Lishu est un personnage de fiction du light novel Les Carnets de l'Apothicaire, l’une des quatre grandes épouses impériales, portant le rang de épouse de la Vertu, connue pour son destin particulièrement malheureux et son caractère de petite créature craintive mais touchante.
Nom : Lishu
Titre / Rang : Épouse de la Vertu (haut rang d’épouse impériale)
Résidence : Palais du Diamant (pavillon du harem)
Âge au début de l’histoire : 14 ans (âge compté), puis 17 ans plus tard
Couleur associée : Blanc (élément métal / vertu d’or)
Clan d’origine : Clan du Lièvre, l’une des grandes familles liées aux douze animaux du zodiaque, branche principale
Mère : Héritière de la maison principale du clan du Lièvre (décédée)
Père : Uryu (membre de la branche cadette devenu gendre de la maison principale)
Comédienne voix originale (anime) : Kina Hina
Lishu est présentée comme une très jeune épouse de l’Empereur, fragile, timide et constamment malmenée par son entourage.
Son histoire cumule malheurs familiaux, manipulations politiques et cruautés du harem, ce qui en fait l’un des personnages les plus malchanceux de l’œuvre.
Elle est souvent appelée épouse Lishu pour la distinguer d’autres personnages portant un prénom proche.
Dans les communautés de fans, on utilise souvent l’étiquette « Lishu épouse » pour la retrouver plus facilement dans les recherches.
Les Carnets de l'Apothicaire se déroule dans un empire fictif inspiré de la Chine impériale.
Le harem impérial y est un lieu de rivalités féroces, où les épouses et concubines servent d’outils politiques autant que de partenaires pour l’Empereur.
Le clan du Lièvre, dont Lishu est issue, fait partie des grandes familles aristocratiques portant des noms liés aux douze animaux du zodiaque.
Autrefois influent, ce clan est en déclin au moment de l’histoire, notamment parce que l’ancienne impératrice douairière, surnommée « l’Impératrice », a progressivement remplacé le système de privilèges héréditaires par un système de mérite.
Enfance et famille
Lishu est la seule descendante directe encore en vie de la branche principale du clan du Lièvre.
Sa mère, héritière de cette branche, meurt alors que Lishu est encore un bébé, ce qui la laisse sans réelle protection dans sa propre famille.
Son père, Uryu, vient d’une branche secondaire du clan.
Ambitieux, il est marié à la mère de Lishu par intérêt, alors qu’il entretenait déjà une concubine et avait deux enfants avec elle.
Après la mort de la mère de Lishu, il épouse officiellement cette concubine.
Dès lors, Lishu est négligée et maltraitée, tandis que ses demi-frère et demi-sœur sont favorisés et couverts de cadeaux.
Son père doute même que Lishu soit réellement sa fille, ce qui accentue encore sa froideur et son manque d’affection envers elle.
Elle grandit dans un climat de rejet, entourée de gens acquis à la cause de son père et de sa nouvelle épouse.
Mariage au Ancien Empereur
À seulement 9 ans (âge compté, soit environ 7–8 ans réels), Lishu est offerte en mariage au Ancien Empereur.
Celui-ci est un homme d’âge mûr, notoirement attiré par les très jeunes filles.
Lishu devient ainsi, enfant, une épouse impériale dans un mariage entièrement politique.
Cependant, le Ancien Empereur meurt avant d’avoir consommé l’union, ce qui laisse Lishu techniquement veuve mais toujours vierge.
Après la mort du Ancien Empereur, Lishu est contrainte de se retirer dans un couvent, devenant religieuse malgré son très jeune âge.
Même là, sa vie reste une suite de décisions prises sans son consentement par sa famille.
Tentative de nouveau mariage forcé
Le clan de Lishu, en difficulté, cherche à l’utiliser de nouveau comme monnaie d’échange.
On prépare alors son mariage avec un vieux gouverneur du Sud, un homme lubrique qui la considérerait comme une concubine plus que comme une épouse.
Ce projet équivaut pour Lishu à être vendue une seconde fois, vers un homme encore plus repoussant.
C’est à ce moment qu’interviennent l’Empereur actuel et l’épouse Ah-Duo, ancienne favorite du palais.
Retour au harem sous le nouvel Empereur
Par compassion et par sens des responsabilités, l’Empereur actuel et Ah-Duo décident de la reprendre au harem impérial, non plus comme simple pion politique mais comme épouse de haut rang.
Lishu devient ainsi épouse de la Vertu et obtient une place parmi les quatre épouses les plus importantes du harem.
L’Empereur et Ah-Duo connaissaient sa mère depuis l’enfance et l’ont autrefois traitée comme une sorte de fille adoptive.
Quand elle était petite, Lishu appelait d’ailleurs l’Empereur « l’oncle à barbe » et s’asseyait sur ses genoux sans crainte.
L’Empereur n’a aucune intention de consommer ce mariage avec elle.
Il la protège plutôt comme un tuteur, souhaitant lui offrir un avenir plus heureux que celui que sa famille lui réserve.
Vie au palais du Diamant
Malgré ce geste, la vie de Lishu dans le harem reste douloureuse.
Le fait qu’elle soit officiellement épouse, mais sans « visite de l’Empereur », est très mal perçu par son personnel.
Ses dames de compagnie se moquent d’elle, la méprisent et la considèrent comme une épouse décorative, inutile.
Elles abusent de son manque d’expérience du monde, la manipulent et la poussent à adopter des comportements qui la ridiculisent.
Lors de sa première grande apparition publique, à une fête dans les jardins du palais, Lishu est incitée à adopter une attitude arrogante et hautaine.
Elle tente de paraître sûre d’elle, mais ses efforts sonnent faux et tournent au malaise, ce qui la fait mal voir des autres.
C’est aussi à cette occasion qu’elle subit plusieurs humiliations liées à sa tenue et à la nourriture servie, orchestrées par ses propres servantes.
Cette période au palais du Diamant est marquée par un harcèlement systématique, dont elle ne comprend pas tout de suite l’ampleur.
Déchéance de son rang
Plus tard, l’une de ses anciennes responsables de dames de compagnie monte une machination pour la compromettre.
Cette intrigue aboutit à des accusations d’infidélité et à l’enfermement de Lishu, malgré son innocence.
Grâce aux interventions combinées de Maomao et du garde Basen, la vérité finit par éclater et Lishu est blanchie.
Cependant, pour apaiser le scandale causé par cette affaire, elle est contrainte de renoncer à son statut de grande épouse.
Lishu est ainsi officiellement destituée de son rang d’épouse de haut niveau, bien qu’elle ait été victime plutôt que coupable.
Ce coup de plus achève de la convaincre qu’elle porte réellement malheur.
Lishu est une très jeune fille au physique de petite créature fragile.
Elle a de beaux cheveux châtains bouclés, décrits comme « frisés en boucles de noisette », qui renforcent son allure mignonne.
Elle est fine, menue et très peu développée physiquement, au point que Maomao, elle-même petite et fluette, la qualifie ironiquement de « plus plate qu’elle ».
Lishu, consciente de sa silhouette d’enfant, a tenté de boire du lait pour développer sa poitrine, mais sans succès, car elle semble souffrir d’une intolérance au lactose.
Son image officielle dans l’anime lui donne un style proche de la mode « lolita » à la sauce orientale.
Ses vêtements sont censés être majoritairement blancs pour refléter son association à la vertu métal, mais ses servantes l’ont parfois volontairement habillée de couleurs inappropriées pour la faire mal voir.
Lors de sa première apparition réelle, elle porte une tenue rose vif qui rivalise visuellement avec le rouge de l’épouse Gyokuyou.
Cette maladresse vestimentaire n’en est pas une : c’est un sabotage discret de ses propres servantes, signalé plus tard par Maomao.
Grâce à ces remarques, Lishu adopte ensuite plus souvent des tenues blanches ou claires, plus adaptées à son rang et à son rôle symbolique.
Malgré tous ces obstacles, elle reste une très belle jeune fille aux traits doux, avec un charme de petit animal blessé.
Lishu est d’un naturel très timide et réservé.
Elle manque cruellement de confiance en elle, ce qui transparaît dans presque toutes ses interactions.
Elle a grandi en n’ayant presque personne vers qui se tourner.
La mort précoce de sa mère, l’hostilité froide de son père et la jalousie de sa demi-sœur ont profondément entamé sa capacité à se sentir aimée.
Dans le harem, elle considère son rang comme « trop élevé » pour elle.
Elle se compare sans cesse aux autres épouses, plus âgées, plus sûres d’elles et souvent très compétentes, ce qui renforce son sentiment d’infériorité.
Lishu a beaucoup de mal à cacher ses émotions.
Tout ce qu’elle ressent se lit sur son visage, ce qui est un désavantage dans un milieu aussi politique que le harem impérial.
Quand on la pousse à adopter une attitude autoritaire, elle n’y parvient pas.
Ses tentatives pour paraître dure ou dominatrice tombent à plat, ce qui amuse ou irrite ceux qui la regardent.
En revanche, sa sincérité et sa transparence peuvent être perçues comme rafraîchissantes pour le lecteur.
Dans un univers plein de complots et de manipulations, sa façon de pleurer à découvert, de courir derrière Ah-Duo sans se soucier du protocole, ou de s’accrocher aux souvenirs de sa mère lui donne une forme de pureté touchante.
Cette sensibilité en fait aussi une proie idéale pour les manipulateurs.
Elle peut être facilement gagnée par la gentillesse apparente de quelqu’un, au point de lui ouvrir son cœur et de tout lui raconter.
Dans une intrigue ultérieure, un personnage machiavélique profite de son manque d’estime de soi pour la briser psychologiquement.
En l’écoutant, en se montrant compatissant, puis en distillant lentement du poison moral, cette personne parvient à la pousser au bord du suicide.
Lishu en vient alors à croire que le seul endroit où elle pourra être acceptée est le royaume des morts, auprès de sa mère.
Elle tente de se jeter dans le vide, mais est sauvée in extremis grâce à l’intuition de Maomao et à l’intervention physique de Basen.
Même si cet épisode se termine sans sa mort, il laisse des traces profondes.
Il illustre à la fois l’extrême vulnérabilité de Lishu et l’absence de filet de sécurité dans sa vie affective.
Bien qu’elle ait été deux fois épouse d’Empereur, Lishu est toujours vierge.
Maomao elle-même a vérifié la présence du « sceau de la pureté » afin de dissiper des accusations de trahison conjugale.
Lishu n’a aucune expérience des relations charnelles et une résistance quasi nulle aux sujets sexuels.
Elle est encore dans une phase « romantique naïve », où elle rêve de l’amour sans en comprendre les aspects physiques.
Un jour, Maomao est chargée de donner aux quatre grandes épouses une sorte de cours secret sur la vie intime, avec démonstrations et outils pédagogiques.
Lishu en ressort traumatisée, le regard dans le vide, répétant en sanglotant « absolument impossible » tout en se cognant la tête contre un pilier.
Pourtant, malgré ce choc, elle emporte soigneusement le manuel avec elle.
Ce détail révèle qu’elle n’est pas complètement fermée à l’idée d’aimer un jour, mais qu’elle est simplement terrifiée par la brutalité du passage à l’acte dans un contexte où elle n’a jamais été rassurée ni mise en confiance.
Ah-Duo
Ah-Duo est l’ancienne grande épouse de l’Empereur et sa plus proche protectrice dans le harem.
Elle connaît bien la mère de Lishu, dont elle était l’amie d’enfance, et voit en Lishu une fille de substitution.
Toutes deux entretiennent une relation profondément affective, quasi maternelle.
Ah-Duo, qui ne peut plus avoir d’enfants et a perdu son propre enfant, reporte sur Lishu une tendresse immense, presque obsessionnelle.
Maomao décrit leur lien comme une forme de dépendance mutuelle un peu tordue, où chacune comble un vide affectif chez l’autre.
Lishu, de son côté, est prête à courir à toute vitesse à travers le palais pour la rejoindre lorsque Ah-Duo quitte le harem, ignorant le protocole et la bienséance.
Cependant, l’entourage d’Ah-Duo n’apprécie pas toujours ces visites.
La responsable des servantes d’Ah-Duo, Fengming, affiche un visage aimable en temps normal, mais devient glaciale et impitoyable lorsqu’il s’agit de renvoyer Lishu chez elle.
L’Empereur actuel
L’Empereur actuel est à la fois le mari officiel de Lishu et un ami d’enfance de sa mère.
Il l’a connue petite lorsqu’elle venait jouer au palais et montait sur ses genoux en le surnommant « l’oncle à barbe ».
Il se comporte davantage comme un tuteur que comme un époux amoureux.
Il n’a aucune intention de la toucher et souhaite surtout la soustraire aux machinations de son clan d’origine.
L’Empereur souffre de la voir maltraitée, mais doit aussi tenir compte des équilibres politiques du harem et de la cour.
Il espère qu’un jour Lishu pourra trouver le bonheur, même si cela implique de renoncer à sa position d’épouse impériale.
Le Ancien Empereur
Le Ancien Empereur, premier mari officiel de Lishu, est un homme réputé pour son attirance démesurée pour les très jeunes filles.
Lishu lui est envoyée à 9 ans (âge compté) précisément à cause de cette réputation, dans un geste cynique de son clan.
Ironiquement, il meurt avant de consommer ce mariage.
Lishu reste donc officiellement une veuve impériale sans avoir jamais été touchée par lui.
Sa mort précipitée entraîne l’entrée de Lishu au couvent.
Même si elle n’a pas subi directement d’abus de sa part, le simple fait d’avoir été promise à lui constitue un traumatisme latent.
Basen
Basen est le fils du général Gaoshun, un soldat droit et impulsif, mais au cœur profondément honnête.
Il a connu la mère de Lishu à travers son propre père, ce qui crée un lien indirect avec la jeune fille.
Lors d’un incident grave, c’est Basen qui la sauve au péril de sa vie.
Cette attitude héroïque et désintéressée touche profondément Lishu, qui commence à éprouver pour lui un véritable attachement.
Elle admire sa droiture et sa façon de toujours se jeter devant le danger pour protéger les autres.
Peu à peu, ses sentiments pour lui prennent une teinte romantique, même si elle n’ose pas se l’avouer ouvertement.
Basen lui-même est conscient qu’elle est (ou a été) une grande épouse impériale, donc théoriquement intouchable.
Mais il ne peut s’empêcher de la défendre, au point de provoquer des bagarres avec ceux qui parlent mal d’elle.
Dans l’ombre, Maomao finit par comprendre que Lishu serait plus heureuse aux côtés de Basen qu’enfermée dans le harem.
Elle se met donc à encourager silencieusement cette possible union, après avoir abandonné l’idée de la proposer comme épouse à Jinshi.
Maomao
Maomao est une apothicaire rationaliste et cynique, envoyée comme servante au harem.
Elle croise le chemin de Lishu lors de la fête au jardin, où elle remarque immédiatement son malaise et sa vulnérabilité.
C’est Maomao qui découvre que Lishu est victime d’allergies alimentaires sévères, en particulier aux produits de la mer.
Jusqu’alors, ses servantes la forçaient à manger du poisson et des fruits de mer, croyant à un simple caprice, et la punissaient lorsqu’elle refusait.
Maomao identifie les symptômes (urticaire, démangeaisons) comme des signes d’allergie potentiellement mortelle.
Elle avertit Lishu que forcer ce type d’aliments pourrait un jour la tuer, ce qui bouleverse la jeune épouse.
Lishu a aussi failli mourir bébé après avoir consommé du miel, victime d’un empoisonnement similaire au botulisme infantile.
Même si elle n’en a pas de souvenir, on l’a élevée en lui répétant de se méfier du miel, au point qu’elle en est devenue instinctivement dégoûtée.
Au début, Lishu se montre parfois distante ou hautaine envers Maomao, influencée par ses servantes.
Mais dès qu’elle se rend compte que Maomao est celle qui l’a aidée lors de la fête, son attitude s’adoucit rapidement et révèle une véritable reconnaissance.
Maomao, de son côté, la surnomme intérieurement « princesse malheureuse » ou « incarnation du malheur ».
Touchée malgré elle par son sort, elle finit par intervenir à plusieurs reprises pour la protéger, même si cela la met elle-même en difficulté.
À un moment, Maomao suggère – un peu naïvement – que Lishu pourrait devenir épouse de Jinshi, pensant lui offrir un meilleur avenir.
Jinshi réagit très mal à cette idée, et Maomao abandonne cette piste pour se concentrer sur l’avenir possible de Lishu avec Basen.
Jinshi
Jinshi est un haut fonctionnaire au visage d’ange, objet de fascination pour de nombreux personnages.
Lishu n’échappe pas à son charme : elle le voit comme une sorte de « divinité » lointaine, belle et protectrice.
Elle est attirée par lui non seulement pour son physique, mais aussi parce qu’il semble sincèrement se soucier d’elle.
Pour une jeune fille manquant d’affection, cette attention a beaucoup de poids.
Cependant, un jour, Lishu surprend Jinshi dans un moment plus relâché, décrispé, où il ne joue plus son rôle de « prince céleste ».
Elle comprend alors douloureusement qu’elle n’est pas la seule à bénéficier de ce côté doux : elle n’est pas « spéciale » pour lui.
Cette prise de conscience la ramène à ses insécurités profondes.
Plus tard, lorsqu’une liste de prétendantes potentielles à Jinshi est dressée, Lishu y figure, mais refuse discrètement, convaincue qu’elle n’en est pas digne.
Famille d’origine
Uryu (père)
Uryu est le père de Lishu, issu de la branche secondaire du clan du Lièvre.
Il est devenu gendre de la branche principale grâce à son mariage avec la mère de Lishu, ce qui lui a permis d’accéder au titre de chef de famille.
En réalité, son talent pour les affaires est surestimé.
C’est sa concubine – la future belle-mère de Lishu – qui gérait réellement les affaires et finira par mourir d’épuisement.
Uryu, orgueilleux, s’entoure de gens qui ne le contredisent jamais.
Il montre une préférence flagrante pour ses enfants nés de sa concubine et dédaigne Lishu.
Après qu’un scandale impliquant ses enfants éclate en public, sa réputation s’effondre.
L’ancien chef de famille (le grand-père maternel de Lishu) reprend la tête du clan, nomme un jeune parent comme futur chef et retire à Uryu le droit d’utiliser le nom du clan du Lièvre.
Lishu plaide pour qu’il ne soit pas totalement chassé de la famille, ce qui lui permet de rester dans l’orbite du clan pendant un temps.
Mais plus tard, à la suite de nouvelles manœuvres et de l’intervention de membres plus lucides de la famille, Uryu et sa fille préférée finissent par être définitivement expulsés.
Demi-sœur de Lishu
La demi-sœur de Lishu est la deuxième enfant d’Uryu et de sa concubine.
Amenée tôt à la maison principale, elle est élevée dans le confort et la flatterie.
Choyée par son père et entourée d’un personnel qui suit aveuglément les ordres d’Uryu, elle développe un caractère capricieux et cruel.
Elle prend plaisir à humilier Lishu et la considère comme une rivale indésirable.
Lors d’une affaire publique, il est révélé qu’elle a mis en danger Lishu, qui est pourtant à ce moment-là déjà épouse impériale.
Ce scandale contribue à la chute d’Uryu, qui perd son rang et le nom de la famille, et ouvre la voie à leur future expulsion.
Ujun (demi-frère)
Ujun est le fils aîné d’Uryu et de sa concubine.
Il travaille comme administrateur civil dans la capitale.
Il se décrit lui-même comme une créature « très faible ».
En réalité, il est subtil, doué pour influencer les autres en se présentant comme inoffensif et utile.
Ujun déteste les personnes qui abusent de leur force ou se croient puissantes sans raison.
Il méprise son père pour avoir poussé sa propre concubine à la mort par épuisement, et sa sœur pour sa cruauté vaine.
Il n’a jamais pris part activement au harcèlement de Lishu, mais n’a pas non plus levé le petit doigt pour la défendre, par peur d’affronter son père.
Il ne la hait pas, car il voit en elle quelqu’un de réellement conscient de sa fragilité, contrairement aux autres.
Plus tard, Ujun est remarqué par un stratège important (souvent appelé « le Moineau » dans le récit) pour son talent de manipulation discrète des foules.
Il finit par accepter un rôle de successeur en échange de deux conditions : le bonheur de Lishu, et l’expulsion de son père et de sa sœur du clan.
Lishu a une constitution fragile.
Elle cumule plusieurs problèmes de santé et intolérances, souvent exploités ou ignorés par son entourage.
Elle ne tolère pas les produits de la mer.
Chaque fois qu’elle en mange, elle développe des plaques rouges et des démangeaisons violentes, signes d’une allergie sérieuse.
Ses servantes interprètent ces réactions comme un simple caprice de fille difficile.
Elles la forcent à terminer ses plats lors des grandes fêtes, y compris quand les plats ont été volontairement « intervertis » pour lui faire avaler des allergènes.
Lors d’une fête, cette malveillance cause un incident grave.
Lishu se retrouve à manger un plat chargé d’allergènes, ce qui provoque une poussée d’urticaire, alors qu’un autre plat – celui qui aurait dû être à sa place – était empoisonné.
Ironiquement, le sabotage de ses servantes lui sauve la vie, puisqu’elle évite le plat empoisonné.
Mais l’épisode conduit à l’éviction d’environ 80 servantes coupables de manquements ou de participation au scandale.
Bébé, Lishu a frôlé la mort après avoir consommé du miel.
Elle a été victime d’une forme grave d’intoxication, qui l’a laissée à la limite entre la vie et la mort, et dont on pense qu’il pourrait s’agir d’une forme ancienne de botulisme infantile.
Elle n’en a aucun souvenir conscient, mais sa famille lui a tellement répété de se méfier du miel qu’elle en a développé un dégoût viscéral.
Ce passé lié au miel deviendra plus tard un élément de récit utilisé contre elle par certaines personnes mal intentionnées.
Lishu semble aussi mal digérer le lait, ce qui laisse penser à une intolérance au lactose.
Ses efforts pour « se faire pousser la poitrine » en buvant du lait ne lui ont apporté que des troubles digestifs.
Son corps fragile et ses allergies mal comprises en font une cible facile pour les tentatives d’empoisonnement.
Maomao doit souvent jongler entre vrais poisons et réactions allergiques pour démêler ce qui se passe autour d’elle.
Les servantes de Lishu, à l’exception notable de l’une d’entre elles, n’éprouvent aucune loyauté réelle envers elle.
Maomao s’en rend compte rapidement en observant leurs attitudes.
Elles la méprisent parce qu’elle ne reçoit pas les visites de l’Empereur.
À leurs yeux, une épouse sans contact conjugal ne mérite ni respect ni obéissance.
Leur harcèlement prend plusieurs formes : choix de vêtements inappropriés pour la ridiculiser, alimentation forcée avec des plats qu’elle ne supporte pas, confiscation de ses objets précieux, menaces implicites.
Leurs manipulations culminent dans plusieurs événements spectaculaires.
Lors de la fête dans le jardin, elles choisissent pour Lishu une robe rose qui fait d’elle une rivale visuelle de l’épouse Gyokuyou, habillée en rouge.
Cette erreur de protocole la fait passer pour une jeune écervelée, incapable de respecter les codes non écrits du harem.
Elles exploitent aussi le fait qu’une épouse ne peut pas laisser de nourriture dans son assiette lors d’un banquet.
En intervertissant les plats préparés avec et sans allergènes, elles la forcent à avaler quelque chose qui lui provoquera une crise.
Plus tard, l’ancienne responsable de ses dames de compagnie se sert d’elle pour monter une machination politique.
Elle lui vole une épingle très précieuse sous prétexte de « don » et profite de sa naïveté pour la faire accuser d’infidélité et la faire enfermer.
Lors de l’enquête, Jinshi intervient avec un sourire terrifiant pour rappeler à cette ancienne responsable que son statut ne la protégera pas.
Il utilise la preuve matérielle du vol d’ornement pour la mettre sous pression.
Un acte particulièrement cruel vise la mère de Lishu à travers ses souvenirs.
Un miroir, héritage de sa mère défunte, est subtilisé ou menacé d’être détruit pour la briser psychologiquement.
À la fin, une grande partie des servantes de Lishu sont renvoyées du harem.
Leur réputation de « domestiques ayant maltraité une grande épouse impériale » se répand, compliquant gravement leurs perspectives de mariage.
Pour comprendre l’ampleur du malheur de Lishu, voici quelques épisodes particulièrement durs de sa vie :
Enfance : quasi mort après avoir mangé du miel, empoisonnement grave laissant un traumatisme durable.
Enfance : mort de sa mère, qui la prive de son seul véritable soutien familial.
Enfance : suspicion de son père sur sa paternité, entraînant rejet et froideur.
Enfance : harcèlement par sa demi-sœur, favorisée en tout et encouragée à la maltraiter.
Enfance : donnée en mariage au Ancien Empereur à 9 ans (âge compté), un homme obsédé par les très jeunes filles.
Pré-adolescence : devenue veuve avant la consommation de son mariage, envoyée de force au couvent.
Adolescence : presque vendue comme concubine à un vieux gouverneur pervers jusqu’à l’intervention de l’Empereur et d’Ah-Duo.
Harem :, malgré son rang élevé, victime de harcèlement psychologique et physique de la part de ses servantes.
Fête au jardin : humiliée par une tenue mal choisie, forçage à manger des aliments auxquels elle est allergique, crise d’urticaire.
Fête au jardin : victime collatérale d’une tentative d’empoisonnement, dont elle réchappe uniquement grâce à un échange de plats.
Harem : voit environ 80 servantes renvoyées après le scandale, ce qui laisse une atmosphère lourde et tendue autour d’elle.
Vols et humiliations : une épingle de valeur qu’on lui « confisque », tentative de lui prendre son miroir, dernier souvenir de sa mère.
Divers incidents : agressions par des brigands, exposition à des fumées ou poudres suspectes, mise en danger par des animaux féroces (lion).
Accusation d’infidélité : enfermée, interrogée et psychologiquement détruite, jusqu’à envisager la mort comme seule échappatoire.
Tentative de suicide : manipulée par un cerveau machiavélique qui gagne sa confiance, lui enlève toute estime de soi et la pousse à se jeter dans le vide, sauvée de justesse.
Ces accumulations font de Lishu un symbole de fragilité persécutée dans le récit.
Malgré tout, quelques personnes – Ah-Duo, l’Empereur, Basen, Maomao, et même certains membres de sa famille comme Ujun – cherchent à inverser ce destin, morceau par morceau.
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