore elle-même précisément où se trouvait sa région d’origine, et ne maîtrise même pas bien la notion de « pays ».
Dans ce monde, les autorités évitent d’enseigner la géographie ou la politique aux paysans.
Résultat : Xiaolan ne sait pas si son village se trouvait au nord, à l’est ou même si c’était encore dans le royaume de Li.
Elle a eu des frères et sœurs plus âgés, mais quand elle a commencé à se souvenir des choses, beaucoup étaient déjà partis en service.
Certains avaient été envoyés comme domestiques, d’autres vendus comme elle à des trafiquants.
Même si elle n’était pas réellement l’aînée, elle se percevait comme telle.
Elle se considérait responsable des plus jeunes, ce qui nourrit encore aujourd’hui son désir que « ces enfants puissent grandir sans être vendus ».
Vers 13 ans, durant un hiver particulièrement dur, ses parents la vendent à des marchands d’êtres humains.
Ceux-ci prévoyaient à l’origine de l’envoyer dans un quartier de plaisirs, dans une maison close.
Cependant, plusieurs facteurs ont modifié son destin.
Son âge paraissait trop jeune et son état de santé était catastrophique à cause de la malnutrition.
Elle était extrêmement maigre, le visage creusé, et paraissait fragile au point d’effrayer les acheteurs potentiels.
Les trafiquants jugèrent donc qu’ils ne tireraient qu’un prix dérisoire d’une maison close réputée avare.
Au même moment, le harem du palais impérial s’agrandissait et manquait de main-d’œuvre.
Les trafiquants décidèrent alors d’y envoyer Xiaolan comme servante de bas rang.
Pour eux, c’était un « investissement ».
Le harem permettrait à Xiaolan de reprendre des forces et d’acquérir une valeur supérieure, pour éventuellement la revendre plus tard à une maison close plus prestigieuse ou à une grande famille.
Une partie du maigre salaire de Xiaolan était prélevée comme « garantie » pour les trafiquants.
Ainsi, même en la plaçant temporairement au harem, ils continuaient à faire du profit.
Xiaolan a bénéficié de ce traitement particulier pour une raison simple : elle était docile.
Contrairement à d’autres filles vendues en même temps qu’elle, elle ne s’est pas rebellée malgré la peur et la tristesse.
Les autres enfants pleuraient, résistaient et étaient brutalement frappées, parfois gravement maltraitées.
Xiaolan, consciente de son impuissance, choisit de rester silencieuse, obéissante et d’attendre que la « tempête » passe.
Cette attitude disciplinée a gagné la confiance des trafiquants.
Ils étaient convaincus qu’au harem, même avec un peu plus de liberté, elle n’essaierait pas de fuir.
Les trafiquants l’avertirent toutefois : si elle ne travaillait pas bien et ne restait pas obéissante, elle serait envoyée dans une maison close comme les autres.
Xiaolan a internalisé très tôt cette menace, ce qui renforce son réflexe de « bien se tenir » et de se montrer utile.
Avant sa vente, elle ramassait du bois pour le feu dans sa campagne natale.
Elle distinguait bien le bois vert du bois sec, ce qui a fait penser à certains collègues qu’elle venait peut-être d’une région du nord, mais ce ne sont que des suppositions.
Une fois au harem, Xiaolan intègre les équipes de servantes de bas rang.
Elle s’occupe de tâches ménagères, de nettoyage et de corvées diverses dans les bâtiments réservés aux favorites et concubines.
Comme la majorité des servantes de son rang, elle ne sait ni lire ni écrire à son arrivée.
Elle dépend alors de collègues plus instruites, et surtout de Maomao, pour déchiffrer les documents et annonces.
Sa manière de parler dans le spin-off « Les Carnets de Xiaolan » reflète d’ailleurs cette ignorance initiale.
Au fil des chapitres, à mesure qu’elle apprend les caractères, la forme de son langage écrit évolue pour montrer son progrès.
Xiaolan se montre très curieuse des événements du harem.
Elle écoute attentivement les discussions, retient les potins et en recoupe parfois les détails mieux qu’on ne le penserait.
Elle respecte aussi les règles non écrites du harem.
Elle sait quand il vaut mieux détourner le regard, se taire ou faire semblant de ne rien comprendre pour ne pas attirer le malheur.
Xiaolan se trouve par hasard près du palais de cristal au moment où l’enfant de la favorite Lihua meurt.
De l’autre côté du mur, elle entend les cris de désespoir de Lihua, ce qui la marque profondément.
Plus tard, quand Maomao cherche un moyen de retourner dans son quartier d’origine, c’est Xiaolan qui lui explique comment s’y prendre.
Cette aide indirecte contribuera à ce que Lihaku, un jeune noble promis à un bel avenir, s’attache dangereusement aux plaisirs du quartier des courtisanes.
Lorsque Jinshi diffuse en secret des livrets romanesques dans le harem, Xiaolan en devient rapidement fan.
D’abord, elle demande à des collègues sachant lire de lui faire la lecture à voix haute.
Frustrée de dépendre des autres pour connaître la suite de l’histoire, elle décide d’apprendre sérieusement à lire.
Elle sollicite alors Maomao pour qu’elle lui enseigne les caractères.
Quand une école interne pour le personnel de bas rang est fondée dans le harem, Xiaolan commence à y assister.
Elle y renforce ses compétences en lecture et en écriture, ce qui élargit ses perspectives.
En se rapprochant de Loulan, une autre jeune femme habile en relations humaines, Xiaolan commence aussi à apprendre l’art des réseaux.
Loulan lui montre comment se créer des appuis, se rendre utile à différentes personnes et naviguer dans la petite politique du harem.
Xiaolan, Maomao et Loulan finissent par former un trio très soudé.
Elles passent beaucoup de temps ensemble, se couvrent mutuellement et partagent rires, secrets et soucis.
La relation avec Maomao est centrale pour comprendre Xiaolan.
Dès le début, Xiaolan s’adresse à elle avec naturel, l’accueillant comme une amie et non comme une étrangère.
Elle n’a aucun préjugé sur les origines de Maomao ni sur son passé dans le quartier des courtisanes.
Au contraire, elle trouve Maomao fascinante, un peu mystérieuse, mais profondément rassurante.
Xiaolan est souvent la première à saluer Maomao lorsqu’elle la voit dans les couloirs.
Elle la reconnaît immédiatement et s’exclame de façon spontanée, avec un enthousiasme enfantin.
Elle n’hésite pas à lui poser des questions franches, parfois naïves, sur les rumeurs de malédictions ou de poisons qui entourent Maomao.
Cela peut donner des échanges à la fois drôles et touchants, où se mêlent superstition, curiosité et confiance.
Maomao, de son côté, apprécie la sincérité de Xiaolan.
Même si elle la taquine ou la manipule gentiment avec des sucreries, elle la considère réellement comme une amie importante.
Xiaolan se tourne vers Maomao pour apprendre à lire et pour comprendre des choses qui lui échappent.
Elle lui fait confiance, tant pour les petites choses du quotidien que pour des conseils plus sérieux.
Cette amitié est un rayon de lumière dans l’environnement oppressant du harem.
Pour Xiaolan, la présence de Maomao est la preuve que même dans un lieu dangereux, on peut encore rencontrer des « bonnes personnes ».
Xiaolan aime deux choses par-dessus tout : les commérages et les sucreries.
Pour elle, une bonne journée est une journée où elle a entendu une nouvelle rumeur croustillante et mangé quelque chose de sucré.
Elle est très gourmande, surtout quand il s’agit de pâtisseries.
Dès qu’elle entend parler de « dons », « distributions » ou « récompenses », elle pense immédiatement à des gâteaux.
Cette gourmandise est bien connue de Maomao.
Celle-ci en profite pour échanger friandises contre informations, dans un petit jeu qui convient aux deux.
En dehors de la nourriture, Xiaolan s’est découvert une passion pour les histoires romanesques.
Les livrets que Jinshi fait circuler en secret deviennent rapidement l’un de ses trésors.
Le fait de ne pas pouvoir les lire seule au début la frustre énormément.
C’est même l’un des moteurs qui la pousse sérieusement vers l’apprentissage de la lecture.
Elle se rend aussi assidûment à la petite école du harem quand elle en a l’occasion.
Elle y découvre le plaisir de comprendre des choses qui lui étaient interdites dans son enfance.
Comme beaucoup de servantes de bas rang, Xiaolan n’est pas destinée à rester éternellement au harem.
Son contrat est fixé à deux ans de service, après quoi elle peut être « libérée » ou replacée ailleurs.
Au bout de ces deux ans, son engagement au harem arrive à son terme.
Xiaolan quitte alors le palais impérial.
Heureusement, une concubine de rang inférieur pour laquelle elle travaillait l’a prise en affection.
Grâce à cette protection, Xiaolan obtient une place stable au sein de la famille d’origine de cette concubine.
Elle se retrouve employée comme domestique dans la maison de cette famille.
Tout indique qu’elle y vit et travaille désormais dans des conditions beaucoup plus sûres que dans son village natal.
Xiaolan envoie parfois des lettres à Maomao pour lui donner de ses nouvelles.
Elles gardent ainsi un lien, malgré la distance et la différence de milieu.
Cependant, pour une raison ou une autre, Xiaolan oublie toujours d’indiquer l’adresse exacte de son nouveau lieu de travail.
Maomao, qui n’a pas cette information, ne peut donc pas lui répondre, malgré son envie.
On sait seulement que Xiaolan vit et travaille « quelque part » chez cette famille noble.
Elle semble y être en sécurité, nourrie correctement, et elle continue à avancer dans la vie avec la même volonté :
« Travailler, pour pouvoir vivre.
Et espérer que les enfants de son village pourront, eux, grandir sans être vendus. »
💬 Discussion de la communauté
Parle de cet anime avec des personnes à qui il tient réellement à cœur.