Loulan est un personnage féminin de la série de fantasy historique Les Carnets de l'Apothicaire, à la fois grande favorite impériale, espionne déguisée en servante et, plus tard, voyageuse sous le nom de « Tamamo ».
Loulan est officiellement une concubine de haut rang de l’Empereur, portant le titre de Concubine vertueuse (rang d’« épouse noble » du harem).
En secret, elle circule dans le harem et la capitale sous l’identité d’une simple servante nommée Loulan (nom emprunté à son demi‑sœur Suirei) pour collecter des informations.
Elle est membre du clan Zi, une puissante famille aristocratique dont le chef est Shishou.
À l’extérieur du pays, après la chute de sa famille, elle se fait connaître sous un troisième nom, Tamamo, et vit comme réfugiée.
Loulan est décrite comme grande et élancée, avec une silhouette qui « cache bien son jeu » sous ses vêtements.
Malgré sa taille, ses traits de visage et sa voix ont quelque chose de surprenamment juvénile, ce qui crée une impression légèrement décalée et mystérieuse.
Son allure est soignée lorsqu’elle agit comme concubine, mais en tant que servante déguisée, elle se montre souvent plus négligée et très naturelle.
Au bain, on souligne sa poitrine généreuse, ce qui suscite la jalousie silencieuse (et peu discrète) de Maomao, qui se fait alors ouvertement détester par Loulan pour son regard un peu trop insistant.
Son tempérament est lumineux, sociable et très curieux, proche de celui de Xiaolan.
Elle se montre spontanée, rieuse, assez enfantine lorsqu’il s’agit d’insectes, mais aussi réfléchie, calculatrice et capable d’une grande froideur lorsqu’elle agit en cheffe de clan.
La passion de Loulan, c’est le monde des insectes.
Elle adore les observer, les étudier et les capturer dans le harem, au point d’être connue comme « la fille étrange qui ramasse des insectes en riant ».
Elle possède une culture scientifique étonnante pour une femme de son époque.
Elle tient des carnets illustrés, dessinant avec précision les insectes et notant leurs comportements, en utilisant des feuilles de papier coûteuses, ce qui révèle son origine sociale élevée.
Elle sait lire et écrire, maîtrise bien la rédaction et l’illustration, et fait preuve d’un esprit analytiquement proche de celui de Maomao (qui, elle, se passionne pour les herbes médicinales et les poisons).
Toutes deux sont, dans des domaines différents, de véritables petites chercheuses obsessionnelles, ce qui devient la base de leur affinité.
Loulan connaît aussi des techniques utiles à la vie de cour :
elle apprend par exemple à Xiaolan comment se créer des relations (du « réseau ») ou encore pratiquer des massages capables d’attirer la clientèle, pour qu’elle puisse survivre après la fin de son service au harem.
En tant que concubine officielle, Loulan succède à Ah‑Duo et obtient le rang de Concubine vertueuse.
En parallèle, elle organise un système d’ombres : elle rassemble de nombreuses servantes dont la taille, la silhouette et le visage ressemblent au sien, et les utilise comme sosies.
Grâce à ce réseau de doublures, Loulan peut librement quitter ses appartements officiels du harem sans éveiller de soupçons.
Elle se déguise alors en fille de chambre, sous le nom de Loulan, et parcourt les palais et jardins pour observer, écouter et collecter des informations.
Même Jinshi et Gaoshun, qui connaissent pourtant la plupart des noms de servantes du harem, ignorent qui elle est vraiment et ne peuvent la rattacher à aucun palais.
En pratique, seules Maomao, Xiaolan et une servante du palais de la Jade, Hongniang, connaissent bien son visage et son nom de couverture.
Loulan et les rumeurs
Sa passion pour les insectes engendre de nombreuses rumeurs.
On parle d’« une femme étrange qui rassemble des insectes en riant » parmi les servantes, ce qui se mélange à un autre bruit : celui d’« une femme qui poursuit des herbes médicinales et des lézards en riant ».
Les deux portraits finissent par être attribués à une seule et même personne, ce qui fait peser un lourd malentendu sur Maomao.
Lorsque celle‑ci découvre que quelqu’un copie ses excentricités en remplaçant simplement les plantes par des insectes, elle décide de traquer Loulan pour laver sa réputation, ce qui conduit à leur première véritable rencontre.
Loulan devient progressivement très proche de Maomao et de Xiaolan, formant un trio souvent décrit comme les « trois filles inséparables ».
Elle se montre protectrice envers Xiaolan, qui approche de la fin de son service au harem et n’a aucun endroit où aller, en lui apprenant comment se rendre indispensable et se créer un avenir.
Avec Maomao, Loulan partage une complicité intellectuelle et une fascination réciproque.
Toutes deux comprennent ce que c’est que d’avoir des passions incomprises, des intérêts « bizarres » et une curiosité intarissable, même si Loulan est plus expressive et souriante là où Maomao se montre sèche et pragmatique.
Loulan prend soin de Maomao avec une douceur presque intime :
elle s’occupe de son apparence, attache ses cheveux, les démêle avec patience, et lui offre même une épingle à cheveux précieuse.
Pour Maomao, ce geste n’a d’abord pas de signification particulière, faute de culture des symboles émotionnels et amoureux.
Pour Loulan, en revanche, il s’agit d’un cadeau profondément chargé d’affection, un signe qu’elle considère Maomao comme quelqu’un de très cher.
Plus tard, lorsque Jinshi interroge Maomao sur sa relation avec Loulan, cette dernière avoue ne pas comprendre ce que Loulan ressent vraiment à son égard.
Néanmoins, l’absence de corps retrouvé après la chute de Loulan la bouleverse : Maomao, les yeux vides, murmure qu’elle préférerait que « son corps ne soit jamais retrouvé », signe de l’importance que Loulan a prise dans sa vie.
Double vie : concubine et servante
Le grand secret du personnage est que la servante excentrique Loulan et la majestueuse Concubine Loulan sont une seule et même personne.
Son apparence, sa voix et sa taille étant proches de celles de ses nombreuses doubles, elle parvient à entretenir cette illusion sans éveiller la méfiance.
Lorsqu’elle agit sous son identité de servante, Loulan évite de trop parler devant Maomao et Xiaolan, surtout dans les versions écrites et animées.
La raison est simple : si elle parlait librement, son timbre de voix trahirait immédiatement le fait qu’elle est la même personne que la concubine, ruinant tout son système de sosies.
Maomao, fine observatrice, finit par accumuler plusieurs indices troublants :
Loulan utilise plein de papier de luxe, sait écrire, a des goûts raffinés, et partage des goûts alimentaires très spécifiques, notamment dans les garnitures de desserts glacés.
Elle remarque aussi la ressemblance de profil entre la concubine Loulan et la servante Loulan lorsqu’elles racontent des histoires effrayantes.
Tous ces éléments servent de fils conducteurs pour le lecteur ou le spectateur, avant la révélation officielle de leur identité commune.
Triple identité : Loulan, concubine et Tamamo
Après la chute de sa famille, Loulan prend un troisième nom, Tamamo, dans une ville portuaire lointaine.
Ce nom est une référence transparente à la célèbre figure mythologique de « Tamamo‑no‑Mae », un renard métamorphe qui, dans certains récits, aurait fui un ancien royaume lointain.
Le choix de ce nom renforce l’image de Loulan comme femme aux multiples visages, insaisissable et survivante, qui disparaît d’un pays pour réapparaître dans un autre.
Certains rapprochements symboliques sont fait avec le motif de la « cigale », un insecte qui laisse derrière lui sa coquille vide pour renaître ailleurs, écho discret à sa propre fuite.
Loulan est la fille de Shishou, chef du clan Zi, et de sa seconde épouse Shenmei, issue de la branche principale de la famille.
Cette naissance lui donne un rang élevé et légitime au sein du clan, contrairement à sa demi‑sœur Suirei.
Suirei est la fille de la première épouse de Shishou.
Cependant, comme sa mère n’appartient pas à la branche principale, Suirei se voit refuser le droit de porter le nom de Zi et est considérée comme une simple subordonnée au sein de la famille.
Shenmei, la mère de Loulan, exerce une influence dominante dans le clan.
Elle exploite et maltraite Suirei, la reléguant à un statut de servitude malgré son sang noble.
Loulan, elle, reste très attachée à sa demi‑sœur.
Derrière le dos de leurs parents, les deux jeunes filles se fréquentent comme de véritables sœurs, Suirei chérissant profondément sa cadette Loulan.
Ironiquement, lorsque Loulan se déguise en servante, elle utilise le vrai nom de Suirei comme pseudonyme, rendant hommage à cette sœur sacrifiée.
Le jeu de noms entre Loulan concubine, Loulan servante et Suirei souligne la complexité de leur lien et le thème de l’usurpation d’identité au sein même de la famille.
Le clan Zi nourrit des ambitions dangereuses qui se rapprochent d’une forme de rébellion.
Suirei, scientifique brillante, travaille notamment sur un « remède de résurrection », capable de plonger quelqu’un dans un état de mort apparente.
Lorsqu’un complot du clan Zi est découvert par Maomao, celle‑ci est enlevée pour être éloignée du harem et réduite au silence.
Loulan, impliquée dans l’affaire, quitte sans autorisation le harem, ce qui scelle son destin politique.
Une fois la trahison du clan Zi révélée à Jinshi et aux forces impériales, le clan est déclaré ennemi à abattre.
Loulan perd son rang de Concubine vertueuse et le clan Zi devient la cible d’une campagne de suppression.
Le drame de la forteresse
Alors que la forteresse du clan Zi tombe, Loulan est confrontée à l’écroulement de tout ce qu’elle a tenté de protéger.
Au milieu du chaos, elle se préoccupe malgré tout du sort des enfants innocents du clan.
Suirei décide alors d’utiliser son « remède de résurrection » pour sauver ces enfants.
Elle les plonge dans un état de mort apparente avant de les confier à Maomao, dans l’espoir de briser enfin le cycle tragique de la famille.
Loulan, quant à elle, choisit de faire face aux conséquences de ses actes et de ceux de son clan.
Elle se joint aux forces de Jinshi pour mettre un terme à l’histoire sanglante qui entoure Shishou, Shenmei et la ligne principale du clan Zi.
Version en ligne (web)
Dans la première version de l’histoire, publiée en ligne, Loulan est abattue sur place par un officier durant la répression du clan Zi.
Il est laissé entendre qu’elle est morte immédiatement, sans espoir de survie.
Maomao, à qui l’on raconte les faits, reçoit une version relativement honorable du récit.
On lui dit que Loulan, prise au piège par la Garde impériale, a choisi de se suicider avec ses serviteurs et gardes loyaux pour protéger l’honneur de son clan, mourant en « rebelle digne ».
Cette version insiste sur la dimension de « nécessaire cruauté » (un « mal nécessaire ») partagée par Shishou et Loulan.
Tous deux sont présentés comme des figures tragiques broyées par leurs propres ambitions et celles du clan.
Version livres, manga et anime
Dans les versions ultérieures (romans, bande dessinée, adaptation animée), le destin de Loulan est encore plus ambigu.
Officiellement, elle est atteinte par un tir d’arme à feu et chute d’une forteresse dans la neige, et son corps n’est jamais retrouvé en raison du mauvais temps.
En réalité, la balle frappe l’épingle à cheveux qu’elle porte, celle‑là même que Maomao lui a confiée juste avant leur séparation.
Ce choc détourne suffisamment le tir pour lui éviter une blessure mortelle, ce qui lui permet de survivre.
Un soldat de garde, futur homme connu sous le nom de Zasenk, trouve Loulan évanouie et à moitié ensevelie dans la neige lors de sa propre fuite de la forteresse.
Il la recueille, la soigne et la cache jusqu’à ce qu’elle soit capable de se déplacer par elle‑même.
Plus tard, Loulan se retrouve dans une ville portuaire.
Là, elle adopte le nom de Tamamo et, en contemplant la mer, laisse entendre qu’elle pourrait partir « vers un autre pays », suggérant une nouvelle vie loin de l’Empire.
Dans les romans et le manga, elle finit par quitter réellement le pays, et l’épingle à cheveux devient une sorte de capital, revendue pour financer le voyage.
Dans l’anime, l’épingle reçoit un autre destin : elle est échangée contre un objet appelé « cigale de jade », un artefact funéraire en jade.
Cette cigale de jade, choisie par une Loulan toujours passionnée d’insectes, est un symbole discret.
L’échange signifie à la fois un souhait que l’épingle puisse un jour revenir à Maomao ou à sa propriétaire d’origine, et un clin d’œil à la nouvelle vie de Loulan/Tamamo, comme une cigale se dégageant de son ancienne enveloppe.
Dans le jeu mobile Monster Strike, lors d’une collaboration avec Les Carnets de l’Apothicaire, Loulan apparaît comme boss de quête de type « événement ».
Elle y figure notamment comme boss de quête ultime, en parallèle d’une autre concubine, Gyokuyou, également accessible via une quête de collaboration.
Cette incarnation ludique met surtout en avant son côté concubine charismatique et son aura mystérieuse.
Elle renforce sa popularité auprès des joueurs, qui peuvent l’affronter et l’obtenir dans le cadre d’un événement limité.
Loulan est souvent perçue comme une héroïne tragique, victime de parents toxiques et de la lourde histoire du clan Zi.
Elle incarne à la fois la femme de pouvoir, la scientifique passionnée, l’espionne à double visage et la sœur aimante, tiraillée entre loyauté familiale et conscience morale.
Son triple rôle — concubine Loulan, servante Loulan et Tamamo — lui vaut parfois le surnom de « Triple Face ».
Cette multiplicité d’identités, doublée de son goût pour les insectes et son lien avec Maomao, en fait l’un des personnages les plus complexes et discutés de l’univers de Les Carnets de l’Apothicaire.
Dans l’adaptation animée, son interprète vocale est Masami Seto, qui a été initialement créditée de manière discrète pour ne pas révéler trop tôt le lien entre la servante Loulan et la concubine Loulan.
On peut d’ailleurs repérer Loulan/Tamamo en arrière‑plan de plusieurs scènes du harem, bâillant lors d’un cours de Maomao ou saluant Jinshi et l’Empereur, autant de petits indices disséminés avant la révélation officielle.
💬 Discussion de la communauté
Parle de cet anime avec des personnes à qui il tient réellement à cœur.